La classe ouvrière est-elle la seule classe révolutionnaire ?

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Sommaire

Pour comprendre le débat

Voir aussi : Classe ouvrière sur Wikipédia.

Carte des arguments

POUR
CONTRE

La classe ouvrière est la principale force sociale
La classe ouvrière a la force et le savoir-faire économiques
La classe ouvrière a fait la preuve de sa capacité à faire la révolution
La classe ouvrière est la classe la plus à même de devenir révolutionnaire
La classe ouvrière possède des qualités que ne possèdent pas les autres classes
Les autres classes ne sont pas révolutionnaires

Les ouvriers ne sont pas révolutionnaires
Les ouvriers se sont embourgeoisés
Les ouvriers n'ont pas les moyens de se révolter
La classe ouvrière a perdu son pouvoir économique
La classe ouvrière a perdu sa combativité
La classe ouvrière n'a plus confiance en ses forces
La classe ouvrière est trop divisée pour avoir conscience d'elle-même
La classe ouvrière accumule avant tout des défaites
La révolution peut et doit se faire sans la classe ouvrière
Les organisations ouvrières ont perdu leur base et leur légitimité

Arguments POUR

La classe ouvrière est la principale force sociale

Elle a la force du nombre

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Elle est capable d'entrainer les autres classes derrière elle

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Les autres classes sociales tendent à décliner

« La tendance générale du capitalisme a bien été, comme l’avait entrevu Marx, d’entraîner les autres classes que le prolétariat vers un déclin irrémédiable. Artisans, commerçants, petits patrons, travailleurs indépendants, n’ont certes pas disparu, mais ils ne représentent plus aujourd’hui qu’une petite minorité du monde du travail, incapables qu’ils sont de résister à la concurrence de la grande industrie. Pour ne prendre que l’exemple de la France, si en 1856 les travailleurs indépendants représentaient plus d’un actif sur deux, ils en représentent moins d’un sur dix aujourd’hui. Finalement, le capitalisme a exproprié bien plus de petits propriétaires qu’aucune révolution communiste ne le fera jamais ! »
« Quant à la question de la paysannerie, dans les pays riches, elle est réglée depuis longtemps : en France, les agriculteurs ne représentent plus que 3 % de la population active, et aux États-Unis, 1,4 %. Dans le Tiers-Monde, il subsiste certes une immense population de paysans pauvres – 1,3 milliard de par le monde ne travaillent qu’à la seule force de leurs bras. Au fil des décennies, la proportion de paysans dans la population mondiale n’en a pas moins continué à décroître inéluctablement. Et le phénomène s’accélère : le nombre d’habitants des villes, à l’échelle de la planète, légèrement inférieur à 30 % en 1950, a dépassé les 50 % en 2007. Dans tous les pays qui ont connu un développement industriel important, cet exode rural est plus massif qu’ailleurs : entre 1985 et 2009, au Brésil, la proportion de paysans dans la population active est passée de 29% à 19%. En Chine, de 60 à 44%. [...] La tendance générale de l’évolution du capitalisme est à la baisse absolue du nombre de paysans dans le monde. »
Il n'y a aucune objection pour le moment.

La classe ouvrière a la force et le savoir-faire économiques

Pour renverser le capitalisme

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Pour réorganiser la société sur une autre base

« Les conditions de travail dans la production capitaliste enseignent d’elle-même au prolétaire la nécessité d’une étroite solidarité, de la subordination de l’individu à la collectivité. Tandis que dans la forme classique du métier, chaque individu fabrique un objet complet, l’industrie capitaliste repose sur le travail en commun, sur la coopération. Le travailleur individuel ne peut rien sans ses compagnons de travail. En se mettant à l’œuvre ensemble, systématiquement, ils doublent ou triplent la productivité de chacun d’entre eux. Le travail leur fait comprendre quelle force réside dans l’union, il développe chez eux une heureuse discipline, librement acceptée, qui est la condition première et d’une production coopérative, socialiste, et de la victoire du prolétariat dans sa lutte contre l’exploitation. La production capitaliste éduque donc la classe ouvrière qui l’abolira et lui enseigne le mode de travail qui convient à la société socialiste. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.

