Le Parti communiste français est à l'origine de la Sécurité sociale

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Objections [ modifier ]

La création de la Sécurité sociale en 1945 a servi à prémunir la bourgeoisie d'éventuelles explosions sociales dans un contexte d'écroulement de l'État et de faillite de l'économie

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La création de la Sécurité sociale en 1945 a servi à prémunir la bourgeoisie d'éventuelles explosions sociales dans un contexte d'écroulement de l'État et de faillite de l'économie
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« La Sécurité sociale est souvent présentée comme une conquête de la classe ouvrière, durement acquise, par la lutte. Mais en fait, il n'y eut ni lutte, ni conquête. La Sécurité sociale fut, pour la bourgeoisie, le prix à payer pour la paix sociale, c'est-à-dire pour que l'économie soit reconstruite, redémarre, en faisant travailler la classe ouvrière au moindre coût. Ce ne fut pas une réalisation de la seule gauche. C'est de Gaulle qui présida à sa mise en place. L'État, en tant que défenseur des intérêts généraux de la bourgeoisie, instituait un système destiné à rassurer les travailleurs sur leur avenir, sans lequel le patronat aurait risqué de se retrouver face à des revendications de salaires destinées à permettre aux travailleurs et à leur famille de se soigner. Pour les travailleurs, ce ne fut donc pas un cadeau. Si la Sécurité sociale fut un acquis, ce fut pour la bourgeoisie, ce qui n'empêcha d'ailleurs pas celle-ci de se lamenter sur les « charges » que cela entraînait. Et, comme l'écrit de Gaulle dans ses Mémoires de guerre, « les privilégiés accueillirent ces transformations mélancoliquement ». »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.

La Sécurité sociale est financée sur les salaires, pas sur les profits

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À sa création en 1945, la Sécurité sociale était plus financée par les petits salaires que les gros

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À sa création en 1945, la Sécurité sociale était plus financée par les petits salaires que les gros
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Un plafond des salaires soumis à cotisations fut instauré, fixé à 120 000 francs de l'époque par an, ce qui correspondait au salaire annuel moyen d'un ouvrier. Pour l'ouvrier qui gagnait 120 000 francs, la cotisation s'appliquait sur la totalité de son salaire. Alors que pour un cadre qui gagnait le double, la cotisation ne s'appliquait que sur la moitié de son salaire. En contrepartie les pensions de retraite et les indemnités journalières de maladie étaient elles aussi plafonnées. Mais pas les prestations en nature, c'est-à-dire le remboursement des frais médicaux. Autrement dit, les petits salaires cotisaient proportionnellement plus que les gros salaires pour le même service ! Le cadeau, en l'occurrence, n'était pas pour les ouvriers. »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.

La Sécurité sociale n'est ni une lutte ni une conquête du mouvement ouvrier

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La Sécurité sociale n'est ni une lutte ni une conquête du mouvement ouvrier
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« La Sécurité sociale est souvent présentée comme une conquête de la classe ouvrière, durement acquise, par la lutte. Mais, en fait, il n'y eut ni lutte, ni conquête. »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.

La Sécurité sociale n'a rien coûté au patronat lors de sa création en 1945

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À sa création en 1945, la Sécurité sociale était essentiellement financée par les travailleurs, pas par les patrons

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À sa création en 1945, la Sécurité sociale était essentiellement financée par les travailleurs, pas par les patrons
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« La Sécurité sociale était, comme les Assurances sociales, financée par des prélèvements sur les salaires, pas sur les profits. […] Et le prix à payer, pour les travailleurs, était considérablement augmenté. La cotisation ouvrière passait de 4 à 6 %. Pour la part dite patronale, la cotisation passait de 4 à 10 %. Mais comme cette augmentation était accompagnée de la suppression d'une taxe d'un taux équivalent instaurée en 1942 pour indemniser les ouvriers des usines bombardées, les patrons ne cotisaient pas un centime de plus. »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.
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À la création de la Sécurité sociale en 1945, les conditions de remboursement n'étaient pas très avantageuses

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À la création de la Sécurité sociale en 1945, les conditions de remboursement n'étaient pas très avantageuses
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Le ticket modérateur de 20 % sur les remboursements était conservé, mais il s'appliquait désormais intégralement, quel que soit le prix des médicaments par exemple. De même, le montant des indemnités journalières restait fixé à 50 % du salaire. Le montant des honoraires médicaux devait faire l'objet de négociations avec les représentants des médecins. Mais la Confédération syndicale des médecins français refusa de négocier sur les tarifs. Le gouvernement, plutôt que de leur en imposer un, choisit d'effectuer les remboursements sur la base d'un tarif officiel, bien inférieur la plupart du temps aux prix réels. Dans les faits, les assurés continuèrent donc à être remboursés bien au dessous des 80 % prévus par la loi. En fait, même si elle a permis à une fraction de plus en plus grande de la population d'avoir accès aux soins, la Sécurité sociale n'a jamais assuré l'égalité de tous devant la maladie. Car le ticket modérateur ne modère pas, il dissuade les plus pauvres, ceux qui ne peuvent pas payer, d'avoir recours aux soins. »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.

À sa création en 1945, la Sécurité sociale ne couvrait que la moitié de la population

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À sa création en 1945, la Sécurité sociale ne couvrait que la moitié de la population
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« À l'origine, le nouveau régime de Sécurité sociale devait couvrir l'ensemble de la population. Les professions agricoles et les non salariés refusèrent d'intégrer la Sécurité sociale. Et les mineurs, les marins, les cheminots, les employés du gaz et de l'électricité refusèrent d'abandonner leurs régimes particuliers, dont les conditions en matière de retraite et de maladie étaient souvent plus avantageuses que celles de la Sécurité sociale. Lors de sa mise en place, le régime général de la Sécurité sociale ne concernait donc plus que les salariés de l'industrie et du commerce. Soit environ 53 % de la population. »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.

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Références

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