Le Front national est un parti raciste, xénophobe, antisémite et homophobe

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Le Front national est-il un parti fasciste ?
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Sommaire

Présentation de l'argument

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Citations

« Le 13 septembre 1987, Jean Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont « un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». [...] Le 2 septembre 1988, dans un discours, M. Le Pen évoque le ministre de la Fonction publique Michel Durafour, et fait un calembour : « Durafour crématoire ». [...] Le 12 janvier 2005, Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien à l’hebdomadaire Rivarol que l’occupation allemande en France « n’a pas été particulièrement inhumaine ». [...] Fin décembre 2010, Marine Le Pen assimile les prières de rues musulmanes à « une occupation ». [...] Le 7 avril 2015, Jean-Marie Le Pen affirme dans Rivarol qu’il n’a « jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître ». [...] Le 7 juin 2014, Jean-Marie Le Pen s’en prend dans une vidéo à des artistes qui ont pris position contre le FN. A son interlocutrice qui évoque le nom de Patrick Bruel, il répond : « Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois ». Le 9 avril 2017, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, Marine Le Pen déclare : « Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv » en référence à la rafle, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés par la France. »
« Fin mai, Jean-Marie Le Pen avait évoqué « monseigneur Ebola » pour « régler » les problèmes d’immigration. Le voilà qui vient de récidiver en parlant de faire une « fournée » de Patrick Bruel qui s’était alarmé du score du FN lors des élections européennes. [...] Les jeux de mots ne lui réussissent décidément pas. En 2012, alors qu’il a laissé la présidence du parti à sa fille l’année précédente, il se fend d’un nouveau « trait d’esprit » à l’encontre des Roms : « Les Roms volent naturellement, comme les oiseaux ». [...] En mai 1987, invité à l’émission L’Heure de vérité sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen appelle à isoler les malades du sida qu’il compare à des lépreux : « Le sidaïque (sic) […] est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux. Et celui-là, je souhaiterais qu’il soit dans un centre ». Dix ans plus tard, en 1997, il s’interroge : « Que faut-il que je fasse pour ne pas être raciste ? Epouser une Noire ? Avec le sida, si possible ? » [...] En août 1996, lors d’une université d’été, Jean-Marie Le Pen évoque « l’inégalité des races » : « Je crois à l’inégalité des races, oui, bien sûr, c’est évident. Toute l’histoire le démontre. Elles n’ont pas la même capacité ni le même niveau d’évolution historique ». Des propos qu’il réitère un mois plus tard sur l’antenne d’Europe 1 et qu’il justifie avec un exemple sportif : « Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche ». »
François-Damien Bourgery, « Jean-Marie Le Pen, 30 ans de propos provocateurs », 09/06/2014.
« Sur toutes les questions relatives à la perception de l’Autre, « autre » par ses origines, sa couleur de peau, sa religion, sa culture, et quelle que soit la vague de sondage retenue, les réponses des sympathisants du FN sont toujours beaucoup plus négatives que celles des sympathisants des autres partis. […] Les sympathisants du FN battent tous les records d’intolérance à l’Autre. Si on répartit les personnes interrogées en quatre groupes par niveau croissant d’ethnocentrisme, de « très faible » (scores 0-1) à « très fort » (6-10), 87 % d’entre eux sont très ethnocentristes, contre 48 % des proches des partis de droite, 33 % des proches des partis du centre, et 18 % des proches des partis de gauche. Inversement, aucun proche du FN n’a sur notre échelle un score inférieur à 2 (contre respectivement 3 % des sympathisants de droite, 11 % des centristes et un quart des sympathisants de gauche). »
Nonna Mayer, « Le mythe de la dédiabolisation du FN », La vie des idées, 4 décembre 2015.