Les autres classes sociales n'ont pas cette capacité

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La classe ouvrière est la classe la plus à même de devenir révolutionnaire

Du fait de ses mauvaises conditions de vie et de travail

« Le travailleur prolétaire, lui, n’envie pas le riche ; il ne désire pas sa situation, il le hait et le méprise. Il le hait comme exploiteur, il le méprise comme parasite. Il ne hait d’abord que les capitalistes avec lesquels il a affaire, mais il reconnaît bientôt que tous tiennent la même conduite à son égard, et sa haine, personnelle à l’origine, se change en une hostilité consciente vis-à-vis de toute la classe capitaliste. Cette hostilité contre les exploiteurs a caractérisé dès l’origine le prolétariat. La haine de classe n’est nullement un effet de la propagande socialiste, elle s’est manifestée longtemps avant que celle-ci n’ait agi sur la classe ouvrière. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.

Du fait de sa concentration dans les villes et les lieux de travail

« Le prolétariat, dès les débuts de la révolution industrielle, s’est trouvé concentré dans des villes de plus en plus grandes, partageant les mêmes conditions de vie. Plongés dans les villes, au milieu d’un immense brassage culturel, technique, les prolétaires sont amenés à modifier non seulement leur manière de vivre, mais leur manière de penser, après avoir été, dit toujours Marx, « arrachés à la stupidité de la vie rurale. » »
« Ce sont les conditions de vie que les capitalistes ont imposées aux prolétaires, c’est le bouleversement total de leur existence, qui a créé les conditions de cette prise de conscience. Des travailleurs des chemins de fer de Silésie, en 1844, s’exprimaient à ce propos dans une lettre : « [La situation] a pour nous un avantage : nous sommes venus ici par milliers, nous avons appris à nous connaître, et notre fréquentation mutuelle nous a ouvert l’esprit, à la plupart. Il n’y en a plus guère parmi nous qui croient aux vieilles blagues. Ce qu’on osait pas penser tout bas, à la maison, nous le disons maintenant tout haut : que c’est nous qui entretenons les riches, et que nous n’avons qu’à le vouloir pour qu’ils crèvent de faim s’ils ne veulent pas travailler. » »

Du fait de ses organisations et du travail de ses militants

« À partir du Manifeste communiste, les principes du communisme sont clairs : le prolétariat est la seule classe qui peut transformer la société et en finir avec l’exploitation ; pour ce faire, elle a besoin d’accéder à une conscience de classe – dont le parti est à la fois la condition et le résultat. Pendant des dizaines d’années, des militants vont s’atteler à la tâche de faire pénétrer cette idée dans la classe ouvrière. Pendant des dizaines d’années, les milliers de révoltés qui vont surgir de la classe ouvrière vont avoir la possibilité de rencontrer ces militants et d’être influencés par eux. »
« Si dès le Manifeste, Marx a perçu que le prolétariat était une classe potentiellement révolutionnaire, il n’a jamais pensé en revanche qu’elle le deviendrait automatiquement. Il lui fallait pour cela des idées, une théorie, une théorie dont les travailleurs pourraient s’emparer pour, dit Marx, « en faire une force ». Mais pour cela, il faut qu’elles existent, qu’elles vivent, et cela ne peut se faire qu’à travers des militants, en chair et en os. Le texte dont nous parlons s’appelle, rappelons-le, le Manifeste du Parti communiste. Dès cette époque, Marx était profondément convaincu que la classe ouvrière, pour devenir révolutionnaire, avait besoin d’une conscience, et que cette conscience ne pouvait s’exprimer qu’à travers un parti. »
« Ce qui peut transformer des milliards d’individus isolés en une classe sociale agissante, c’est la conscience. Et la conscience, cela passe à travers des partis. Aujourd’hui comme hier, c’est l’existence de partis révolutionnaires communistes qui cimentera le prolétariat et en fera une véritable classe sociale, ayant une compréhension commune des événements, une politique commune, des actions communes. Qui lui feront reprendre conscience qu’elle ne devra pas seulement lutter, mais bien renverser l’ordre existant et se constituer en classe dirigeante. »

