La classe ouvrière a fait la preuve de sa capacité à faire la révolution

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher
pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat La classe ouvrière est-elle la seule classe révolutionnaire ?
.

Présentation de l'argument

[ + Ajouter un résumé ]

Citations

[ ± Ajouter ou retirer une citation ]

Sous-arguments

Elle s'est déjà emparée du pouvoir

Page détaillée
La classe ouvrière s'est déjà emparée du pouvoir dans l'Histoire
[ Modifier ]
« La Révolution russe a été le point culminant de l’ascension du mouvement ouvrier commencée en 1848. Elle a renforcé l’idée selon laquelle le prolétariat était la classe révolutionnaire de l’avenir. La Révolution russe n’a ressemblé à rien de ce qui s’était fait auparavant, et à rien de ce qui s’est fait après, jusqu’à maintenant tout au moins. Car cette révolution ne s’est pas contentée de renverser un tyran : elle a aussi renversé les républicains bourgeois qui ont succédé au tyran, ce que juin 48 n’avait pas réussi. Elle a placé à la tête d’un pays les ouvriers armés, et entrepris sous leur direction de remodeler totalement la société, sur une autre base que la propriété privée des moyens de production. Elle s’est donnée, dès le premier jour, l’objectif de gagner à elle les travailleurs du monde entier, de devenir une révolution mondiale, d’extirper le capitalisme de tous les recoins de la planète. Elle a créé une nouvelle Internationale, un authentique parti révolutionnaire mondial. Ses dirigeants ont analysé la faillite de la social-démocratie et tracé de nouvelles voies pour construire des partis révolutionnaires, redonnant ainsi de l’espoir et des perspectives aux travailleurs de toute la planète. »
« Si la Commune de Paris avait été un coup de tonnerre, la révolution d’Octobre 1917 en Russie fut un ouragan : ce n’était pas à l’échelle d’une ville, mais sur un territoire représentant un sixième des terres émergées de la planète que le prolétariat s’empara du pouvoir, consciemment – et dans un pays où il était extrêmement minoritaire, puisque plus de 90% de la population russe était paysanne. La Révolution russe fut la démonstration, concrète, qu’un prolétariat conscient et organisé, fût-il minoritaire, est capable d’entraîner derrière lui toutes les autres couches opprimées de la société, y compris la petite bourgeoisie et la paysannerie. »

Elle a terrorisé la bourgeoisie à diverses reprises

Page détaillée
La classe ouvrière a terrorisé la bourgeoisie à diverses reprises
[ Modifier ]
« Combatif et plus organisé qu’il ne l’avait jamais été, le mouvement ouvrier, entre 1880 et 1914, remporta d’importantes victoires, arracha aux patrons de meilleurs salaires, de meilleures conditions de vie, fit pénétrer des ouvriers dans les sanctuaires politiques de la bourgeoisie, les Parlements ; il fit planer sur toute la société bourgeoise la crainte permanente des révolutions et obligea la bourgeoisie à composer. »
« La réaction de la bourgeoisie face à cette révolution [la Révolution russe] montre à elle seule en quoi elle était profondément différente de toutes les autres : jamais, à aucun moment dans l’Histoire, la bourgeoisie n’a mis autant d’énergie, de haine, de hargne, dans sa volonté d’écraser une révolution. Si tous les États belligérants de la guerre de 1914-18 se sont subitement réconciliés pour aller essayer de massacrer la Révolution russe, c’est précisément parce que c’était une révolution prolétarienne, parce qu’elle avait créé le premier État dirigé par des ouvriers dans l’histoire, et que la bourgeoisie savait que son salut ne tenait qu’à la destruction de cet État. »
« Cette classe ouvrière industrielle concentrée, qui représentait ainsi environ 60 % des salariés en 1957 (contre 50 % en 1975 et environ 20 % aujourd’hui), avait déjà fait chanceler l’État et la société en 1936. Elle suscita en mai 1968, avec une grève générale de près de 10 millions de travailleurs, une véritable terreur dans la bourgeoisie. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

Elle a une longue et riche histoire de luttes

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Elle est à l'origine des plus grandes avancées sociales du 19e et 20 siècles

Page détaillée
La classe ouvrière est à l'origine des plus grandes avancées sociales du 19e et 20 siècles
[ Modifier ]
« C’est elle [la classe ouvrière] qui prit en main tous les grands combats de la société de l’époque, qui tira littéralement la société vers l’avant. Le mouvement ouvrier véhicula, à l’époque, avant tout le monde, les idées les plus progressistes – la réduction de la journée de travail, la lutte contre les préjugés religieux et antisémites, la lutte pour les droits des femmes, pour l’éducation populaire, pour l’union internationale entre les travailleurs, contre la guerre. […] Combatif et plus organisé qu’il ne l’avait jamais été, le mouvement ouvrier, entre 1880 et 1914, remporta d’importantes victoires, arracha aux patrons de meilleurs salaires, de meilleures conditions de vie, fit pénétrer des ouvriers dans les sanctuaires politiques de la bourgeoisie, les Parlements. »

[ ± Ajouter ou retirer un sous-argument ]

Objections

[ ± Ajouter ou retirer une objection ]

Références

[ ± Ajouter ou retirer une référence ]


Débat parent