Lénine a violemment réprimé les ouvriers en 1918

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a violemment réprimé les ouvriers en 1918
Lénine a violemment réprimé les ouvriers au printemps 1919
Lénine a violemment réprimé les ouvriers en 1920 suite aux mesures de militarisation du travail
Lénine a violemment réprimé les ouvriers de Petrograd en 1921
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Présentation de l'argument

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Citations

« Quel que soit le nombre exact des victimes de la Terreur rouge de l’automne 1918 – et le seul décompte des exécutions rapportées dans la presse nous suggère qu’il ne saurait être inférieur à 10 000-15 000 –, cette Terreur consacrait définitivement la pratique bolchevique de traiter toute forme de contestation réelle ou potentielle dans le cadre d’une guerre civile sans merci soumise, selon l’expression de Latsis, à « ses propres lois ». Que des ouvriers se mettent en grève, comme ce fut, par exemple, le cas à l’usine d’armement de Motovilikha, dans la province de Perm, au début du mois de novembre 1918, pour protester contre le principe bolchevique de rationnement « en fonction de l’origine sociale » et les abus de la tcheka locale, c’est l’usine tout entière qui est aussitôt déclarée « en état d’insurrection » par les autorités. Aucune négociation avec les grévistes : lockout et renvoi de tous les ouvriers, arrestation des « meneurs », recherche des « contre-révolutionnaires » mencheviks soupçonnés d’être à l’origine de cette grève. Ces pratiques avaient certes été monnaie courante dès l’été 1918. À l’automne cependant, la tcheka locale, désormais bien organisée et « stimulée » par les appels au meurtre venus du Centre, alla plus loin dans la répression ; elle fit exécuter plus de 100 grévistes sans autre forme de procès. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Dans la seconde quinzaine de mai et au mois de juin 1918, de nombreuses manifestations ouvrières furent réprimées dans le sang à Sormovo, Iaroslavl, Toula, ainsi que dans les villes industrielles de l’Oural, Nijni Taguil, Beloretsk, Zlatous, Ekaterinbourg. La part de plus en plus active prise par les tchekas locales dans la répression est attestée par la fréquence croissante, en milieu ouvrier, des mots d’ordre et slogans contre la « nouvelle Okhranka » (police politique tsariste) au service de la « commissarocratie ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

Suite à la dissolution des soviets tenus par des opposants

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Lénine a violemment réprimé les ouvriers en 1918 suite à la dissolution des soviets tenus par des opposants
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« La dissolution des soviets tenus par les opposants, l’expulsion, le 14 juin 1918, des mencheviks et des socialistes-révolutionnaires du Comité exécutif panrusse des soviets suscitèrent protestations, manifestations et mouvements de grève dans de nombreuses villes ouvrières, où la situation alimentaire ne cessait, par ailleurs, de se dégrader. À Kolpino, près de Petrograd, le chef d’un détachement de la Tcheka fit tirer sur une marche de la faim, organisée par des ouvriers dont la ration mensuelle était tombée à deux livres de farine ! On releva dix morts. Le même jour, à l’usine Berezovski, près d’Ekaterinbourg, quinze personnes furent tuées par un détachement de Gardes rouges lors d’un meeting de protestation contre les « commissaires bolcheviques » accusés de s’être approprié les meilleures maisons de la ville et d’avoir détourné à leur profit les cent cinquante roubles imposés sur la bourgeoisie du lieu. Le lendemain, les autorités du secteur décrétèrent la loi martiale dans cette cité ouvrière et quatorze personnes furent immédiatement fusillées par la tcheka locale qui n’en référa pas à Moscou. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Même à Petrograd

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Lénine a violemment réprimé les ouvriers de Petrograd en 1918
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« Le 20 juin, V. Volodarski, un des dirigeants bolcheviques de Petrograd, était abattu par un militant socialiste-révolutionnaire. Cet attentat survenait à une période d’extrême tension dans l’ancienne capitale. Au cours des semaines précédentes, les relations entre les bolcheviks et le monde ouvrier n’avaient cessé de se détériorer ; en mai-juin 1918, la tcheka de Petrograd fit état de soixante-dix « incidents » – grèves, meetings antibolcheviques, manifestations – impliquant principalement les métallurgistes des forteresses ouvrières, qui avaient été les plus ardents partisans des bolcheviks en 1917 et avant. Les autorités répondirent aux grèves par le lock-out des grandes usines nationalisées, une pratique qui allait être généralisée dans les mois suivants pour briser la résistance ouvrière. L’assassinat de Volodarski fut suivi d’une vague d’arrestations sans précédent dans les milieux ouvriers de Petrograd ; « l’assemblée des plénipotentiaires ouvriers », organisation à majorité menchevik coordonnant l’opposition ouvrière à Petrograd, véritable contre-pouvoir ouvrier face au soviet de Petrograd, fut dissoute. Plus de huit cents « meneurs » furent arrêtés en deux jours. Les milieux ouvriers répliquèrent à ces arrestations massives en appelant à une grève générale le 2 juillet 1918. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections

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Références

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