Elle est la seule classe capable de mener la révolution jusqu'au bout

« Ce qui, fondamentalement, fait en revanche du prolétariat une classe révolutionnaire, c’est le fait que la société bourgeoise ne lui donne aucune possibilité, aucun espoir d’affranchissement individuel. Un prolétaire qui retourne à l’état d’artisan ou de petit patron ne peut guère espérer autre chose que de se voir ruiné par la concurrence de patrons plus riches – et donc mieux outillés – que lui, et de retourner à l’usine. […] Les prolétaires, eux, n’ont aucun privilège à consolider ; ils n’ont, dit Marx, « rien à sauvegarder qui leur appartienne » dans la société capitaliste, et ne peuvent changer le monde qu’en abolissant totalement tout rapport d’exploitation. C’est ce qui fait du prolétariat la classe la plus révolutionnaire que l’humanité ait jamais connue. Et la seule qui soit, frontalement, opposée aux capitalistes. »
« Le prolétariat, la dernière des classes exploitées [...], ne peut utiliser le pouvoir qu’il aura conquis à faire peser l’exploitation sur d’autres épaules, à se faire exploiteur à son tour, à l’exemple des autres classes victorieuses. Il ne peut en user que pour mettre un terme à son exploitation, c’est-à-dire à toute exploitation. La raison de son exploitation est la propriété privée des moyens de production. Le prolétariat ne peut supprimer cette exploitation qu’en abolissant cette, propriété. N’ayant pas de propriété, le prolétariat peut être gagné à la cause de cette abolition, mais, d’un autre côté, étant exploité, il est obligé de procéder à cette suppression et de remplacer la production capitaliste par la production coopérative. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.
« Toutes les classes qui, dans le passé, se sont emparées du pouvoir essayaient de consolider leur situation acquise en soumettant la société aux conditions qui leur assuraient leurs revenus propres. Les prolétaires ne peuvent se rendre maîtres des forces productives sociales qu'en abolissant leur propre mode d'appropriation d'aujourd'hui et, par suite, tout le mode d'appropriation en vigueur jusqu'à nos jours. Les prolétaires n'ont rien à sauvegarder qui leur appartienne, ils ont à détruire toute garantie privée, toute sécurité privée antérieure. »
Karl Marx, Friedrich Engels, Manifeste du Parti communiste, 1847.

Les autres classes sociales ne peuvent pas avoir de conscience révolutionnaire

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La classe ouvrière possède des qualités que ne possèdent pas les autres classes

La classe ouvrière est unie par un sentiment de solidarité

« L’égalité des conditions de travail, plus peut-être encore, que le travail en commun, éveille le sentiment de solidarité chez le prolétaire. Dans une fabrique, il n’y a pour ainsi dire pas de hiérarchie. Les situations élevées y sont généralement interdites à l’ouvrier, mais elles sont si peu nombreuses qu’elles n’entrent pas en ligne de compte pour la masse des travailleurs. Un petit nombre d’entre eux peut seulement être acheté avec ces places de faveur. La grande majorité est placée dans les mêmes conditions de travail et l’individu est incapable de les améliorer pour lui seul. Il ne peut relever sa situation que quand se relève celle de tous ses compagnons de travail. Les fabricants cherchent bien, il est vrai, à semer la division parmi les travailleurs en introduisant artificiellement des inégalités dans ces conditions. Mais le nivellement qu’impose la grande industrie moderne est trop puissant pour que de semblables expédients, travail aux pièces, primes, etc., puissent abolir chez les ouvriers la conscience de la solidarité de leurs intérêts. À mesure que la production capitaliste se maintient plus longtemps, la solidarité prolétarienne se développe avec plus de puissance, elle s’implante plus profondément dans le prolétariat et en devient la caractéristique la plus saillante. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.

La classe ouvrière a le sens du collectif

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La classe ouvrière est disciplinée

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La classe ouvrière a fait la preuve de sa capacité à faire la révolution

Elle s'est déjà emparée du pouvoir

« La Révolution russe a été le point culminant de l’ascension du mouvement ouvrier commencée en 1848. Elle a renforcé l’idée selon laquelle le prolétariat était la classe révolutionnaire de l’avenir. La Révolution russe n’a ressemblé à rien de ce qui s’était fait auparavant, et à rien de ce qui s’est fait après, jusqu’à maintenant tout au moins. Car cette révolution ne s’est pas contentée de renverser un tyran : elle a aussi renversé les républicains bourgeois qui ont succédé au tyran, ce que juin 48 n’avait pas réussi. Elle a placé à la tête d’un pays les ouvriers armés, et entrepris sous leur direction de remodeler totalement la société, sur une autre base que la propriété privée des moyens de production. Elle s’est donnée, dès le premier jour, l’objectif de gagner à elle les travailleurs du monde entier, de devenir une révolution mondiale, d’extirper le capitalisme de tous les recoins de la planète. Elle a créé une nouvelle Internationale, un authentique parti révolutionnaire mondial. Ses dirigeants ont analysé la faillite de la social-démocratie et tracé de nouvelles voies pour construire des partis révolutionnaires, redonnant ainsi de l’espoir et des perspectives aux travailleurs de toute la planète. »
« Si la Commune de Paris avait été un coup de tonnerre, la révolution d’Octobre 1917 en Russie fut un ouragan : ce n’était pas à l’échelle d’une ville, mais sur un territoire représentant un sixième des terres émergées de la planète que le prolétariat s’empara du pouvoir, consciemment – et dans un pays où il était extrêmement minoritaire, puisque plus de 90% de la population russe était paysanne. La Révolution russe fut la démonstration, concrète, qu’un prolétariat conscient et organisé, fût-il minoritaire, est capable d’entraîner derrière lui toutes les autres couches opprimées de la société, y compris la petite bourgeoisie et la paysannerie. »

