Le génocide répond nécessairement à un critère ethnique

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Présentation de l'argument [ modifier ]

Un génocide répond forcément à un critère ethnique, comme le montrent les confrontations du nombre de victimes de l'hitlérisme et du stalinisme, revu et corrigé par Nicolas Werth lui-même : des dizaines de millions de morts en six ans pour le premier (Juifs et Tsiganes exterminés, Slaves), 1 à 2 millions dans le second en vingt-cinq ans (déportations de koulaks, décès dans les camps, terreur des années 1930). Il frappe dans un pays ou un continent mortellement toutes les classes sociales, tous les individus, que ces derniers soient riches ou pauvres. Si Staline fut l'héritier de Lénine (exception faite des grands procès de ses milliers ou dizaines de milliers de camarades du parti communiste), ce fut par le biais d'une révision drastique à la baisse des chiffres des victimes dont le critère de classe ne répondait pas à celui du génocide.

Citations [ modifier ]

« Le Purgatoire est représenté par les camps de travail en Union soviétique, où l'abandon se combine avec un travail forcé chaotique. L'Enfer, au sens littéral du terme, a été incarné par ces types de camps, réalisés à la perfection par les nazis : là l'ensemble de la vie fut minutieusement et systématiquement organisé en vue des plus grands tourments (...) Point important à préciser : en aucun lieu, ni à aucun moment, la mortalité des camps de travail soviétiques n’a atteint celle que l’on a pu observer dans les camps de concentration nazis durant la guerre, et qui était de l’ordre de 50 à 60 % »
Nicolas Werth, « Le phénomène concentrationnaire soviétique au XXeme siècle », Les tumultes d'un siècle, p.p. 157-175, Éditions Complexe, Bruxelles, 2000.

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Sous-arguments [ modifier ]

Lénine a combattu le premier génocide des juifs

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Lénine a combattu le premier génocide des juifs
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Un autre texte antérieur de juillet 1918 nous le montre en actes ordonner la pénalisation de l'antisémitisme
Aucune objection n'a été entrée.
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Un texte de Lénine de mars 1919 relatif à la persécution des Juifs montre les différences entre classe et race et fait rappeler qu'un premier génocide des Juifs entre 1918 et 1922 dans tout l'ex-empire russe fit 400.000 morts.
« On appelle antisémitisme le fait de semer la haine contre les Juifs. Lorsque la maudite monarchie tsariste vivait ses derniers jours, elle s'efforcait de dresser les ouvriers et les paysans ignorants contre les Juifs. La police tsariste, alliée aux grands propriétaires fonciers et aux capitalistes, organisait des pogroms antijuifs (...) Seuls des gens complètement ignorants, complètement abrutis peuvent croire les mensonges et les calomnies déversés contre les Juifs (...) Les ennemis des travailleurs, ce ne sont pas les Juifs. Ce sont les capitalistes de tous les pays. Il y a parmi les Juifs des ouvriers, des travailleurs : ils forment la majorité. Ce sont nos frères opprimés par le capital, nos camarades de combat pour le socialisme. Il y a parmi les Juifs des koulaks, des exploiteurs et des capitalistes, comme parmi les Russes, comme dans toutes les nations. Les capitalistes cherchent à semer et attiser la haine entre les ouvriers de croyances, de nationalités et de races différentes. Ceux qui ne travaillent pas, se maintiennent par la force et le pouvoir du capital. Les riches, Juifs et Russes, de même que les riches de tous les pays, alliés les uns aux autres, écrasent, oppriment, pillent et désunissent les ouvriers. Honte au tsarisme maudit qui torturait et persécutait les Juifs. Honte à ceux qui sèment la haine contre les Juifs, à ceux qui sèment la haine contre les autres nations. Vivent la confiance fraternelle et l'alliance de combat entre les ouvriers de toutes les nations dans la lutte pour le renversement du capital. »
Lénine, « oeuvres de Lénine tome 29, mars-aout 1919 discours enregistré sur disque) », p.p.254-255, fin mars 1919,, 1962.

Références

  • Lidia MIlakova, Nicolas Werth, « Izvestias VTSK 27 juillet 19178 », Le livre des pogroms ; antichambre d'un génocide Ukraine, Russie, Biélorussie, 1917-1922, Partie III-Russie, Calman Levy, Paris, 2006.  
  • Lénine, oeuvres de Lénine tome 29, mars-aout 1919, fin mars 1919(discours enregistré sur disque), Éditions sociales, Paris, 1962.  

    Aucune source référencée n'existe pour dénoncer le "génocide de classe" chez Lénine

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    Aucune source référencée n'existe pour dénoncer le "génocide de classe" chez Lénine
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    « Les citations authentiques ne suffisent pas à certains. Les fausses pulullent. L'émigré Georgii Solomon fait dire à Lénine "je crache sur la Russie... Nous allons tout détruire et sur les ruines nous construirons notre temple." Ce crachat inventé se mue en citation. En 2004 Balland réédite "Un bagne en Russie rouge", grossier pamhlet publié en 1927. L'auteur encensé par son préfacier, Nicolas Werth, met dans la bouche de Lénine deux phrases ubuesques évidemment privées de toute référence, dont un appel au génocide : "les neuf/dixièmes du peuple russe n'ont qu'à périr pourvu qu'un dixième survive au moment de la révolution mondiale." Dans le droit fil de ce faussaire, l'introduction du livre noir du communisme (1997) attribue à l'action de Lénine une dimension génocidaire, où "le génocide de classe" rejoindrait le "génocide de race." »
    Jean-Jacques Marie, Lénine, la révolution permanente, p.12, avant-propos, Paris, 2011.

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