Le pouvoir addictif du cannabis est important

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pouce d'argument Cet argument est un argument CONTRE dans le débat Faut-il légaliser le cannabis ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Il faut protéger l'individu contre les dangers du cannabis
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le cannabis est dangereux pour la santé physique et mentale
Le cannabis potentialise les effets de l’alcool et du tabac
Le pouvoir addictif du cannabis est important
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Présentation de l'argument

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Citations

« Un sujet sur trois qui a expérimenté le cannabis en devient un usager régulier. »
Jean Costentin, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.54, Le Muscadier, 2013.

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Sous-arguments

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Objections

Son pouvoir addictif est assez faible

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Le pouvoir addictif du cannabis est assez faible
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« We now know that while estimates vary, marijuana leads to dependence in around 9 to 10% of its adult users. By comparison, cocaine hooks 20% of those who use it. Around 25% of heroin users become addicted. The worst is tobacco, where the number is closer to 30% of smokers. [Même si les estimations peuvent varier, nous savons que la marijuana rend dépendants de 9 à 10% des consommateurs adultes. En comparaison, la cocaïne accroche 20% des utilisateurs. Environ 25% des usagers d'héroïne deviennent toxicomanes. Le pire c'est le tabac, pour lequel le nombre approche 30% des fumeurs] »
Dr. Sanjay Gupta, « Why I changed my mind on weed », CNN, 9/08/2013.
« L’usage de cannabis s’avère le plus souvent transitoire : même en cas de dépendance, deux tiers des usagers arrêtent spontanément leur consommation entre 25 et 30 ans. »
Laqueille, Liot, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.22, Le Muscadier, 2013.

Son pouvoir addictif n'est ni faible ni fort en soi, il dépend de son niveau d'usage

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Le pouvoir addictif du cannabis n'est ni faible ni fort en soi, il dépend de son niveau d'usage
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« Le pouvoir addictif du cannabis n'est ni faible ni fort en soi, mais dépend de son niveau d'usage. Il n'y a pas de drogues dures et de drogues douces mais des manières dures ou douces de consommer des drogues, quelles qu'elles soient. L'addiction est dans le rapport au produit. »
Jean-Luc Ferry, p.9, 24/01/2014.

La dépendance à une drogue ne se produit pas indépendamment de la personne et de son environnement. La drogue est un moyen d'adaptation à la vie, pas une cause

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La dépendance à une drogue ne se produit pas indépendamment de la personne et de son environnement. La drogue est un moyen d'adaptation à la vie, pas une cause
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« Le débat est le suivant : la dépendance à une drogue illicite se produit-elle indépendamment de la personne et de l'environnement ? Dans ce cas, la drogue est cause de la dépendance. Ou la dépendance à une drogue se produit-elle parce que cette habitude a répondu aux besoins d'une personne dans un environnement donné ? Dans ce cas, la drogue est une solution, un moyen d'adaptation à la vie, non pas une cause.

Ces questions en apparence anodines, sont fondamentales quand on analyse la pertinence de la prohibition. La croyance que les drogues illicites causent la dépendance indépendamment du rapport que la personne établit avec ces drogues et de l'environnement de cette consommation, constitue la première justification de la prohibition dans la population. Si la réponse est que la drogue constitue un moyen d'adaptation pour certaines personnes à leur vie et que, parmi ces personnes, certaines développeront une habitude néfaste au produit, corriger la cause du problème ne signifie pas interdire les drogues. Les drogues furent un moyen parmi d'autres. Corriger le problème signifie agir pour aider la personne et/ou modifier ses conditions de vie.

S'il fallait interdire tous les produits ou comportements pour lesquels certaines personnes ont des vulnérabilités de dépendance négative, il faudrait interdire les sucreries, la junk food, la télé, les jeux d'ordi et même le travail et les rapports amoureux. »
Lise Beauchesne, Les drogues. Les coûts cachés de la prohibition, p.133-134, Lanctôt, 2003.

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Références

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