Elle a terrorisé la bourgeoisie à diverses reprises

« Combatif et plus organisé qu’il ne l’avait jamais été, le mouvement ouvrier, entre 1880 et 1914, remporta d’importantes victoires, arracha aux patrons de meilleurs salaires, de meilleures conditions de vie, fit pénétrer des ouvriers dans les sanctuaires politiques de la bourgeoisie, les Parlements ; il fit planer sur toute la société bourgeoise la crainte permanente des révolutions et obligea la bourgeoisie à composer. »
« La réaction de la bourgeoisie face à cette révolution [la Révolution russe] montre à elle seule en quoi elle était profondément différente de toutes les autres : jamais, à aucun moment dans l’Histoire, la bourgeoisie n’a mis autant d’énergie, de haine, de hargne, dans sa volonté d’écraser une révolution. Si tous les États belligérants de la guerre de 1914-18 se sont subitement réconciliés pour aller essayer de massacrer la Révolution russe, c’est précisément parce que c’était une révolution prolétarienne, parce qu’elle avait créé le premier État dirigé par des ouvriers dans l’histoire, et que la bourgeoisie savait que son salut ne tenait qu’à la destruction de cet État. »
« Cette classe ouvrière industrielle concentrée, qui représentait ainsi environ 60 % des salariés en 1957 (contre 50 % en 1975 et environ 20 % aujourd’hui), avait déjà fait chanceler l’État et la société en 1936. Elle suscita en mai 1968, avec une grève générale de près de 10 millions de travailleurs, une véritable terreur dans la bourgeoisie. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

Elle a une longue et riche histoire de luttes

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Elle est à l'origine des plus grandes avancées sociales du 19e et 20 siècles

« C’est elle [la classe ouvrière] qui prit en main tous les grands combats de la société de l’époque, qui tira littéralement la société vers l’avant. Le mouvement ouvrier véhicula, à l’époque, avant tout le monde, les idées les plus progressistes – la réduction de la journée de travail, la lutte contre les préjugés religieux et antisémites, la lutte pour les droits des femmes, pour l’éducation populaire, pour l’union internationale entre les travailleurs, contre la guerre. […] Combatif et plus organisé qu’il ne l’avait jamais été, le mouvement ouvrier, entre 1880 et 1914, remporta d’importantes victoires, arracha aux patrons de meilleurs salaires, de meilleures conditions de vie, fit pénétrer des ouvriers dans les sanctuaires politiques de la bourgeoisie, les Parlements. »
Il n'y a aucune objection pour le moment.

Les autres classes ne sont pas révolutionnaires

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Arguments CONTRE

Les ouvriers ne sont pas révolutionnaires

Les ouvriers sont électoralistes

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Les ouvriers sont réformistes

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Les ouvriers sont réactionnaires

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Les directions du mouvement ouvrier sont complètement intégrées à l'État bourgeois

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Les ouvriers se sont embourgeoisés

Les ouvriers ont leur petit confort

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Les ouvriers ne cherchent qu'à consommer

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Les ouvriers ne cherchent qu'à s'intégrer et s'élever individuellement

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Des millions d'ouvriers vivent encore l'exploitation, même dans les pays les plus riches

« L’exploitation, en France, en Grande-Bretagne, au Japon, aux États-Unis, elle existe très concrètement pour des millions et des millions d’ouvriers d’usine. Il y a d’une part les grandes usines, les grands groupes de la chimie, de l’automobile, où règnent les cadences épuisantes. Mais ces usines, pour dures qu’elles soient, ne sont même pas les pires, parce qu’on y trouve encore un minimum d’organisation, de militants syndicaux qui arrivent à mettre quelques freins à la rapacité patronale. Toute une partie du tissu industriel de ce pays – cela représente au moins la moitié des ouvriers –, ce sont les petites usines, les abattoirs industriels où perdre un œil est monnaie courante, les menuiseries industrielles où l’on fabrique des boites de fromage et où pas un ouvrier n’a tous ses doigts, les usines où les ouvrières mettent des salades en sachet à 3 heures du matin, avec une température de 4 degrés… Pour toute une partie du prolétariat de ce pays, les syndicats sont inexistants, et pour leurs patrons, le Code du travail n’est tout juste qu’un objet qui peut leur servir à caler un table. Les ouvriers, en France, vieillissent plus vite, meurent plus tôt, sont plus souvent malades. Leurs enfants sont en plus mauvaise santé que les enfants des cadres – sans parler de ceux des riches – et l’écrasante majorité d’entre eux ne feront pas d’études supérieures. »