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Sous-arguments

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Objections

Le FN s'est dédiabolisé avec l'arrivée de Marine Le Pen

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Le Front national s'est dédiabolisé avec Marine Le Pen
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« Lorsqu'elle décide d'entreprendre sa stratégie de normalisation, au début des années 2000, Marine Le Pen s'applique à marquer une rupture avec les fondamentaux nationalistes des origines. Celle-ci passe par une prise de distance avec les conceptions racialistes et antisémites et par un virage sociétal en rupture avec les conceptions des nationaux-catholiques qui continuent de peser dans l'appareil. [...] Marine Le Pen a tapageusement exclu en 2011 les cadres du FN membres de l'Oeuvre Française (OF), Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, faisant ainsi coup double, puisqu'ils étaient également des soutiens de Bruno Gollnisch. Les groupuscules périphériques apparaissent ainsi instrumentalisés dans le jeu de concurrence interne au parti, même si Pierre Sidos affirme que l'OF n'a nullement cessé son entrisme. Marine Le Pen a pu de cette manière se donner à voir comme celle qui rompait avec l'antisémitisme et le référentiel fascisant. D'ailleurs, sitôt élue présidente du FN, elle a fait une déclaration qui se voulait exemplaire en indiquant que « ce qui s'est passé » dans les rangs nazis constitue le « summum de la barbarie ». »
Stéphane Lebourg, « Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.
« Pour le parti, la solution passe à l'évidence par la formation des militants. En confiant celle-ci à son aile modérée en 2012, alors qu'elle avait été jusqu'ici marquée de la patte des radicaux, le FN entrave tout projet éventuel de l'extrême-droite radicale d'influencer la ligne du parti. S'il parvenait à mener cet encadrement à terme, ce serait la défaite définitive de Dominique Venner, lui qui espérait un contrôle du parti unitaire par un groupuscule radical, avec une cristallisation peut-être plus nette des deux sous-ensembles majeurs de l'extrême-droite, l'un constitué de ses groupuscules, l'autre que l'autre que l'on pourrait qualifier, dorénavant, d'institutionnel. »
Stéphane Lebourg, « Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.

Le FN ne prône pas de théories racistes

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Le Front national ne prône pas de théories racistes
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Le racisme consiste, au sens premier, à soutenir des théories sur le caractère des prétendues "races" et à établir une hiérarchie entre elles. C'est en s'appuyant sur cette pseudo-hiérarchie que le racisme conduit à stigmatiser - voire, vise à éliminer - certaines "races". Le FN ne soutient pas de théorie racialiste, il n'est donc pas un parti raciste.

Raciste n'est pas fasciste

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Le Front national n'est pas fasciste juste parce que ses dirigeants tiennent des propos racistes, xénophobes, antisémites ou homophobes
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Que les responsables du Front national tiennent de tels propos ne suffit pas à faire de ce parti un parti fasciste. Bien d'autres conditions d'un parti fasciste ne sont pas réunies :

En cela on ne peut sérieusement considérer le Front national comme un parti fasciste.

Le FN est simplement un parti national-populiste

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Le Front national est un parti national-populiste
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« La dynastie Le Pen incarne un courant bien spécifique de l'extrême droite : le national-populisme, qui s'est cristallisé lors de la vague boulangiste (1887-1889) et constitue depuis la tendance la plus classique de l'extrême droite en France. Le national-populisme conçoit l'évolution politique comme une décadence dont seul le peuple, sain, peut préserver la nation. Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites censées menacer de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du « Français moyen » de « bon sens », face à la trahison d'élites, fatalement corrompues. Il fait l'apologie d'un nationalisme fermé, se met en quête d'une unité nationale mythique et est « altérophobe ». Il réunit des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Bien qu'il recoure à une esthétique verbale socialisante, il prône l'union de tous après l'exclusion de l'infime couche de profiteurs traîtres à la patrie, ce qui implique de rompre avec l'idéologie de la lutte des classes. Pour faire coïncider la nation et le peuple, il effectue des permutations entre les sens du mot « peuple ». Le peuple, c'est le demos, l'unité politique ; c'est également l'ethnos, l'unité biologique ; c'est encore un corps social, les « classes populaires » ; et c'est enfin la « plèbe », les masses. L'extrême droite national-populiste joue sur la confusion entre toutes ces significations. »
Nicolas Lebourg, Joël Gombin, Stéphane François, Alexandre Dézé, Jean-Yves Camus, Gaël Brustier, « Le FN, un national populisme », Le Monde, 5 octobre 2013.
« Le FN s'ancre dans la veine nationale-populiste installée dans la vie politique française par le général Boulanger (1887-1889) et visant à établir une république autoritaire. Il a toujours attiré des membres issus de l'extrême-droite radicale dont l'action s'inscrivait dans une perspective révolutionnaire. »
Stéphane Lebourg, « Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.

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Références

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