La classe ouvrière est trop hétérogène

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pouce d'argument Cet argument est un argument CONTRE dans le débat La classe ouvrière est-elle la seule classe révolutionnaire ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de La classe ouvrière est trop divisée pour avoir conscience d'elle-même
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
La classe ouvrière est trop hétérogène
La classe ouvrière est touchée par le racisme et le sexisme
La classe ouvrière est touchée par l'individualisme
La classe ouvrière est trop atomisée pour avoir conscience d'elle-même
La classe ouvrière a toujours été traversée de divisions
La gauche est responsable du recul de la conscience de classe des ouvriers
La division de la classe ouvrière est une politique consciente de la bourgeoisie
La division de la classe ouvrière dans le passé ne l'a pas empêchée de s'organiser et de lutter
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Présentation de l'argument

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Citations

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Sous-arguments

La classe ouvrière n'a jamais été homogène

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La classe ouvrière n'a jamais été homogène
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« La vision selon laquelle la classe ouvrière serait à considérer comme un tout organique homogène et indifférencié, dont l’unité politique serait l’expression mécanique de la position de ses membres dans le processus de production, est une vision erronée et complètement antimarxiste. Dans les années 1840, alors que les luttes ouvrières se développaient, en France et en Angleterre notamment, les cercles ouvriers, les groupes socialistes avaient proliféré, avec beaucoup d’énergie gâchée et de dispersion des militants et/ou ouvriers d’avant-garde. C’est justement pour lutter contre cet éparpillement que le Manifeste de 1848 avait affirmé la nécessité d’une organisation homogène dans son programme et sa stratégie, la nécessité d’un parti communiste, problème auquel le programme de transition de Trotsky cherchait justement à donner réponse. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, mai 2014.
« La puissante unité sociale que représente le prolétariat apparaît dans toute son ampleur aux époques de lutte révolutionnaire intense. Mais à l’intérieur de cette unité, nous remarquons en même temps une incroyable diversité, et même une grande hétérogénéité. Du berger obscur et inculte au machiniste hautement spécialisé s’échelonne toute une variété de qualifications, de niveaux culturels, d’habitudes de vie. Enfin chaque couche sociale, chaque atelier d’entreprise, chaque groupe est constitué d’individus d’âge et de caractère différents, au passé diversifié. Si cette diversité n’existait pas, le travail du parti communiste dans le domaine de l’éducation et de l’unification du prolétariat serait tout simple. Mais au contraire, l’exemple de l’Europe nous prouve combien ce travail est en réalité difficile. On peut dire que plus l’histoire d’un pays, et donc l’histoire de la classe ouvrière elle-même, est riche, plus on y trouve de souvenirs, de traditions, d’habitudes, plus les groupements sociaux y sont anciens, plus il est difficile de réaliser l’unité de la classe ouvrière. »
Léon Trotski, « L'homme ne vit pas que de politique », Les questions du mode de vie, 1923.
« À certains égards, il y a eu une sorte de « parenthèse enchantée » dans l’histoire des ouvriers en France : celle qui a longtemps confondu le prolétariat avec l’ouvrier qualifié en bleu de chauffe de Renault-Billancourt, conscient, organisé, politisé par le PCF, disposant d’une place et d’un statut reconnu dans la société, porteur d’un projet, même malgré lui … Mais c’est un peu la même erreur de perspective que celle qui a consisté pendant longtemps à parler de « crise » à propos des années 1970 avant de se dire au bout d’un moment que ce qui était considéré comme la norme n’était peut-être qu’une parenthèse exceptionnelle, celle des « Trente glorieuses », et que la « crise » ressemblait bien davantage à un fonctionnement « normal » du capitalisme, même si l’histoire bien évidemment ne se répète pas à l’identique et que tout change. Mais quoi exactement ? »

Il ne faut pas regretter le temps où la classe ouvrière était unifiée par les organisations staliniennes

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Il ne faut pas regretter le temps où la classe ouvrière était unifiée par les organisations staliniennes
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« Objecter que la distance entre privé et public, précaires et titulaires d’un CDI, que la différenciation accrue au plan matériel (échelle des salaires) comme spatial (la fin des grandes concentrations ouvrières) serait un obstacle insurmontable à la formation d’une conscience commune, etc., c’est tout simplement regretter un temps mythique où la classe ouvrière était unifiée et puissante (après la Seconde Guerre mondiale jusqu’à 68). Temps mythique au sens où cette unité puissante, c’était l’unité produite par les organisations staliniennes, qui en réalité l’ont encadrée et contenue, et lui ont façonné une subjectivité réformiste mise à mal aujourd’hui. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

De nouvelles façons d'unifier la classe ouvrière sont possibles

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De nouvelles façons d'unifier la classe ouvrière sont possibles
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« Fragmentation ne signifie pas absence de leviers ! […] L’entretien encore aujourd’hui, y compris chez les trotskystes, de ce mythe de la classe unifiée par le stalinisme, conduit logiquement à empêcher d’envisager d’autres formes et d’autres stratégies d’unification de la classe, qui seraient capables de porter à l’expression consciente la haine profonde du capital, attisée par la surexploitation, l’aliénation et le cortège des souffrances au travail (stress, maladies, harcèlement, suicides), rappelée ci-dessus, cette véritable « reprolétarisation des prolétaires » qui va croissant depuis vingt ans dans le monde du travail dans sa globalité, et qui anime depuis 1995 le slogan « Tous ensemble ! ». »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

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Objections

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Références

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