Les ouvriers n'ont pas les moyens de se révolter

Les ouvriers sont trop dociles et influençables

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Les ouvriers ne peuvent pas se permettre de perdre de l'argent ou de perdre leur emploi

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Manifester est trop dangereux

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La classe ouvrière a perdu son pouvoir économique

Du fait de l'éclatement de la production

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Du fait de la fin des ouvriers professionnels

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Du fait de la désindustrialisation

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Du fait de la tertiarisation de l'économie

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Du fait du passage à une production à flux tendu

« Nous ne sommes plus dans la situation dans laquelle on se trouvait lorsque les mineurs, en se mettant en grève, bloquaient toute l’économie, et par leur nombre, leur place dans la société, jouaient en même temps un rôle politique central. L’organisation capitaliste de l’industrie et du tertiaire (distribution et commerce) en flux tendus, qui met les stocks sur les routes, ainsi que la structure de l’espace urbain, qui oblige des millions de salariéEs à des déplacements quotidiens éreintants, font des moyens de transport et donc des carburants une question essentielle, le talon d’Achille du système. Ce sont les secteurs de la circulation des personnes et des marchandises, avec les secteurs de l’énergie qui ont aujourd’hui la capacité de bloquer l’économie. Cela concerne notamment les transports en commun des grandes villes, le chemin de fer, les transports routiers, la production électrique, les raffineries…. On voit par cette énumération que ces secteurs n’ont pas du tout la même place dans la société que les mineurs il y a quelques dizaines d’années. »

Du fait de la montée du chômage de masse

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La classe ouvrière est en voie de disparition

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La classe ouvrière n'a jamais été aussi importante à l'échelle mondiale

« Le fait que la classe ouvrière ne pèse plus, au niveau politique, permet à tous les défenseurs du capitalisme de proclamer sa disparition, non seulement politiquement mais même, aussi absurde que ce soit, socialement. Combien de fois chaque jour n’entendons-nous pas que « la classe ouvrière n’existe plus », que l’on serait entré dans l’ère de la « société des services », dans la période post-industrielle ? La question se pose donc de savoir ce que représente le prolétariat dans la société d’aujourd’hui. La réponse est simple : en tant que force sociale, le prolétariat mondial est aujourd’hui infiniment plus puissant, plus développé qu’il ne l’a jamais été – et plus seulement à l’échelle des seuls pays riches. »
« C’est bien le prolétariat – c’est-à-dire l’ensemble des travailleurs salariés – qui est en passe de devenir, de façon absolue, la classe la plus nombreuse sur la planète. Le prolétariat représentait en 2005, selon une étude du Bureau international du travail, environ deux milliards d’êtres humains : le BIT comptabilisait alors 600 millions d’ouvriers d’industrie, 450 millions d’ouvriers agricoles, et environ un milliard d’employés des services. Les chiffres généralement admis faisant état d’une population active mondiale d’environ trois milliards d’individus, le prolétariat en représente donc les deux tiers, ou la moitié si l’on ne compte que le prolétariat urbain. Ce qui, on l’avouera, n’est pas si mal pour une classe qui est censée avoir disparu. »

Les organisations ouvrières ont perdu leur base et leur légitimité

Les syndicats et partis ouvriers ont perdu leurs adhérents et leurs militants

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Les syndicats et partis ouvriers sont contre-révolutionnaires

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Le discrédit des organisations ouvrières réformistes laisse une place pour reconstruire des organisations révolutionnaires

