Lénine n'a pas dit : "ll faut tuer tous les Romanov c'est-à-dire une bonne centaine"

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Présentation de l'argument [ modifier ]

Lénine aurait écrit selon Edvard Radzinsky dans Nicolas II le dernier des tsars" « Il faut décapiter au moins une centaine de Romanov, pour faire passer à leurs descendants le goût du crime » ou plus crûment d’après Hélène Carrère d’Encausse dans ses deux biographies respectives sur Lénine et Nicolas II « Il faut exterminer tous les Romanov, c’est-à-dire une bonne centaine ».  Divers sites internet anti-léninistes ont validé ces propos. C'était en 1911. Lénine attaquait alors les partisans russes d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise qui s’était imposée en Grande-Bretagne au XVIIème siècle après la décapitation à la hache en 1649 du « bandit couronné ». Lénine sous-entendait qu’on devrait engager « au moins » cent procédures d’inculpation contre cent personnes de la maison Romanov, construire cent gibets, forger cent haches, engager cent bourreaux. Loin de faire l'éloge de la violence en 1911 Lénine n’entendait pas imposer la république par la violence, mais par la propagande graduelle.

Citations [ modifier ]

« Pourquoi la lutte pour la république, est-elle une condition réelle de la conquête de la liberté en Russie ? Parce que l’expérience, la grande, l’inoubliable expérience de l’une des plus grandes décennies de l’histoire russe, je veux dire de la première décennie du XXème siècle, montre de façon claire, évidente, irréfutable, l’incompatibilité de notre monarchie avec les garanties les plus élémentaires de la liberté politique. L’histoire de la Russie, l’histoire séculaire du tsarisme font qu’au début du XXème siècle, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir chez nous d’autre monarchie que celle des Cent-Noirs et des pogromistes (...) Les ganaches libérales dissertent sur l'exemple d'une monarchie constitutionnelle de type anglais. Eh bien, si dans un pays aussi cultivé que l'Angleterre, qui n'a jamais connu le joug mongol, l'oppression de la bureaucratie, le déchaînement de la caste militaire, il a néanmoins fallu couper la tête à un bandit couronné pour apprendre aux rois à être des monarques « constitutionnels », en Russie il faudra couper la tête à cent Romanov au moins, pour enlever à leurs successeurs l'habitude d'organiser des bandes d'assassins Cent-Noirs et de déchaîner des pogromes. Si la social-démocratie a retenu quelque chose de la première révolution russe, elle doit maintenant bannir de tous nos discours, de tous nos tracts, le mot d'ordre de « à bas l'autocratie » qui s'est révélé inadapté et vague, et défendre exclusivement celui de « A bas la monarchie tsariste, vive la république. »
Lénine, « « A propos des mots d'ordre et de la conception du travail social-démocrate à la Douma et en dehors », Social-Démocrate », Oeuvres de Lénine tome 17 décembre 1910-avril 1912, p.341, 8-21 décembre 1911, Éditions sociales, Paris, 1968.
« Et qu’on ne vienne pas nous dire que le mot d’ordre de république ne correspond pas au stade actuel de développement politique des ouvriers et des paysans. Il y a dix ou douze ans, il n’y avait pas que « les populistes » à ne pas oser même évoquer en pensée le mot d’ordre de « A bas l’autocratie », il se trouvait même des social-démocrates, ceux que l’on nommait « économistes » pour protester contre son opportunité. Il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’une propagande républicaine, systématique, persévérante, trouvera maintenant en Russie le terrain le plus fertile,(...) Personne ne peut actuellement déterminer avec quelle rapidité croîtra la semence de la propagande républicaine, jetée en terre, là n’est pas l’essentiel ; ce dont il s’agit, c’est que les semailles soient bien faites, de manière réellement démocratique »
Lénine, « « A propos des mots d'ordre et de la conception du travail social-démocrate à la Douma et en dehors », Social-Démocrate n°25 », Oeuvres de Lénine tome 17 décembre 1910 -avril 1912, p.342, 8-21 décembre 1911, Éditions sociales, Paris, 1968.

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Sous-arguments [ modifier ]

Lénine s'est peut-être prononcé en 1910 pour l'abolition de la peine de mort

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Lénine s'est peut-être prononcé en 1910 pour l'abolition de la peine de mort
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Il existe par ailleurs un témoignage pamphlétaire selon lequel Lénine se prononça l'année précédente en 1910 pour l'abolition de la peine de mort : il est avancé en 1918 par son frère ennemi menchevik Julius Martov.
« En 1910, au Congrès international socialiste de Copenhague, on a pris la résolution de lutter dans tous les pays contre la barbarie de la peine de mort. Le socialisme international a reconnu que les socialistes ne peuvent jamais, dans aucune condition, admettre ce meurtre de sang-froid des gens sans armes, par ordre de l’Etat, que l’on appelle la peine de mort. Cette résolution, camarades, a été signée par tous les chefs actuels du parti bolcheviste : Lénine, Zinoviev, Trotsky, Kamenev, Radek, Rakovsky, Lounatcharsky. Je les ai vus à Copenhague, lever la main pour la résolution qui déclarait la guerre à la peine de mort. »
Julius Martov, Ah bas la peine de mort !, Moscou,, Aout 1918.

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Objections

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Références

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