La terreur rouge de la guerre civile russe est sans rapport avec la terreur stalinienne des années 1930

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Présentation de l'argument [ modifier ]

On relève au vu de la réflexions de Jean Elleinstein que le débat Lénine/Staline est très ancien ne relève pas d'une découverte de documents concommitants à l'ouverture d'archives dasn les années Gorbatchev ou Eltsine. Dans les années 1970 les milieux marxistes ne contestaient pas l'existence de crimes léninistes et les problèmes posés par la création de la Tcheka.

Citations [ modifier ]

« Ajoutons que la Terreur rouge, à la différence fondamentale de la Terreur stalinienne, ne fut pas dirigée contre le peuple mais contre les ennemis du peuple et la contre-révolution. Qu'il y ait eu des fautes commises dans cette période, des exagérations dues aux circonstances, c'est certain et personne ne le conteste. La question essentielle est de comprendre la différence de nature entre la terreur des années 1918-1921 et celle des années 30 à 50. Face à la terreur blanche les Bolcheviks étaient restés, jusqu'en août 1918, plutôt passifs. Certes ils avaient créé une police politique, la "Tcheka". Mais les arrestations restaient relativement peu nombreuses, les exécutions encore plus rares, et il subsistait encore quelques traces de liberté politique (des journaux d'opposition bourgeoise par exemple subsistent à Pétrograd jusqu'au 3 août 1918). »
Jean Elleinstein, Histoire de l'URSS, tome 1, p.190, Éditions sociales, Paris, 1975 deuxième édition.
« Du bureaucratisme à la contre-révolution bureaucratique, il y a bien plus qu'un pas. Entre la révolution de 1917 qui fut en proie très tôt à une institutionnalisation qui la paralysait et la contre-révolution totalitaire qui mit fin à sa dynamique, il existe une rupture et une brisure idéologique (...) Entre les deux, un seuil qualitatif et quantitatif a été franchi dans le domaine de la répression, ce qui explique que les millions de victimes des goulags staliniens surclassent dans l'horreur les pratiques de la Tcheka ou de l'Armée rouge durant la guerre civile - même pour les plus expéditives et les plus répréhensibles d'entre elles. Mais la cassure fondamentale qui s'opère dans les années 1920 tient, avant toute chose, à l'inversion des logiques politiques et au renversement de l'édifice démocratique qu'avait bâti 1917. Le tournant qui s'opère est autant marqué par l'avènement d'un système policier sanguinaire que par l'extinction de la souveraineté populaire que Février et Octobre avaient initiée. »
Olivier Besancenot, Que faire de 1917 ? Une contre-histoire de la révolution russe, p.151-152, chapitre 4, Autrement, Paris, 2017.

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Références

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