« Si l’offensive néolibérale a conduit à une fragilisation des organisations politiques et syndicales de la classe ouvrière, à leur collaboration ouverte avec le capital et dans l’application de ses contre-réformes, il faut voir l’envers de la médaille : si le capital a tiré profit d’elles, il n’en a pas moins fragilisé les médiations sur lesquelles il pouvait s’appuyer ainsi que les bases matérielles du réformisme. En particulier, même si depuis 1995, les syndicats ont regagné un peu du terrain perdu et commencé à se tourner vers des secteurs de la classe ouvrière longtemps laissés à l’abandon, et parfois sur des lignes combatives, dans l’ensemble du côté des travailleurs et des classes populaires à large échelle, c’est surtout la suspicion conjointe à l’égard du capital, de l’État et des partis ou syndicats réformistes et cogestionnaires de ce système, qui domine. Sans renverser abstraitement les choses ni tomber dans une quelconque politique du pire, cette crise du syndicalisme et de la subjectivité réformiste qu’il entretient sont donc une opportunité stratégique à saisir pour les révolutionnaires : si les travailleurs en haine contre le capital sont plus difficilement cooptables par les syndicats réformistes, c’est qu’existe une place d’autant plus grande, à saisir, pour la reconstruction d’une subjectivité révolutionnaire. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

Les directions du mouvement ouvrier ont mené une politique contre-révolutionnaire

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Les syndicats servent à contenir voire freiner la contestation

« Un des passages préférés de mon livre préféré sur le Front populaire est celui où Danos et Gibelin racontent dans Juin 36 la première rencontre entre patronat et syndicat à Matignon sous l’arbitrage de Léon Blum. Le patronat commence par faire un tableau apocalyptique de la situation quasi insurrectionnelle dans laquelle est en train de basculer le pays. La CGT en profite pour lui faire la leçon, lui disant en substance : si vous n’aviez pas passé votre temps à chasser nos militants de vos usines, peut-être que nous n’en serions pas là… Et les patrons (paraît-il) de baisser la tête… »

La faiblesse des organisations ouvrières réformistes laisse plus de place aux mouvements révolutionnaires

« Cet aspect [la faiblesse du Parti communiste chez les ouvriers spécialisés] n’a certainement pas été non plus sans lien avec la suite : une révolte qui démarre et s’étend sans l’aval des directions syndicales en 1936, puis une difficulté extrême pour Thorez à expliquer qu’« il faut savoir terminer une grève ». Tout simplement parce que la faiblesse de ce mouvement ouvrier déjà presque entièrement pris dans les logiques réformistes et bureaucratiques (avec des modalités assez différentes entre la Social-démocratie et le stalinisme) n’a pas eu que des aspects négatifs. [...] À bien des égards, la nouvelle période du capitalisme est en train de reprolérariser les prolétaires, peut-être bien plus moralement encore que matériellement. Pas sûr qu’on y perde, et que cela doit nous détourner de la tâche opiniâtre de nous implanter sur les lieux de travail, comme de miser sur des grèves sans doute plus rares mais plus explosives, potentiellement bien moins contrôlables par des appareils bureaucratiques affaiblis qui ont fonctionné jusqu’ici comme des carcans et pas seulement comme des points d’appui. »

La faiblesse des organisations ouvrières actuelles n'empêchera pas leur reconstruction

« Pour faire face à la crise de 1929, Louis Renault a considérablement accélère la mise en place du taylorisme dans ses usines, ce qui en a modifié la sociologie, tout en faisant une chasse impitoyable aux équipes militantes. Le Parti communiste, déjà assez faible dans ce milieu particulier où les OS commencent à devenir majoritaires, en est réduit à sa plus simple expression en 1935 à Billancourt dans une usine de plus de 30 000 personnes : il ne reste plus qu’une seule cellule avec moins d’une dizaine de militants. Une situation extrêmement difficile qui exprime en condensé – au niveau de la gravité de la crise et de ses différentes conséquences – ce que nous vivons d’une certaine manière aujourd’hui de manière plus amortie et surtout bien plus étirée dans le temps. »

La classe ouvrière a perdu sa combativité

Les luttes ouvrières sont en baisse continuelle

« Ces profondes transformations provoquent un infléchissement des luttes sociales : si l’on exclut les grands mouvements de 1936 et de 1968, le maximum historique du nombre de conflits en France est atteint en 1971 (4350). »
Julian Mischi, Nicolas Renahy, « Classe ouvrière », Encyclopædia Universalis.

Les luttes ouvrières sont de plus en plus défensives, localisées et catégorielles

« Les actions revendicatives ouvrières prennent un caractère essentiellement défensif, sur le thème de la sauvegarde de l’emploi. »
Julian Mischi, Nicolas Renahy, « Classe ouvrière », Encyclopædia Universalis.

