La nécessité qu'il existe quelque chose suppose qu'il existe Dieu

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher

Présentation de l'argument

[ + Ajouter un résumé ]

Citations [ modifier ]

« La position qu’imagine Meillassoux, à savoir qu’il existe nécessairement quelque chose et que l’univers soit radicalement contingent, est possible […] mais à une condition stricte : qu’il existe aussi un être nécessaire ! Mais prétendre que le néant est impossible sans poser un être nécessaire, cela nous paraît absurde. La seule source de nécessité dans le raisonnement de Meillassoux est un pur épiphénomène logique. Il s’agit d’une nécessité verbale, sans enracinement dans une quelconque nécessité réelle. Reprenons son théorème […] Cela donne en clair : [Pour tout x et tout y, il est nécessaire que si x existe à la place de y, ce soit de manière contingente] implique [il existe nécessairement un x ou un y contingent]. Ce raisonnement n’est pas valide. La nécessité dont il traite dans la première proposition est une pure nécessité conditionnelle, elle ne porte pas sur l’existence de quelque chose, mais seulement sur l’enchaînement qui lie (selon sa thèse) le fait d’exister à celui d’être contingent (« si x existe, alors nécessairement x est contingent » et non « il est nécessaire qu’un x existe, qui soit contingent »). En réalité la première proposition est une tautologie qui dit que lorsqu’on fait partie de l’ensemble des êtres contingents, il est nécessaire qu’on soit un être contingent. Ce qui est vrai mais pas très informatif. L’argument de Meillassoux n’est pas une preuve, mais la simple affirmation d’une définition : « Par définition tout x est contingent, donc tout x est contingent. » Bref, de l’implication selon laquelle si quelque chose existe, ce doit être de façon contingente, il est impossible de tirer la conclusion qu’il existe nécessairement quelque chose. Générer une situation de nécessité sans un être nécessaire dans le tableau, c’est tout bonnement impossible. On est parfois tenté de le faire en imaginant des relations de conditionnement réciproque entre des termes contingents, à la façon de Dupont et Dupond qui croient se prémunir d’une chute en s’accrochant l’un à l’autre, mais la manœuvre est illusoire. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.183-184, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

[ ± Ajouter ou retirer une citation ]

Sous-arguments

[ ± Ajouter ou retirer un sous-argument ]

Objections

[ ± Ajouter ou retirer une objection ]

Références

[ ± Ajouter ou retirer une référence ]