Le Front national est un parti intégré dans le jeu électoral

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pouce d'argument Cet argument est un argument CONTRE dans le débat Le Front national est-il un parti fasciste ?
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Présentation de l'argument

Les fascistes ont pris le pouvoir par la force (Marche sur Rome pour Mussolini ; Nuit de cristal pour Hitler ; guerre civile pour Franco). Ce n'est pas l'ambition du FN, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir autrement que par les élections.

Citations

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Sous-arguments

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Objections

Hitler et Mussolini se sont aussi présentés aux élections

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Hitler et Mussolini se sont présentés aux élections
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« Les nazis de Hitler ont joué le jeu électoral de la bourgeoisie, et ne l’ont abandonné qu’après s’être saisis du pouvoir. »
Internationalist Group, « National Front At Forefront of Capitalist Drive Toward “Strong State” in France », The Internationalist, 8 juin 2002.
« Hitler était profondément nationaliste et, à la suite du putsch de Munich en 1923, il choisit d'atteindre le pouvoir par la voie électorale. Dans les années vingt et trente, les responsables fascistes français faisaient preuve d'une aussi grande flexibilité et n'en étaient pas moins fascistes pour autant. [...] Quand l'orage frondait, ils affichaient de manière plus voyante leur hostilité à la démocratie et penchaient davantage pour « l'action ». »
Robert Soucy, Le fascisme français, 1924-1933, 1992.
« Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte ». Hilferding mourut huit ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir. »
Cédric Piktoroff, « F comme fascistes, N comme Nazis ! », Que faire ?, 9 avril 2011.

Le FN joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience

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Le Front national joue le jeu électoral seulement pour acquérir une large audience
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« Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse. »
Cédric Piktoroff, « F comme fascistes, N comme Nazis ! », Que faire ?, 9 avril 2011.

Le FN pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë

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Le Front national pourrait être amené à prendre le pouvoir par la force dans un contexte de crise sociale aiguë
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« Le FN de Marine Le Pen se présente pour le moment principalement comme un phénomène électoral centré sur le nationalisme français et le racisme anti-arabe. Mais cette posture ne réussit pas à dissimuler le fait que le FN est infesté de nervis fascistes, comme le montre le nombre impressionnant de candidats aux élections municipales que Le Pen a été obligée de retirer de ses listes après qu’ils se furent révélés sous leur vrai jour, avec tatouages à la gloire des Waffen SS et autres insignes nazis. Leur posture parlementaire peut donc vite changer avec l’aggravation de la crise économique et sociale et la consolidation par le FN d’une base active dans le pays. »
Ligue trotskiste de France, « Les trahisons des directions du mouvement ouvrier attisent la réaction », Le Bolchévik, n°207, mars 2014.
« Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis. »
Cédric Piktoroff, « F comme fascistes, N comme Nazis ! », Que faire ?, 9 avril 2011.

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Références

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