Les syndicats ont intégré la logique gestionnaire

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Les luttes ouvrières sont de plus en plus réactionnaires

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Les luttes d'aujourd'hui sont portées par d'autres acteurs sociaux

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La classe ouvrière du tiers-monde commence à lutter

« Depuis deux ans, en Chine, au Bangladesh, au Vietnam, et dans bien d’autres pays comme l’Égypte, les ouvriers ont renoué avec les traditions de lutte depuis longtemps oubliées. À Shenzhen, les ouvriers de Foxconn et ceux de Honda ont obtenu des augmentations de salaire de 20 % ; au Bangladesh, après de véritables émeutes dans les quartiers des ouvriers du textile, le salaire minimum a dû être augmenté. Ce gigantesque prolétariat du Tiers-monde réapprend très vite à lutter. Son existence même renforce de façon formidable le camp du prolétariat, notre camp. C’est pourquoi nous devons nous battre de toutes nos forces contre les préjugés des travailleurs d’ici qui voient en eux des adversaires, des concurrents, et non ce qu’ils sont : les nôtres, nos frères et nos sœurs de combat, dont il est fort possible que nous aurons beaucoup à apprendre, en matière de combativité, dans les années qui viennent ! »
« L’une des zones industrielles les plus gigantesques de la planète a occupé le devant de la scène, ces derniers mois, car il elles ont été le théâtre d’une série de grèves. Il s’agit de la ville de Shenzhen, en Chine. Cette ville comptait 30 000 habitants en 1976. Elle en compte 16 millions aujourd’hui. C’est là que l’on trouve les usines du groupe Foxconn et leurs 200 000 ouvriers, sous-traitant taïwanais de tous les géants de l’informatique, Foxconn fabrique notamment les I-Phone, les Ipad et les Neufbox. Foxconn à Shenzen, ce sont les syndicats interdits, des salaires misérables, des journées de travail de 12 à 14 heures souvent 6 jours sur 7, et un petit scandale qui a éclaté lorsque 18 salariés s’y sont suicidés l’an dernier. Des suicides que n’a pas du tout compris Steve Jobs, le patron d’Apple, vous savez, ce milliardaire tellement « cool » et qui ne met jamais de cravate : après avoir visité les usines de Foxconn, il a déclaré que c’était pourtant « un endroit plutôt sympa » ! Soyons justes : suite à ces événements, Apple a imposé à Foxconn de prendre des mesures contre les suicides de ses ouvriers. Sitôt dit, sitôt fait : Foxconn a fait installer des filets de sécurité dans ses usines. »

Ce recul ne peut justifier l'abandon des idées révolutionnaires

« On ne peut que constater le recul de la conscience ouvrière. Face à cette situation, la pire des choses à faire, serait d’abandonner nos idées sous prétexte que les travailleurs ne les reprennent pas. […] C’est tout de même la moindre des choses que le petit courant que nous représentons tente de garder vivantes ces idées et d’essayer de les transmettre, intactes, à ceux qui seront prêts demain à reprendre le combat. […] Il faut continuer de militer pour ces idées, continuer de tenter de les développer malgré les vents contraires et malgré le fait que les délais soient bien plus longs que ce que les fondateurs du communisme espéraient. Il faut continuer de gagner des travailleurs à la révolution, à la conscience communiste. »

La classe ouvrière n'a plus confiance en ses forces

La perte de la fierté et de la dignité ouvrières

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La perte de l'espoir collectif

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La montée de la résignation

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Ce recul ne peut justifier l'abandon des idées révolutionnaires

« On ne peut que constater le recul de la conscience ouvrière. Face à cette situation, la pire des choses à faire, serait d’abandonner nos idées sous prétexte que les travailleurs ne les reprennent pas. […] C’est tout de même la moindre des choses que le petit courant que nous représentons tente de garder vivantes ces idées et d’essayer de les transmettre, intactes, à ceux qui seront prêts demain à reprendre le combat. […] Il faut continuer de militer pour ces idées, continuer de tenter de les développer malgré les vents contraires et malgré le fait que les délais soient bien plus longs que ce que les fondateurs du communisme espéraient. Il faut continuer de gagner des travailleurs à la révolution, à la conscience communiste. »

La classe ouvrière est trop divisée pour avoir conscience d'elle-même

Une classe atomisée

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Une classe trop hétérogène

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Une classe touchée par le racisme et le sexisme

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Une classe touchée par l'individualisme

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La classe ouvrière a toujours été traversée de divisions

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La division de la classe ouvrière est une politique consciente de la bourgeoisie

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La division de la classe ouvrière dans le passé ne l'a pas empêchée de s'organiser et de lutter

« Patrick insiste beaucoup sur la dispersion du prolétariat, sa diversification, sa précarisation, comme autant d’obstacles à une conscience commune, et à l’organisation. Mais quelle était la situation du prolétariat à la fin du XIXe et au début du XXe à l’époque de Jaurès ? Ou dit autrement : est-ce que cette situation de précarité et de dispersion infiniment plus grande qu’aujourd’hui a empêché un Jaurès de jouer le rôle qui a été le sien, et au-delà, des dizaines de milliers de prolétaires de s’organiser dans un parti politique (le PS-SFIO disposant de plus d’une centaine de députés en 1914), des centaines de milliers dans une CGT révolutionnaire dirigée par le courant anarchiste ? Ce qui peut être pourrait nous interroger autrement sur ce qui fait défaut aujourd’hui.

