Lénine défendait déjà la terreur en 1905

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Citations [ modifier ]

« La vaste révolte paysanne et urbaine qui secoue la Russie après la défaite historique de l’armée et de la flotte russes face au Japon en 1904-1905, incite Lénine à rentrer au pays. […] Dès ce moment, il insiste sur la nécessité de l’insurrection, de la terreur exercée par les masses et de la « guerre de partisans » – assassinat de membres de la police, attaques à main armée de banques et transports de fonds, etc. – organisée par le parti devenu un parti combattant dans le cadre d’une « guerre civile prolongée », prenant la forme d’une guerre sociale acharnée et appelant « une extermination implacable de l’ennemi ». »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« C’est dans un texte de février 1905 que Lénine reprend à son compte la proposition du Pope Gapone – un leader ambigu qui était à la tête de la manifestation durement réprimée du 9 janvier, le Dimanche rouge – de combiner terrorisme individuel et terrorisme de masse pour lutter contre l’autocratie, et qu’il souhaite que, dans la révolution en cours, le mot d’ordre soit celui de la fusion du terrorisme et de l’insurrection de masse. Pour Lénine, le Dimanche rouge a été un guet-apens tendu aux ouvriers qui ont été massacrés. À la violence terroriste du pouvoir tsariste, il faut répondre par la violence terroriste du prolétariat organisé par le parti. Ainsi, en décembre 1905, Lénine appellera à l’insurrection à Moscou et il encouragera, pendant toute cette période, l’action des groupes de combat bolcheviques. Il entreprendra même de démontrer qu’Engels avait eu tort d’affirmer, en 1895, que l’époque des combats de barricade à la façon de 1848 était terminée : au contraire l’insurrection de rue reste une méthode pertinente et même la plus élevée des méthodes de combat insurrectionnel. Pour lui, les efforts pour organiser l’insurrection et la terreur de masse en 1905 et dans les années qui suivent sont une réponse à l’agression menée par le tsarisme en janvier 1905. Il approuve et fait approuver par le parti en 1906 toutes les formes de violence : les hold-up pour se procurer des fonds, mais aussi l’exécution de fonctionnaires tsaristes, les combats de partisans. »
Dominique Colas, « Lénine et la terreur de masse », Quand tombe la nuit, L'Âge d'Homme, Lausanne, 2001.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

La violence terroriste inadmissible en démocratie contre des élus au suffrage universel, se justifie contre une dictature ou une autocratie

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La violence terroriste inadmissible en démocratie contre des élus au suffrage universel, se justifie contre une dictature ou une autocratie
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Lénine réagissait à une nouvelle insurrection ouvrière écrasée à Moscou en décembre 1905 dans le sang : "les enseignements de l'insurrection de Moscou (29 aout-11 septembre 1906)" ; insurrection étendue au même moment à la Lettonie. En 1905 -1906 il n'emploie pas les termes "terreur de masse", mais "terreur des masses" ou "terreur exercée par les masses" pour désigner la nouvelle situation. Ces insurrections indiquent que "le parti autoproclamé d'avant-garde" a suivi et non créé une révolution populaire et démocratique.

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Références

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