Le discrédit des organisations ouvrières réformistes laisse une place pour reconstruire des organisations révolutionnaires

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pouce d'argument Cet argument est une objection dans le débat La classe ouvrière est-elle la seule classe révolutionnaire ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est une objection à Les organisations ouvrières ont perdu leur base et leur légitimité
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Les syndicats et partis ouvriers ont perdu leurs adhérents et leurs militants
Les syndicats et partis ouvriers sont contre-révolutionnaires
Le discrédit des organisations ouvrières réformistes laisse une place pour reconstruire des organisations révolutionnaires
Les directions du mouvement ouvrier ont mené une politique contre-révolutionnaire
La faiblesse des organisations ouvrières actuelles n'empêchera pas leur reconstruction
La faiblesse des organisations ouvrières réformistes laisse plus de place aux mouvements révolutionnaires
Les syndicats cherchent à contrôler et si besoin freiner les luttes
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Présentation de l'argument

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Citations

« Si l’offensive néolibérale a conduit à une fragilisation des organisations politiques et syndicales de la classe ouvrière, à leur collaboration ouverte avec le capital et dans l’application de ses contre-réformes, il faut voir l’envers de la médaille : si le capital a tiré profit d’elles, il n’en a pas moins fragilisé les médiations sur lesquelles il pouvait s’appuyer ainsi que les bases matérielles du réformisme. En particulier, même si depuis 1995, les syndicats ont regagné un peu du terrain perdu et commencé à se tourner vers des secteurs de la classe ouvrière longtemps laissés à l’abandon, et parfois sur des lignes combatives, dans l’ensemble du côté des travailleurs et des classes populaires à large échelle, c’est surtout la suspicion conjointe à l’égard du capital, de l’État et des partis ou syndicats réformistes et cogestionnaires de ce système, qui domine. Sans renverser abstraitement les choses ni tomber dans une quelconque politique du pire, cette crise du syndicalisme et de la subjectivité réformiste qu’il entretient sont donc une opportunité stratégique à saisir pour les révolutionnaires : si les travailleurs en haine contre le capital sont plus difficilement cooptables par les syndicats réformistes, c’est qu’existe une place d’autant plus grande, à saisir, pour la reconstruction d’une subjectivité révolutionnaire. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

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Références

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