La thèse du coup d'État bolchévik sert à maintenir le peuple dans un rôle passif

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Citations [ modifier ]

« Nous vivons dans un monde où le capital aime rappeler qu’il a terrassé son principal adversaire idéologique et banni par là même toute alternative politique crédible. […] Admettre le fait qu’une « classe subalterne » ait pu accéder au pouvoir et se gouverner elle-même, fût-ce de façon éphémère, revient à accepter une idée inacceptable car elle suppose la remise en cause des règles élémentaires de la domination. Aux yeux des oppresseurs, les instants d’émancipation sont des bombes à retardement qu’il s’agit de désamorcer au plus vite, en dénudant les fils de l’histoire s’il le faut. Définir 1917 comme un coup d’État plutôt que comme une révolution n’a pas pour seul intérêt de présenter les bolcheviks comme de dangereux manipulateurs. Cette version présente également l’avantage de maintenir le peuple à son rang de spectateur des événements. D’où l’importance pour la classe dominante de désaffilier les combats actuels des luttes politiques qui les ont précédés et de couper le cordon de récits dissidents qui les relie. Il ne faut pas laisser suggérer que la révolution russe ait pu être l’action du peuple. Elle fut et doit rester, pour tous, le fait de minorités comploteuses. »
Olivier Besancenot, Que faire de 1917 ?, Autrement, Paris, 2017.

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