Il faut par exemple imaginer que l’une des grèves ouvrières les plus importantes à l’époque du Second empire dans les années 1860 a eu lieu non pas au Creusot (qui existait déjà) ni dans les mines comme nous le raconte Zola dans Germinal, mais à Paris, avec plus de 10 000 ouvriers bronziers en grève pendant de longues semaines dispersés entre plusieurs centaines d’ateliers encore de type artisanal. Comment ont-ils fait ?

On peut aussi rappeler que la première grande grève dirigé par le tout jeune Parti communiste en 1924 – qui en a fait un conflit « exemplaire », réellement marquant dans la vie politique nationale, et tremplin pour la première campagne législative mené par le parti au même moment – n’a eu lieu ni chez monsieur Renault ni chez monsieur Berliet, mais à Douarnenez avec des sardinières (les « Penn sardines »), au fin fond de la Bretagne de Bécassine, dans des conditions autrement plus difficiles que bien des luttes aujourd’hui. Les grands centres industriels n’ont pas toujours été à la pointe de la lutte de classe, dans le passé déjà. Ce qui n’enlève rien à leur importance et au rôle qu’ils peuvent jouer à certains moments, mais sans être prisonniers de certains schémas sans doute un peu rigides. »

Le recul de la conscience de classe incombe aussi à la gauche et aux directions du mouvement ouvrier

« La baisse du vote à gauche des ouvriers, et plus largement la crise de subjectivité du prolétariat, est aussi une conséquence des choix politiques de toute cette gauche depuis les années 1980 acquise à la cogestion du capitalisme et au respect du pouvoir bourgeois. Sans même parler des trahisons de 1968, les classes populaires ont été, depuis, progressivement délaissées voire abandonnées au profit des « classes moyennes » ou de secteurs spécifiques du prolétariat (aristocraties ouvrières et spécialement fonctionnaires d’État ayant un statut spécial ou plus protégé), non seulement par la social-démocratie du PS, devenue aujourd’hui social-libérale PS, mais aussi par le PCF, dont la composition sociologique et les dirigeants ne sont quasiment plus ouvriers aujourd’hui, et les centrales syndicales de plus en plus intégrées à la cogestion du capitalisme (bien que leur rôle contre-révolutionnaire remonte au moins jusqu’à 1936). »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.
« La responsabilité de cette gauche est qu’elle a tout fait pour maintenir le fossé entre cette nouvelle réalité de la classe ouvrière d’aujourd’hui, majoritairement « employée », paritairement masculine et féminine, avec une forte composante immigrée (même de troisième génération), et une large frange de la jeunesse localisée sur des emplois précaires et atypiques – autant de franges minorées par le mouvement syndical organisé – et le modèle du « métallo » des années 1960, celui de l’ouvrier spécialisé homme et blanc. Ce modèle reste dominant dans les mémoires alors que s’est imposée l’image sans nuances d’une France « désindustrialisée ». Le rôle des organisations est naturellement de veiller à la vivacité de la conscience de classe, qui est tout sauf figée, mais au contraire épouse les transformations de la société : elles se sont au contraire livrées à un jeu de massacre symbolique. Alors qu’appartenir à la classe ouvrière était encore dans les années 1960 un motif de fierté enraciné dans une solidarité, une sociabilité et une mémoire valorisantes, aujourd’hui les classes les moins favorisées préfèrent l’image valorisante des « classes moyennes » qu’elle a activement contribué à forger, à celle plus ternie dorénavant attachée aux classes populaires. D’où la faiblesse croissante depuis trente ans du sentiment d’appartenance à la classe ouvrière, à la fois chez les ouvriers d’industrie, qui se vivent maintenant comme une espèce en voie de disparition ou déjà disparue, et chez les « employés », qui ne se reconnaissent pas en elle (à la fois parce que le « col bleu » et le « col blanc » sont deux modèles sociologiques distincts, et parce que le col bleu a aujourd’hui une image dévalorisée). »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

La classe ouvrière accumule avant tout des défaites

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