Lénine a violemment réprimé les socialistes en 1922

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Citations [ modifier ]

« À l’occasion du procès des socialistes-révolutionnaires avait été appliqué le nouveau Code pénal, entré en vigueur le 1er juin 1922. Lénine avait tout particulièrement suivi l’élaboration de ce code qui devait légaliser la violence exercée à l’encontre des ennemis politiques, la phase de l’élimination expéditive, justifiée par la guerre civile, étant officiellement close. Les premières ébauches soumises à Lénine appelèrent de sa part, le 15 mai 1922, ces remarques adressées à Kourskii, commissaire du peuple à la Justice : « A mon avis, il faut élargir le champ d’application de la peine de mort à toutes les formes d’activités des mencheviks, socialistes-révolutionnaires, etc. Trouver une nouvelle peine qui serait le bannissement à l’étranger. Et mettre au point une formulation qui lie ces activités à la bourgeoisie internationale. » Deux jours plus tard, Lénine écrivait à nouveau : « Camarade Kourskii, je veux ajouter à notre entretien cette ébauche d’un paragraphe complémentaire pour le Code pénal. […] L’essentiel est clair, je crois. Il faut poser ouvertement le principe, juste politiquement – et pas seulement en termes étroitement juridiques –, qui motive l’essence et la justification de la terreur, sa nécessité, ses limites. Le tribunal ne doit pas supprimer la terreur, le dire serait se mentir ou mentir ; mais la fonder, la légaliser dans les principes, clairement, sans tricher ou farder la vérité. La formulation doit être la plus ouverte possible, car seule la conscience légale révolutionnaire et la conscience révolutionnaire créent les conditions d’application dans les faits. » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Quelques semaines après ces parodies de jugement s’ouvrit à Moscou, le 6 juin 1922, un grand procès public, annoncé dans la presse depuis le 28 février : le procès de trente-quatre socialistes-révolutionnaires accusés d’avoir mené des « activités contre-révolutionnaires et terroristes contre le gouvernement soviétique », parmi lesquelles figuraient notamment l’attentat du 31 août 1918 contre Lénine et la « direction politique » de la révolte paysanne de Tambov. Selon une pratique qui allait être largement utilisée dans les années 30, les accusés constituaient un ensemble hétérogène d’authentiques dirigeants politiques, dont douze membres du Comité central du Parti socialiste-révolutionnaire, dirigé par Abraham Gots et Dimitri Donskoï, et d’agents provocateurs chargés de témoigner contre leurs coaccusés et de « confesser leurs crimes ». Ce procès permit aussi, comme l’écrit Hélène Carrère d’Encausse, de« tester la méthode des accusations emboîtées comme des poupées russes, qui, partant d’un fait exact – dès 1918, les socialistes-révolutionnaires s’étaient bien opposés à l’absolutisme dirigeant des bolcheviks –, aboutit au principe… que toute opposition équivaut en dernier ressort à coopérer avec la bourgeoisie internationale ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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