La classe ouvrière est la classe la plus à même de devenir révolutionnaire

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Sous-arguments [ modifier ]

Du fait de ses mauvaises conditions de vie et de travail

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La classe ouvrière a la conscience révolutionnaire du fait de ses mauvaises conditions de vie et de travail
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« Le travailleur prolétaire, lui, n’envie pas le riche ; il ne désire pas sa situation, il le hait et le méprise. Il le hait comme exploiteur, il le méprise comme parasite. Il ne hait d’abord que les capitalistes avec lesquels il a affaire, mais il reconnaît bientôt que tous tiennent la même conduite à son égard, et sa haine, personnelle à l’origine, se change en une hostilité consciente vis-à-vis de toute la classe capitaliste. Cette hostilité contre les exploiteurs a caractérisé dès l’origine le prolétariat. La haine de classe n’est nullement un effet de la propagande socialiste, elle s’est manifestée longtemps avant que celle-ci n’ait agi sur la classe ouvrière. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.

Du fait de sa concentration dans les villes et les lieux de travail

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La classe ouvrière a la conscience révolutionnaire du fait de sa concentration dans les villes et les lieux de travail
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« Le prolétariat, dès les débuts de la révolution industrielle, s’est trouvé concentré dans des villes de plus en plus grandes, partageant les mêmes conditions de vie. Plongés dans les villes, au milieu d’un immense brassage culturel, technique, les prolétaires sont amenés à modifier non seulement leur manière de vivre, mais leur manière de penser, après avoir été, dit toujours Marx, « arrachés à la stupidité de la vie rurale. » »
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« Ce sont les conditions de vie que les capitalistes ont imposées aux prolétaires, c’est le bouleversement total de leur existence, qui a créé les conditions de cette prise de conscience. Des travailleurs des chemins de fer de Silésie, en 1844, s’exprimaient à ce propos dans une lettre : « [La situation] a pour nous un avantage : nous sommes venus ici par milliers, nous avons appris à nous connaître, et notre fréquentation mutuelle nous a ouvert l’esprit, à la plupart. Il n’y en a plus guère parmi nous qui croient aux vieilles blagues. Ce qu’on osait pas penser tout bas, à la maison, nous le disons maintenant tout haut : que c’est nous qui entretenons les riches, et que nous n’avons qu’à le vouloir pour qu’ils crèvent de faim s’ils ne veulent pas travailler. » »

Du fait de ses organisations et du travail de ses militants

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La classe ouvrière a la conscience révolutionnaire du fait de ses organisations et du travail de ses militants
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« À partir du Manifeste communiste, les principes du communisme sont clairs : le prolétariat est la seule classe qui peut transformer la société et en finir avec l’exploitation ; pour ce faire, elle a besoin d’accéder à une conscience de classe – dont le parti est à la fois la condition et le résultat. Pendant des dizaines d’années, des militants vont s’atteler à la tâche de faire pénétrer cette idée dans la classe ouvrière. Pendant des dizaines d’années, les milliers de révoltés qui vont surgir de la classe ouvrière vont avoir la possibilité de rencontrer ces militants et d’être influencés par eux. »
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« Si dès le Manifeste, Marx a perçu que le prolétariat était une classe potentiellement révolutionnaire, il n’a jamais pensé en revanche qu’elle le deviendrait automatiquement. Il lui fallait pour cela des idées, une théorie, une théorie dont les travailleurs pourraient s’emparer pour, dit Marx, « en faire une force ». Mais pour cela, il faut qu’elles existent, qu’elles vivent, et cela ne peut se faire qu’à travers des militants, en chair et en os. Le texte dont nous parlons s’appelle, rappelons-le, le Manifeste du Parti communiste. Dès cette époque, Marx était profondément convaincu que la classe ouvrière, pour devenir révolutionnaire, avait besoin d’une conscience, et que cette conscience ne pouvait s’exprimer qu’à travers un parti. »

Elle est la seule classe capable de mener la révolution jusqu'au bout

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La classe ouvrière est la seule classe capable de mener la révolution jusqu'au bout
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« Ce qui, fondamentalement, fait en revanche du prolétariat une classe révolutionnaire, c’est le fait que la société bourgeoise ne lui donne aucune possibilité, aucun espoir d’affranchissement individuel. Un prolétaire qui retourne à l’état d’artisan ou de petit patron ne peut guère espérer autre chose que de se voir ruiné par la concurrence de patrons plus riches – et donc mieux outillés – que lui, et de retourner à l’usine. […] Les prolétaires, eux, n’ont aucun privilège à consolider ; ils n’ont, dit Marx, « rien à sauvegarder qui leur appartienne » dans la société capitaliste, et ne peuvent changer le monde qu’en abolissant totalement tout rapport d’exploitation. C’est ce qui fait du prolétariat la classe la plus révolutionnaire que l’humanité ait jamais connue. Et la seule qui soit, frontalement, opposée aux capitalistes. »
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« Le prolétariat, la dernière des classes exploitées [...], ne peut utiliser le pouvoir qu’il aura conquis à faire peser l’exploitation sur d’autres épaules, à se faire exploiteur à son tour, à l’exemple des autres classes victorieuses. Il ne peut en user que pour mettre un terme à son exploitation, c’est-à-dire à toute exploitation. La raison de son exploitation est la propriété privée des moyens de production. Le prolétariat ne peut supprimer cette exploitation qu’en abolissant cette, propriété. N’ayant pas de propriété, le prolétariat peut être gagné à la cause de cette abolition, mais, d’un autre côté, étant exploité, il est obligé de procéder à cette suppression et de remplacer la production capitaliste par la production coopérative. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.

Les autres classes sociales ne peuvent pas avoir de conscience révolutionnaire

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Objections

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Références

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