Le Rassemblement national est un parti intégré dans le jeu électoral

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher

Présentation de l'argument [ modifier ]

Les fascistes ont pris le pouvoir par la force (Marche sur Rome pour Mussolini ; Nuit de cristal pour Hitler ; guerre civile pour Franco). Ce n'est pas l'ambition du FN, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir autrement que par les élections.

Citations

[ ± Ajouter ou retirer une citation ]

Sous-arguments

[ ± Ajouter ou retirer un sous-argument ]

Objections [ modifier ]

Hitler et Mussolini se sont aussi présentés aux élections

Page détaillée
Hitler et Mussolini se sont présentés aux élections
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
[ modifier ]
« Les nazis de Hitler ont joué le jeu électoral de la bourgeoisie, et ne l’ont abandonné qu’après s’être saisis du pouvoir. »
Internationalist Group, « National Front At Forefront of Capitalist Drive Toward “Strong State” in France », The Internationalist, 8 juin 2002.
Voir plus...
Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Hitler était profondément nationaliste et, à la suite du putsch de Munich en 1923, il choisit d'atteindre le pouvoir par la voie électorale. Dans les années vingt et trente, les responsables fascistes français faisaient preuve d'une aussi grande flexibilité et n'en étaient pas moins fascistes pour autant. [...] Quand l'orage frondait, ils affichaient de manière plus voyante leur hostilité à la démocratie et penchaient davantage pour « l'action ». »
Robert Soucy, Le fascisme français, 1924-1933, 1992.

Le RN joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience

Page détaillée
Le Rassemblement national joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
[ modifier ]
« Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse. »
Cédric Piktoroff, « F comme fascistes, N comme Nazis ! », Que faire ?, 9 avril 2011.

Le RN pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë

Page détaillée
Le Rassemblement national pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
[ modifier ]
« Le FN de Marine Le Pen se présente pour le moment principalement comme un phénomène électoral centré sur le nationalisme français et le racisme anti-arabe. Mais cette posture ne réussit pas à dissimuler le fait que le FN est infesté de nervis fascistes, comme le montre le nombre impressionnant de candidats aux élections municipales que Le Pen a été obligée de retirer de ses listes après qu’ils se furent révélés sous leur vrai jour, avec tatouages à la gloire des Waffen SS et autres insignes nazis. Leur posture parlementaire peut donc vite changer avec l’aggravation de la crise économique et sociale et la consolidation par le FN d’une base active dans le pays. »
Ligue trotskiste de France, « Les trahisons des directions du mouvement ouvrier attisent la réaction », Le Bolchévik, n°207, mars 2014.
Voir plus...
« Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis. »
Cédric Piktoroff, « F comme fascistes, N comme Nazis ! », Que faire ?, 9 avril 2011.

[ ± Ajouter ou retirer une objection ]

Références

[ ± Ajouter ou retirer une référence ]

Débat parent