Lénine a théorisé et réalisé la dictature de la direction bolchévik

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher
pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Lénine est-il le précurseur de Staline ?
.
flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Lénine est le concepteur d'un parti totalitaire
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a construit un parti-État
Le parti léniniste est le parti d'une avant-garde autoproclamée
Lénine a instauré un culte du chef
Le parti léniniste est inspiré d'organisations proto-totalitaires
Le parti bolchévik n'avait pas d’enracinement dans la société civile
Lénine a théorisé et réalisé la dictature de la direction bolchévik
Lénine a théorisé et réalisé l'épuration du parti
Le parti bolchévik avait sa milice privée
Tous les partis révolutionnaires russes étaient autoritaires et fortement centralisés avant la Révolution russe
Les pratiques bureaucratiques étaient enracinées dans la société russe
.

Présentation de l'argument

[ + Ajouter un résumé ]

Citations

« Lénine croit à la continuation, et même à l’aggravation de la lutte des classes sous la dictature de parti unique ; donc, logiquement le parti doit être traversé par cette lutte : en son sein se trouvent des ennemis. Nul besoin ici d’attribuer une psychologie de persécuté à Lénine, il suffit de supposer qu’il raisonne logiquement. Il proclame que, devant l’apparition d’une « déviation syndicaliste et anarchiste dans le parti », « l’épuration et l’assainissement s’imposent », ceci au Xe Congrès où il proclame aussi que le temps des discussions au sein du parti est terminé et qu’il faut maintenant parler avec les fusils. Le congrès décide aussi l’interdiction des fractions et la dissolution des groupes organisés autour de plates-formes, comme l’Opposition ouvrière d’Alexandra Kollontaï et Gregori Chliapnikov : ceci conduit mécaniquement à la dissimulation et à la suspicion de dissimulation. Et le système est tel que l’innocence ne peut être prouvée puisque les saboteurs ont des allures d’innocents, des visages et des comportements qui masquent leurs desseins. Staline conduira à l’extrême cette logique : plus un communiste à l’air d’être un bon communiste, plus on peut le soupçonner d’être un mauvais communiste masqué. »
Dominique Colas, « Lénine et la terreur de masse », Quand tombe la nuit, L'Âge d'Homme, Lausanne, 2001.
« Depuis le printemps 1918 et la rupture tant avec les anarchistes qu’avec les socialistes-révolutionnaires de gauche – qui participaient au Sovnarkom et ont rompu en s’opposant au traité de Brest-Litovsk –, Lénine renforce sans cesse le monopole du pouvoir au bénéfice des bolcheviks, accélère la conquête de l’appareil d’État par le parti et en multiplie les moyens d’action, en particulier grâce à la Tcheka – qui compte déjà 12 000 hommes fin juin 1918 pour atteindre le chiffre de 280 000 début 1921 – et à l’Armée rouge – armée de guerre civile qui, à partir du 9 juin 1918, bénéficie du service militaire obligatoire. Et, depuis le Xe congrès du Parti bolchevique en mars 1921, et l’interdiction des fractions au sein du parti, le processus est enclenché qui mènera au pouvoir absolu de la direction sur le parti, et bientôt à celui du secrétaire général sur la direction. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

[ + Ajouter une citation ]

Sous-arguments

[ + Ajouter un sous-argument ]

Objections

[ + Ajouter une objection ]

Références

[ + Ajouter une référence ]


Débat parent