Lénine a pratiqué l'incarcération, la torture et la déportation

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Lénine a créé les instruments de la terreur stalinienne
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a pratiqué l'incarcération, la torture et la déportation
Lénine a pratiqué la prise d'otages
Lénine a militarisé le travail
Lénine a encouragé le pillage des riches
Lénine a provoqué des famines pour mater des soulèvements
Lénine a instauré la terreur dès son arrivée au pouvoir
Lénine a manipulé les statistiques officielles
Lénine a légalisé la violence contre les opposants par la création d'un Code pénal
Lénine a organisé les premiers procès truqués ou expéditifs
Lénine a forgé les instruments de répression que Staline n’aura plus qu’à reprendre
Lénine a créé une police politique : la Tchéka
Lénine a restauré la peine de mort dès juin 1918
Lénine a organisé un contrôle social par le travail
Aucune objection n'a été entrée.
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Présentation de l'argument

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Citations

« Les bolcheviks ont imposé par la violence une ségrégation spatiale qui s’est inscrite d’abord en creux, à travers des vagues massives d’émigration et d’exil, plus d’un million de membres des classes « condamnées par l’Histoire » s’étant enfuies pour sauver leur vie. Mais très vite, cette ségrégation a pris la forme de l’enfermement dans des prisons puis dans des camps de concentration dont Trotski réclamait l’installation dès le 4 juin 1918, suivi en cela le 26 juin par le Conseil des commissaires du peuple qui exigea que ces camps soient utilisés pour mettre hors d’état de nuire les « ennemis intérieurs ». Et le 8 août, Trotski approuva la création des trois premiers camps, appelés à devenir un véritable système concentrationnaire, dès 1921, dans le complexe des îles Solovki, sur la mer Blanche, bien avant que les nazis n’aient ouvert leur premier camp. Le mot « concentration » n’avait pas une connotation seulement administrative, mais visait à terroriser : le décret sur la Terreur rouge précisait que les communistes voulaient ainsi se protéger de leurs ennemis « en les isolant dans des camps de concentration ». Ce système, géré par la police politique, avait un caractère extra-judiciaire reconnu par une loi du 17 février 1919, et dès 1921, on recensait 84 camps qui regroupaient 115 000 internés et qui allaient devenir le laboratoire du travail forcé mais aussi de l’extermination, avant de se transformer en 1930 en « Goulag », par lequel passèrent – ou trépassèrent – plus de 15 millions de Soviétiques. »
Stéphane Courtois, « Rafael Lemkin et la question du génocide en régime communiste », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Les dirigeants bolcheviques expérimentèrent, en août 1918, un autre instrument de répression apparu dans la Russie en guerre : le camp de concentration. Le 9 août 1918, Lénine télégraphia au Comité exécutif de la province de Penza d’enfermer « les koulaks, les prêtres, les Gardes blancs et autres éléments douteux dans un camp de concentration ». Quelques jours auparavant, Dzerjinski et Trotski avaient également prescrit l’enfermement d’otages dans des « camps de concentration ». Ces « camps de concentration » étaient des camps d’internement où devaient être parqués, par simple mesure administrative et sans le moindre jugement, les « éléments douteux ». De nombreux camps, où avaient été internés des prisonniers de guerre, existaient en Russie, comme dans d’autres pays belligérants. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

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Objections

On sait depuis la chute de l'URSS que le chiffre de 15 millions de morts dans les camps de concentration staliniens est tout-à-fait fantaisiste

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On sait depuis la chute de l'URSS que le chiffre de 15 millions de morts dans les camps de concentration staliniens est tout-à-fait fantaisiste
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En tout quatre millions de personnes ont été condamnées entre 1921 et 1953 dont à peu près 800.000 (799. 455 et non 700. 000 comme c'est écrit ci-dessous) ont été condamnées à mort. On voit qu'un peu moins d'un million (963. 766) sont morts dans les camps en quatorze ans (1er janvier 1934-31 décembre 1947). Une bonne moitié d'entre eux ont été en fait des victimes indirectes de l'hitlérisme : l'agresssion nazie de juin 1941 qui provoqua dans tout le pays chez les libres comme chez les prisonniers soviétiques de famines et d'épidémies. Environ deux millions (et non quinze) de personnes ont été arrêtées sous Staline dans les années 1930, parmi lesquelles, 1 million ont été passées par les armes ou sont mortes dans les camps. Même si on ajoute dans le "terrible bilan" des 4 millions de condamnations les 1. 800. 000 koulaks déportés au début des années 1930 (parmi lesquels quelques centaines de milliers périrent de faim) on est loin des quinze millions de déportés.
« J'ajoute des données tirées d'une source qu'utilise Kurassvili. Il s'agit d'un chercheur de Moscou , V. S. Zemskov, connu pour avoir publié des données fiables sur les camps et les purges. Zemskov polémique avec Roy Medvedev et Olga Satnovskai (...) Medvedev affirmait que durant les purges de 1937-1938, le nombre de détenus au goulag avait augmenté de plusieurs millions et que 5 à 7 millions de personnes avaient été victimes de la répression (...) Il y a bien eu une explosion du nombre de détenus en 1937-1938 mais elle se chiffre en centaines de milliers et non en millions. Krjuckov (chef du KGB sous Gorbatchev) a déclaré qu'il n'y a pas eu plus d'un million d'arrestations" en 1937-1938 (...) environ 700. 000 arrêtées pour des raisons politiques ont été exécutées entre 1921 et 1953. Satunovskaia (elle-même victime de la répression et qui a participé à la campagne de réhabilitation sous Khrouchtchev) a affirmé que pour la seule période 1935-1941, plus de 19 millions de personnes avaient été arrêtées et 7 millions fusillées (des chiffres repris avac enthousiasme à l'Ouest)- les autres ayant disparu dans les camps. Or Zemskov écrit que Satunovskaia a multiplié les chiffres par dix - une exagération de taille ! Des données fiables existent pour la période du 1er janvier 1934 au 31 décembre 1947, montrant que dans l'ensemble des camps du goulag, 963. 766 prisonniers sont morts - ce chiffre concerne les "ennemis du peuple", mais aussi les détenus de droit commun. Ce dernier chiffre, ainsi que celui des personnes décédées lors de la déportation des koulaks, peut être ajouté au "terrible prix" qui a été payé. »
Moshe Lewin, Le siècle soviétique, p.515, Annexe 2, Fayard/ Le Monde Diplomatique, Paris, 2003.

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Références

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