La guerre civile est au coeur du projet communiste

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Citations [ modifier ]

« La notion de guerre civile se trouve au cœur du projet communiste d’obédience marxiste, et cela dès 1848, dans le Manifeste du parti communiste. Évoquant la lutte des classes, Karl Marx y parle de « la guerre civile plus ou moins latente au sein de la société actuelle, jusqu’au point où elle éclate en révolution ouverte et où le prolétariat jette les fondements de sa domination par le renversement violent de la bourgeoisie ». La conclusion du Manifeste est fort claire : « Les communistes déclarent ouvertement qu’ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu’en détruisant par la violence l’ancien ordre social. » Confronté à la guerre perdue par la France contre la Prusse de Bismarck et témoin de la Commune de Paris, Marx tire une conclusion décisive : « La guerre nationale est une pure mystification des gouvernants, destinée à retarder la lutte des classes, et qui est jetée de côté aussitôt que cette lutte des classes éclate en guerre civile ». »
Stéphane Courtois, « Le communisme du XXe siècle ou la guerre civile permanente », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« La notion de guerre civile est au cœur du projet communiste, tel qu’il apparaît dès 1848 dans le Manifeste du parti communiste où Marx, évoquant la lutte des classes, parle de « la guerre civile plus ou moins latente au sein de la société actuelle, jusqu’au point où elle éclate en révolution ouverte et où le prolétariat jette les fondements de sa domination par le renversement violent de la bourgeoisie ». La conclusion du Manifeste est fort claire : « Les communistes déclarent ouvertement qu’ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu’en détruisant par la violence l’ancien ordre social. » En 1871, après l’écrasement de la Commune de Paris, Marx publie La Guerre civile en France, où il rappelle qu’à ses yeux « la guerre des asservis contre leurs oppresseurs [est] la seule guerre juste dans l’histoire », et où il dénonce « la conspiration de la classe dominante pour abattre la révolution par une guerre civile poursuivie sous le patronage de l’envahisseur étranger », oubliant au passage que la Commune s’opposait à une Assemblée nationale régulièrement élue en février 1871. Confronté à la guerre perdue par la France contre la Prusse, Marx tire une conclusion décisive : « La guerre nationale est une pure mystification des gouvernants destinée à retarder la lutte des classes, et qui est jetée de côté aussitôt que cette lutte des classes éclate en guerre civile. » Dès 1914-1915, Lénine s’empare de cette conclusion de Marx pour inaugurer un slogan appelé à un grand retentissement : « Transformer la guerre impérialiste en guerre civile ». »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Le communisme de la III eme Internationale est né en mars 1919 par rejet, formulé déjà par Lénine le 20 août 1918, de la guerre mondiale du capitalisme qui avait tué 10 millions de gens et estropié le double

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Le communisme de la III eme Internationale est né en mars 1919 par rejet, formulé déjà par Lénine le 20 août 1918, de la guerre mondiale du capitalisme qui avait tué 10 millions de gens et estropié le double
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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A ces deux textes nous ajoutons l'apostrophe oubliée de l'écrivain socialiste francais, Anatole France : "on croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels".
« La bourgeoisie impérialiste internationale a fait exterminer 10 millions d'hommes et estropier 20 millions d'autres dans "sa" guerre, déchaînée pour savoir qui, des rapaces anglais ou allemands dominera le monde. Si notre guerre, la guerre des opprimés et des exploités contre leurs oppresseurs et leurs exploiteurs, entraîne un demi-million ou un million de victimes dans tous les pays, la bourgeoisie dira que les premiers sacrifices étaient légitimes et les seconds criminels. Le prolétariat, lui, sera d'un tout autre avis »
Lénine, « « Lettre aux ouvriers américains », », oeuvres, tome 28, p.67, 20 aout 1918, Éditions sociales, Paris, 1961.
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La guerre civile devint une réalité dès janvier 1905, avec le dimanche rouge et la formation par la police tsariste des Cent-Noirs

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La guerre civile devint une réalité dès janvier 1905, avec le dimanche rouge et la formation par la police tsariste des Cent-Noirs
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Voici un texte de Lénine relevant le déclenchement de la guerre civile par l'autocratie tsariste en 1905 qu'il ne voyait cerrte pas d'un mauvais oeil. Encore faut-il en comprendre l'argumentaire : la lutte des classes contre la lutte des races et des peuples.
« C'est à la vérité la plus entière banqueroute du régime policier ! (...) Contre la révolution populaire, contre la lutte de classe, on ne peut pas s'appuyer sur la police, il faut aussi s'appuyer sur le peuple, sur les classes. Les ressorts des mécanismes policiers ont fléchi, les seules forces militaires sont insuffisantes. Il faut exciter la haine nationale, la haine de race, il faut organiser dans la petite-bourgeoisie la plus arriérée des villes ("et ensuite bien entendu des campagnes") des "Cent-Noirs", il faut tenter de grouper pour la défense du trône tous les éléments réactionnaires de la population, il faut transformer la lutte de la police contre les cercles révolutionnaires en celle d'une partie du peuple contre une autre (...) Reconnaissant la faillite complète des mesquines mesures de police et passant à l'organisation directe de la guerre civile, le gouvernement démontre que le "suprême règlement de comptes" se rapproche. Tant mieux. Il commence la guerre civile. Tant mieux. Nous en sommes partisans, nous aussi. S'il est un terrain sur lequel nous soyons à l'aise, c'est celui-là, c'est dans la bataille de l'immense majorité des opprimés, des déshérités, des travailleurs qui nourrissent la société entière, des millions d'hommes contre une poignée de parasites privilégiés. Certes le gouvernement peut, en excitant la haine des races et des peuplades, entraver pour quelque de temps le développement de la lutte des classes, mais ce ne sera que pour peu de temps, et au prix d'un nouvel élargissement du champ des luttes futures, au prix d'un redoublement du courroux populaire contre l'autocratie. »
Lénine, « préface à la brochure : "mémoire du Directeur du département de la police Lopoukhine" », oeuvres de Lénine tome 8 janvier-juillet 1905, p.200-202, février (calendrier julien) mars (calendrier grégorien) 1905, Éditions sociales, Paris, Novembre 1964.

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Références

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