Lénine a pratiqué la prise d'otages

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Lénine est-il le précurseur de Staline ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Lénine a créé les instruments de la terreur stalinienne
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a pratiqué l'incarcération, la torture et la déportation
Lénine a pratiqué la prise d'otages
Lénine a militarisé le travail
Lénine a encouragé le pillage des riches
Lénine a provoqué des famines pour mater des soulèvements
Lénine a instauré la terreur dès son arrivée au pouvoir
Lénine a manipulé les statistiques officielles
Lénine a légalisé la violence contre les opposants par la création d'un Code pénal
Lénine a organisé les premiers procès truqués ou expéditifs
Lénine a forgé les instruments de répression que Staline n’aura plus qu’à reprendre
Lénine a créé une police politique : la Tchéka
Lénine a restauré la peine de mort dès juin 1918
Lénine a organisé un contrôle social par le travail
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Présentation de l'argument

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Citations

« Durant tout le mois d’août 1918, c’est-à-dire avant le déclenchement « officiel » de la Terreur rouge le 3 septembre, les dirigeants bolcheviques, Lénine et Dzerjinski en tête, envoyèrent un grand nombre de télégrammes aux responsables locaux de la Tcheka ou du Parti, leur demandant de prendre des « mesures prophylactiques » pour prévenir toute tentative d’insurrection. Parmi ces mesures, expliquait Dzerjinski, « les plus efficaces sont la prise d’otages parmi la bourgeoisie, à partir des listes que vous avez établies pour les contributions exceptionnelles levées sur les bourgeois, […] l’arrestation et l’enfermement de tous les otages et suspects dans des camps de concentration ». Le 8 août, Lénine demanda à Tsourioupa, commissaire du peuple à l’Approvisionnement, de rédiger un décret aux termes duquel, « dans chaque district producteur de céréales, vingt-cinq otages désignés parmi les habitants les plus aisés répondront de leur vie pour la non-réalisation du plan de réquisition ». Tsourioupa ayant fait la sourde oreille, prétextant qu’il était difficile d’organiser cette prise d’otages, Lénine lui envoya une seconde note, encore plus explicite : « Je ne suggère pas que les otages soient pris, mais qu’ils soient nommément désignés dans chaque district. L’objet de cette désignation, c’est que les riches, tout comme ils sont responsables de leur contribution, soient responsables sur leur vie de la réalisation immédiate du plan de réquisition dans leur district. » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Face à l’ampleur du problème [de la désertion], le gouvernement prit des mesures de répression de plus en plus dures. Non seulement des milliers de déserteurs furent fusillés, mais les familles des déserteurs furent traitées comme otages. Le principe des otages était, en réalité, appliqué, depuis l’été 1918, dans les circonstances les plus quotidiennes. En témoigne, par exemple, ce décret gouvernemental du 15 février 1919, signé par Lénine, qui enjoignait aux tchekas locales de prendre des otages parmi les paysans dans les localités où les corvées de déblayage de la neige sur les voies ferrées n’avaient pas été faites de manière satisfaisante : « Si le déblayage n’est pas fait, les otages seront passés par les armes. » Le 12 mai 1920, Lénine envoya les instructions suivantes à toutes les commissions provinciales de lutte contre les déserteurs : « Après expiration du délai de grâce de sept jours accordé aux déserteurs pour se rendre, il faut encore renforcer les sanctions à l’égard de ces traîtres incorrigibles au peuple travailleur. Les familles et tous ceux qui aident, de quelque manière que ce soit, les déserteurs seront désormais considérés comme otages et traités comme tels. » Ce décret ne faisait que légaliser des pratiques quotidiennes. Le flot de désertions n’en continua pas moins. En 1920-1921, comme en 1919, les déserteurs constituèrent le gros des partisans verts, contre lesquels les bolcheviks menèrent, trois ans durant (voire quatre ou cinq ans dans certaines régions), une guerre impitoyable, d’une cruauté inouïe. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

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Objections

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Références

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