Lénine a violemment réprimé les ouvriers en 1920 suite aux mesures de militarisation du travail

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a violemment réprimé les ouvriers en 1918
Lénine a violemment réprimé les ouvriers au printemps 1919
Lénine a violemment réprimé les ouvriers en 1920 suite aux mesures de militarisation du travail
Lénine a violemment réprimé les ouvriers de Petrograd en 1921
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Présentation de l'argument

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Citations

« Destinées à « ramener l’ordre » dans les usines, les mesures de militarisation du travail suscitèrent, contrairement à l’effet recherché, de très nombreux débrayages, arrêts de travail, grèves et émeutes réprimés sans pitié. « La meilleure place pour un gréviste, ce moustique jaune et nuisible, pouvait-on lire dans la Pravda du 12 février 1920, c’est le camp de concentration ! » Selon les statistiques officielles du commissariat du peuple au Travail, 77 % des grandes et moyennes entreprises industrielles de Russie furent touchées par des grèves durant le premier semestre 1920. De manière significative, les secteurs les plus perturbés – la métallurgie, les mines et les chemins de fer – étaient aussi ceux où la militarisation du travail était la plus avancée. Les rapports du département secret de la Tcheka adressés aux dirigeants bolcheviques jettent une lumière crue sur la répression menée contre les ouvriers réfractaires à la militarisation : arrêtés, ils étaient, le plus souvent, jugés par un tribunal révolutionnaire pour « sabotage » ou « désertion ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

À Simbirsk

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Lénine a violemment réprimé les ouvriers de Simbirsk en 1920 suite aux mesures de militarisation du travail
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« Ainsi à Simbirsk, pour ne prendre que cet exemple, douze ouvriers de l’usine d’armement furent condamnés à une peine de camp en avril 1920 pour avoir « fait du sabotage sous forme de grève italienne […] mené une propagande contre le pouvoir soviétique en s’appuyant sur les superstitions religieuses et la faible politisation des masses […] donné une fausse interprétation de la politique soviétique en matière de salaires ». Déchiffrant cette langue de bois, on peut en déduire que les accusés avaient fait des pauses non autorisées par la direction, protesté contre l’obligation de travailler le dimanche, critiqué les privilèges des communistes et dénoncé les salaires de misère… »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Dans l'Oural

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Lénine a violemment réprimé les ouvriers de l'Oural en 1920 suite aux mesures de militarisation du travail
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« Les plus hauts dirigeants du Parti, dont Lénine, appelaient à une répression exemplaire des grèves. Le 29 janvier 1920, inquiet devant l’extension des mouvements ouvriers dans l’Oural, Lénine télégraphia à Smimov, chef du Conseil militaire révolutionnaire de la Ve armée : « P. m’a rapporté qu’il y a du sabotage manifeste de la part des cheminots. […] On me dit que les ouvriers d’Ijevsk sont aussi dans le coup. Je suis étonné que vous vous en accommodiez et que vous ne procédiez pas à des exécutions massives pour sabotage. » Il y eut de nombreuses grèves suscitées en 1920 par la militarisation du travail : à Ekaterinbourg, en mars 1920, 80 ouvriers furent arrêtés et condamnés à des peines de camp ; sur la ligne de chemin de fer Riazan-Oural, fin avril 1920, 100 cheminots furent condamnés ; sur la ligne de chemin de fer Moscou-Koursk, en mai 1920, 160 cheminots furent condamnés ; dans l’usine métallurgique de Briansk, en juin 1920, 152 ouvriers furent condamnés. On pourrait multiplier ces exemples de grèves sévèrement réprimées dans le cadre de la militarisation du travail. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

À Toula

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Lénine a violemment réprimé les ouvriers de Toula en 1920 suite aux mesures de militarisation du travail
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« L’une des plus remarquables [grèves] fut, en juin 1920, celle des manufactures d’armes de Toula, haut lieu de la protestation ouvrière contre le régime, pourtant déjà très durement éprouvée en avril 1919. Le dimanche 6 juin 1920, un certain nombre d’ouvriers métallurgistes refusèrent de faire des heures supplémentaires demandées par la direction. Quant aux ouvrières, elles refusèrent de travailler ce jour-là et les dimanches en général, expliquant que le dimanche était le seul jour où elles pouvaient aller au ravitaillement dans les campagnes environnantes. À l’appel de l’administration, un fort détachement de tchékistes vint arrêter les grévistes. La loi martiale fut décrétée, et une troïka composée de représentants du Parti et de la Tcheka fut chargée de dénoncer la « conspiration contre-révolutionnaire fomentée par les espions polonais et les Cent-Noirs dans le but d’affaiblir la puissance combattante de l’Armée rouge ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections

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Références

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