Lénine a provoqué des famines pour mater des soulèvements

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Pour le petit peuple, il était évident, comme en témoignaient les propos rapportés par la police politique, que « le pouvoir soviétique veut faire crever de faim tous les paysans qui osent lui résister ». Bien que parfaitement informé des conséquences inéluctables de sa politique de réquisitions, le gouvernement ne prit aucune mesure. Alors même que la famine gagnait un nombre croissant de régions, Lénine et Molotov envoyèrent, le 30 juillet 1921, un télégramme à tous les dirigeants des comités régionaux et provinciaux du Parti leur demandant de « renforcer les appareils de collecte […], de développer une intense propagande auprès de la population rurale en lui expliquant l’importance économique et politique du paiement ponctuel et total des impôts […], de mettre à la disposition des agences de collecte de l’impôt en nature toute l’autorité du Parti et la totalité du pouvoir de répression de l’appareil d’État » ! »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« C’est la grande famine de 1921-1922 qui eut raison des campagnes les plus agitées, celles que les détachements de réquisition avaient le plus ponctionnées et qui s’étaient soulevées pour survivre. La carte de la famine recouvre exactement celle des zones des plus fortes réquisitions au cours des années précédentes et celle des zones des plus fortes révoltes paysannes. Alliée « objective » du régime, arme absolue de pacification, la famine servit, par ailleurs, de prétexte aux bolcheviks pour frapper un coup décisif contre l’Église orthodoxe et l’intelligentsia qui s’étaient mobiiisées pour lutter contre le fléau. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

La famine de 1921 est la conséquence des interventions étrangères contre le pouvoir bolchevique

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La famine de 1921 est la conséquence des interventions étrangères contre le pouvoir bolchevique
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Le spectre du communisme devenu réalité, il n'était pas du goût des classes possédantes du monde capitaliste de laisser un tel cauchemar hanter leurs nuits (...) Sans laisser le temps à la révolution de célébrer son premier anniversaire, elles prient une part active aux évènements russes (...) A partir de l'été 1918, des troupes toujours plus nombreuses, venues des différents continents ont ainsi foulé le sol russe pour tenter de briser le pouvoir soviétique : la Tchécoslovaquie envoya 50. 000 hommes ; le Royaume-Uni, 40. 000  ; le Japon, 28. 000 ; la Grèce, 24. 000 ; la Pologne, 12.000 ; les Etats-Unis, 13. 000 ; la France, 12. 000 ; l'Estonie, 11. 500 ; le Canada, 5. 000 ; la Serbie, 4. 000 ; la Roumanie, 4. 000 ; l'Italie, 2. 500 ; la Chine, 2. 300... Qui pourrait prétendre justifier la présence de cette armée de 200. 000 soldats au titre de l'ingérence humanitaire ? La terrible famine qui causa la mort de millions de personnes à cette époque ne peut être la raison invoquée pour légitimer cette intervention puisqu'elle fut la conséquence et non la cause de cette intrusion qui généralisa la guerre civile. »
Olivier Besancenot, Que faire de 1917 ? Une contre-histoire de la révolution russe, p.129-130, Seconde partie Les Soviets victimes de la Contre-Révolution , chapitre 1, 1917 prise au piège de la guerre civile ; le monde déclare la guerre à la révolution russe., Autrement, Paris, 2017.

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Références

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Débat parent