Le libre-arbitre n'est pas la liberté de faire ce qu'il nous plait

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pouce d'argument Cet argument est une objection dans le débat Sommes-nous libres de nos décisions ?
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Les limites à notre liberté sont créatrices de liberté
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Présentation de l'argument

Les limites physiques dessinent seulement le cadre à l'intérieur duquel des actions et des choix libres sont possibles. Lorsqu'on avance que des limites physiques nouvelles, telles qu'une maladie, nous enlèvent notre liberté, c'est qu'on confond la liberté et le bonheur. C'est qu'on estime faussement que l'on est libre que lorsque l'on fait tout ce qui nous plaît. La liberté consiste à faire des choix qui ne sont pas tous agréables par principe, mais peuvent même être très pénibles.

Citations

« Me voilà tuberculeux par exemple. Ici apparaît la malédiction (et la grandeur). Cette maladie, qui m’infecte, m’affaiblit, me change, limite brusquement mes possibilités et mes horizons. J’étais acteur ou sportif ; avec mes deux pneumos , je ne puis plus l’être. Ainsi négativement je suis déchargé de toute responsabilité touchant ces possibilités que le cours du monde vient de m’ôter. C’est ce que le langage populaire nomme être diminué. Et ce mot semble recouvrir une image correcte ; j’étais un bouquet de possibilités, on ôte quelques fleurs, le bouquet reste dans le vase, diminué, réduit à quelques éléments. […] Et d’autre part surgissent avec mon état des possibilités nouvelles : possibilité à l’égard de ma maladie (être un bon ou un mauvais malade), possibilités vis-à-vis de ma condition (gagner tout de même ma vie, etc.). Un malade ne possède ni plus ni moins de possibilités qu’un bien portant ; il a son éventail de possibles comme l’autre et il a à décider sur sa situation, c’est-à-dire à assumer sa condition de malade pour la dépasser (vers la guérison ou vers une vie humaine de malade avec de nouveaux horizons). […] Ainsi suis-je sans repos : toujours transformé, miné, laminé, ruiné du dehors, et toujours libre, toujours obligé de reprendre à mon compte, de prendre la responsabilité de ce dont je ne suis pas responsable. Totalement déterminé et totalement libre. »
Jean-Paul Sartre, Cahiers pour une morale, 1983.

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