Lénine a mené la décosaquisation sans discernement

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Sous-arguments [ modifier ]

Des exécutions expéditives

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Lénine a ordonné des exécutions expéditives contre les Cosaques
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« En réalité, comme le reconnut, en juin 1919, Reingold, président du Comité révolutionnaire du Don, chargé d’imposer « l’ordre bolchevique » dans les terres cosaques, « nous avons eu tendance à mener une politique d’extermination massive des Cosaques sans la moindre distinction ». En quelques semaines, de la mi-février à la mi-mars 1919, les détachements bolcheviques avaient exécuté plus de huit mille Cosaques. Dans chaque stanitsa (bourg cosaque), des tribunaux révolutionnaires procédaient en quelques minutes à des jugements sommaires de listes de suspects, généralement tous condamnés à la peine capitale pour « comportement contre-révolutionnaire ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
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« Toute résistance était impitoyablement punie. Lorsque le chef de la tcheka de Piatigorsk tomba dans une embuscade, les tchékistes décidèrent d’organiser une « Journée de la terreur rouge ». Outrepassant les instructions de Lander lui-même, qui souhaitait que « cet acte terroriste fût mis à profit pour attraper des otages précieux en vue de les exécuter, et pour accélérer les procédures d’exécution des espions blancs et des contre-révolutionnaires en général », les tchékistes de Piatigorsk se lancèrent dans une débauche d’arrestations et d’exécutions. Selon Lander, « la question de la Terreur rouge fut résolue de manière simpliste. Les tchékistes de Piatigorsk décidèrent de faire exécuter trois cents personnes en une journée. Ils définirent des quotas pour la ville de Piatigorsk et pour chaque bourg des environs, et ordonnèrent aux organisations du Parti de dresser des listes pour exécution. […] Cette méthode insatisfaisante entraîna un grand nombre de règlements de comptes. […] À Kislovodsk, faute d’idées, on décida de tuer les personnes qui se trouvaient à l’hôpital ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

L'enfermement des vieillards, des femmes et des enfants

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Lénine a ordonné l'enfermement des vieillards, des femmes et des enfants cosaques
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« S’étant, une nouvelle fois, retrouvés dans le camp des vaincus, les Cosaques furent soumis à une nouvelle Terreur rouge. Un des principaux dirigeants de la Tcheka, le Letton Karl Lander, fut nommé « plénipotentiaire du Nord-Caucase et du Don ». Il mit en place des troïki, tribunaux spéciaux chargés de la décosaquisation. Durant le seul mois d’octobre 1920, ces troïki condamnèrent à mort plus de six mille personnes, aussitôt exécutées. Les familles, parfois même les voisins des partisans verts ou des Cosaques qui avaient pris les armes contre le régime et qui n’avaient pas été rattrapés, furent systématiquement arrêtées comme otages et enfermées dans des camps de concentration, véritables camps de la mort comme le reconnaissait Martyn Latsis, le chef de la Tcheka d’Ukraine dans l’un de ses rapports : « Rassemblés dans un camp près de Maïkop, les otages – des femmes, des enfants et des vieillards – survivent dans des conditions effrayantes, dans la boue et le froid d’octobre. […] Ils meurent comme des mouches. […] Les femmes sont prêtes à tout pour échapper à la mort. Les soldats qui gardent le camp en profitent pour faire commerce de ces femmes. » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections

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Références

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