La classe ouvrière a perdu son pouvoir économique du fait du passage à une production à flux tendu

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Nous ne sommes plus dans la situation dans laquelle on se trouvait lorsque les mineurs, en se mettant en grève, bloquaient toute l’économie, et par leur nombre, leur place dans la société, jouaient en même temps un rôle politique central. L’organisation capitaliste de l’industrie et du tertiaire (distribution et commerce) en flux tendus, qui met les stocks sur les routes, ainsi que la structure de l’espace urbain, qui oblige des millions de salariéEs à des déplacements quotidiens éreintants, font des moyens de transport et donc des carburants une question essentielle, le talon d’Achille du système. Ce sont les secteurs de la circulation des personnes et des marchandises, avec les secteurs de l’énergie qui ont aujourd’hui la capacité de bloquer l’économie. Cela concerne notamment les transports en commun des grandes villes, le chemin de fer, les transports routiers, la production électrique, les raffineries…. On voit par cette énumération que ces secteurs n’ont pas du tout la même place dans la société que les mineurs il y a quelques dizaines d’années. »

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Il ne faut pas confondre blocage de la circulation et blocage de la production

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Il ne faut pas confondre blocage de la circulation et blocage de la production
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« Affirmer que le blocage de la « circulation » des marchandises est amené à avoir plus de rôle que la grève dans la production, c’est confondre deux choses :
  • Bloquer la circulation des produits, c’est bloquer le processus de réalisation de la plus-value.
  • Mais dans les sites industriels intégrés (les « écosystèmes ») le transport de marchandises ne relève pas de la sphère de la « circulation du capital » , mais bien de la production elle-même.
Bloquer l’acheminement d’une matière première, l’acheminement de pièces spéciales produites par un équipementier (un moteur d’avion, un système de cabines), empêcher la main d’œuvre d’aller du domicile au lieu de travail), etc., c’est bloquer la production elle-même. Ici les transports participent de la production de valeur et de plus-value (c’est-à-dire de la « valorisation » du capital), contrairement au premier cas où ils se contentent de contribuer à sa réalisation. Il faut donc distinguer entre la fonction circulatoire et la fonction productive d’une « circulation » d’informations, de marchandises ou de personnes (les « usagers » ne sont pas toujours de la main d’œuvre) afin de pouvoir montrer comment ses fonctions doivent être prises en compte et évaluer la justesse et l’efficacité de leurs blocages respectifs dans le cadre de la lutte. Dans le premier cas pris isolément, un « blocage » peut être tactique pour rendre visible un conflit, mais reste stratégiquement secondaire par rapport à une grève dans la production. Dans le second cas c’est un des composants, une des formes de la grève elle-même. Surestimer le blocage dans le premier cas (ce qui est le résultat mécanique de la confusion des deux cas), c’est le jouer, au plan théorique, de façon profondément antimarxiste contre la grève. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

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Références

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