La prohibition du cannabis manque de légitimité

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Faut-il légaliser le cannabis ?
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Sous-arguments

Elle est contraire à la liberté individuelle

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La prohibition du cannabis est contraire à la liberté individuelle
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« L’ONG Human rights watch considère ainsi que la pénalisation de l’usage de stupéfiants constitue « une atteinte aux droits humains fondamentaux » et demande la dépénalisation de la consommation de toutes les drogues.

La prohibition apparait comme au service d’un contrôle social.

Ces évolutions sociétales s’inscrivent dans un mouvement de redéfinition de ce qui relève de la sphère privée et des préférences personnelles face à ce qui regarde la sphère publique. Ces évolutions concernent les croyances religieuses, les préférences sexuelles et bien d’autres choix de vie. On se souviendra que le divorce fut impossible puis encadré, ou que l’homosexualité fut un crime ; l’avortement était également un crime passible des assises. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.78, 90 et 91, Le Muscadier, 2013.
« Le rapport de 1994 sur les toxicomanies adopté par le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé affirmait : « Le simple usage d’un produit dangereux ne devrait être réprimé que lorsqu’il est public, ou lorsque la preuve est apportée (en toute régularité de procédure) qu’il a une influence néfaste sur l’entourage, notamment familial. » »
Françoise Branget, Gilbert Barbier, « La dépénalisation de l'usage, une impasse éthique et juridique », Mission d’information sur les toxicomanies, Assemblée nationale, 30/06/2011.
« La loi du 31 décembre 1970 sur les drogues est une loi d'exception. C’est le seul domaine dans lequel un individu est passible d’une peine d’emprisonnement pour un dommage qu’il se fait à lui-même. Peut-on en effet imaginer sur le plan éthique de prévenir et d’agir sur le suicide en mettant en prison ceux qui en commettent des tentatives ? »
Jean-Michel Costes, « Il faut dépénaliser l'usage de drogue », Le Monde, 31/12/2011.

L'interdit attaché au cannabis dépend des époques et des cultures

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L'interdit attaché au cannabis dépend des époques et des cultures
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« Ce qui est prohibé ici est autorisé là, et il en va de même d’une époque à une autre dans une même civilisation. L’usage privé de stupéfiants était toléré avant la loi de 1970 et pourrait ainsi tout aussi bien l’être à nouveau… »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.78, Le Muscadier, 2013.

La prohibition ne fait pas de distinction entre usage simple et toxicomanie

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La prohibition du cannabis ne fait pas de distinction entre usage simple et toxicomanie
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« Étendre les effets néfastes de l’usage régulier à tout usage simple, pour mieux affirmer que toute consommation est déjà une toxicomanie, reviendrait à affirmer pour l’alcool que toute consommation est déjà de l’alcoolisme. Frapper les esprits avec la formule « plus tôt l’essayer, c’est plus vite l’adopter » fait oublier que la plupart des expérimentateurs de cannabis l’abandonne ou le cantonne à des usages exceptionnels. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.117, Le Muscadier, 2013.

L'alcool et le tabac sont autorisés alors qu’ils sont plus dangereux

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L'alcool et le tabac sont autorisés alors qu’ils sont plus dangereux que le cannabis
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« L’argument de la dangerosité devrait logiquement conduire à prohiber et pénaliser l’usage du tabac et de l’alcool avant celui du cannabis. »
Alain Rigaud, Laurent Appel, Faut-il dépénaliser le cannabis ?, p.94, Le Muscadier, 2013.

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