Lénine donnait personnellement les ordres

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Les archives déjà disponibles montrent le degré d’intentionnalité qui a présidé à ces crimes. Les ordres émanaient du Bureau politique, voire de Lénine en personne qui fut le principal promoteur et protecteur des institutions chargées des exterminations : la Tcheka et l’Armée rouge. Le profil des responsables montre bien que ces crimes n’ont pas été le fait de quelques assassins isolés ou de bandes irresponsables, mais des principaux dirigeants du premier parti-État communiste. Il y a donc bien eu dès 1918 « intention de détruire en totalité ou en partie » des « groupes en tant que tels » – pour leur « appartenance de classe » ou leur caractère prétendument « contre-révolutionnaire ». »
Stéphane Courtois, « Rafael Lemkin et la question du génocide en régime communiste », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Lénine donne personnellement ses ordres, comme dans son télégramme du 9 août 1918 : « […] introduire sur le champ la terreur de masse, fusiller ou déporter les centaines de prostituées qui font boire les soldats, tous les ex-officiers, etc. […] déportation massive des mencheviks et autres éléments suspects ». Ou celui du 10 août : « Le soulèvement koulak doit être écrasé sans pitié. […] Trouvez des gens plus durs ». »
Stéphane Courtois, « La terreur : moyen ordinaire de gouvernement », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

En octobre 1917, il s'opposa seul et sans succès à l'abolition intégrale de la peine de mort, qu'il estimait hasardeuse en période révolutionnaire

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Hormis cet appel à pendre 100 koulaks les ordres d'aout 1918 sont systématiquement signés" Lénine, Président du conseil des commissaires du peuple (ou vice-versa)

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Hormis cet appel à pendre 100 koulaks les ordres d'aout 1918 sont systématiquement signés" Lénine, Président du conseil des commissaires du peuple (ou vice-versa)
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Les ordres tels qu'ils apparaissent pour les tomes 35, 36 et 44 du mois d'août 1918 des oeuvres sont systématiquement signés Lénine, Président du conseil des commissaires du peuple (ou vice-versa quant à l'apposition grammaticale), impliquant sinon une collégilaité dans la décision du moins une consultation qu'on ne retrouvera plus dans les années staliniennes. Les télégrammes signés Lénine" ou "votre Lénine" comme celui du 9 août appelant à fusiller (et non pendre) plusieurs centaines de prostituées relèvent de la correspondance privée. Ceci ajoute au doute quant à l'authenticité de cet appel à pendre, à la datation d'ailleurs incertaine.

A la différence des ordres d'exécution par Staline dans les années 1930 l'appel apocryphe à pendre 100 koulaks à Penza est resté inappliqué

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A la différence des ordres d'exécution par Staline dans les années 1930 l'appel apocryphe à pendre 100 koulaks à Penza est resté inappliqué
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Seulement 13 koulaks ont, le 12 août, été passés par les armes à Penza. Mais d'une part on réagissait localement en réaction aux exécutions par les koulaks, le 5 août, de huit communistes, d'autre part les communistes de Penza qui auraient reçu cet ordre ont désobéi sur un second point essentiel : ils ont fusillé les insurgés alors que l'ordre stipulait qu'ils devaient les pendre. Aucune sanction ne suivit cet acte d'insubordination à l'ordre présumé. Le premier point mis en relif selon nous par Lars T Lih montre que les 13 exécutions du 12 août à Penza ont été décidées sans relation avec un ordre politique quelconque
« Dans le télégramme envoyé à Penza, il demande donc d'écraser un soulèvement paysan contre les livraisons obligatoires de denrées alimentaires qui a éclaté le 5 août. Des paysans du village de Kuchi ont tué cinq soldats de l'armée rouge et trois membres du soviet local (...) Alors qu'il a exigé la pendaison d'une centaine de personnes la rébellion s'arrête le 12 août avec la fusillade de treize meneurs du village de Kuchi, considérés directement responsables de la mort des représentants de l'Etat. »
Lars T Lih, Lénine une biographie, p.161, trois voyages en train, Les prairies Ordinaires, Paris, 2015.

En février 1920, il espère que le comité exécutif central ratifie la décision du Conseil des commissaires du peuple d'arrêter les exécutions

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En février 1920, il espère que le comité exécutif central ratifie la décision du Conseil des commissaires du peuple d'arrêter les exécutions
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« Aussitôt après avoir remporté une victoire décisive, avant la fin même de la guerre, dès la prise de Rostov, nous avons renoncé aux exécutions capitales, démontrant de la sorte que nous suivons comme nous l'avions promis notre propre programme. Nous disons que l'usage de la violence est nécessaire pour écraser les exploiteurs, écraser les propriétaires fonciers, les capitalistes. Quand cela sera fait, nous renoncerons à toutes les mesures d'exception. Nous l'avons démontré dans les faits. Et je pense, je l'espère et j'en ai la conviction que le Comité exécutif central ratifiera à l'unanimité cette mesure du Conseil des Commissaires du Peuple et qu'il fera en sorte que les exécutions capitales deviennent impossibles en Russie. »
Lénine, oeuvres de Lénine, tome 30, septembre 1919-avril 1920, p.338, Rapport d'activité du comité exécutif central de Russie et du conseil des commissaires du peuple à la première session du comité exécutif central VIIèm législature - 2 février 1920, Editions sociales, Paris, 1964.

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Références [ modifier ]

  • Lénine, oeuvres de Lénine tome 30-septembre 1919-avril 1920, et tomes 35, 36, 44-Lettres, Editions sociales, Paris, 1964 (tome 30), 1964 (tome 35) , 1959 (tome 36) 1970 ( tome 44 ).  
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