Lénine a maintes fois souligné l'absence du droit à une information pluraliste du fait de la détention des journaux non bolcheviks par des milliardaires

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Présentation de l'argument [ modifier ]

On trouve ici l'écho d'une polémique contemporaine autour de la liberrté de la presse. Se limite-t-elle à la liberté pour le journaliste d'écrire ce qu'il souhaite ? Ne comprend-elle pas non plust la liberté pour chaque citoyen de choisir ses sources d'information. ?

Citations [ modifier ]

« Par liberté de la presse, la bourgeoisie entendait la liberté pour les riches de publier leurs journaux, pour les capitalistes de mettre la main sur la presse, mainmise qui conduisait en fait partout, dans tous les pays sans en excepter les plus libres, à la vénalité de la presse. Par liberté de la presse, le gouvernement ouvrier et paysan entend la libération de la presse du joug du capital, la transformation en propriété de l'Etat des papeteries et des imprimeries, l'attribution à chaque groupe de citoyens qui atteint un effectif donné ( 10. 000, par exemple ) d'un droit égal à l'usage d'une part correspondante des stocks de papier et d'une main d'oeuvre correspondante pour l'impression. »
Lénine, oeuvres de Lénine, tome 26 (septembre 1917-février 1918), p.294, Projet de de résolution sur la liberté de la presse 4 (17) novembre 1917, Éditions sociales, Paris, 1958.
« Les publications privées doivent être reconnues comme monopole. Les membres du syndicat des typographes considèrent les choses du point de vue de leur pain. Nous le leur donnerons, mais sur une autre forme. Nous ne pouvons pas donner à la bourgeoisie la possibilité de nous calomnier. Il faut tout de suite désigner une commission d'enquête sur la dépendance des journaux bourgeois à l'égard des banques. De quelle liberté ces journaux ont-ils besoin ? N'est-ce pas de la liberté d'acheter une grande quantité de papier et d'employer une grande quantité de barbouilleurs de papier ? Nous devons nous libérer de cette liberté de la presse qui est dans la dépendance du capital. Cette question a une importance de principe. Si nous marchons à la révolution sociale, nous ne pouvons ajouter aux bombes de Kalédine les bombes du mensonge. Il y a naturellement des défauts dans notre projet de loi. Mais les Soviets l'appliqueront partout, selon les conditions locales. »
Lénine, oeuvres de Lénine tome 26 (septembre 1917-février 1918), p.297-298, Discours sur la question de la presse 4 (17) novembre 1917, Éditions Sociales, Paris, 1958.
« Où est la liste noire des fabriques retardataires, demeurées après la nationalisation des modèles de désarroi, de désagration, de malpropreté, de banditisme, de parasitisme (...) ? Nous ne savons pas remplir notre devoir, puisque nous ne faisons pas "la guerre" à ces "gardiens des traditions du capitalisme" (...) Nous ne savons pas nous servir des journaux pour défendre la lutte des classes, comme le faisait la bourgeoisie. Rappelez-vous comme elle savait parfaitement "traquer" dans la presse "ses" ennemis de classe, se moquer d'eux, les deshonorer, leur rendre la vie intenable. Et nous ? La lutte des classes, à l'époque de la transition du capitalisme au socialisme, ne consiste-t-elle pas à défendre les intérêts de la "classe" ouvrière contre les poignées, les groupes, les couches d'ouvriers qui s'accrochent obstinément aux traditions, usages du capitalisme et continuent à considérer l'Etat soviétique comme ils considéraient l'Etat d'hier : "lui" fournir le moins de travail possible, de la qualité la plus basse, et "lui" arracher le plus d'argent. En est-il peu de ces gredins, par exemple, parmi les typographes, des imprimeries soviétiques, les ouvriers de Sormovo de de Poutilov ? Combien en avons-nous attrapé, démasqué, cloué au pilori ? La presse garde le silence là-dessus. Et si elle en parle c'est en style administratif, bureaucratique, non pas comme une presse "révolutionnaire", comme l'organe de la dictature d'une classe dont les actes prouvent que la résistance des capitalistes et de ceux qui gardent les habitudes de parasitisme capitaliste sera brisée d'une main de fer. »
Lénine, oeuvres de Lénine, tome 28 (juillet 1918-mars 1919), p.96-97, "Du caractère de nos journaux", 20 septembre 1918, Éditions Sociales, Paris, 1961.
« La "liberté de la presse" est également un des principaux mots d'ordre de la "démocratie pure". Encore un coup, les ouvriers savent - les socialistes de tous les pays l'ont reconnu des millions de fois - que cette liberté est une duperie tant que les meilleures imprimeries et les gros stocks de papier sont accaparés par les capitalistes, tant que demeure le pouvoir du capital sur la presse, qui se manifeste dans le monde d'une manière d'autant plus brutale, éhontée, cynique que la démocratie et le régime républicain sont développés, par exemple en Amérique. Afin de conquérir l'égalité véritable et la démocratie réelle pour les travailleurs, les ouvriers et les paysans, on doit d'abord empêcher le capital d'embaucher les écrivains, d'acheter les maisons d'édition et de corrompre la presse (...) Les capitalistes qualifient de liberté de la presse la liberté pour les riches de soudoyer la presse, la liberté d'utiliser leurs richesses pour fabriquer et falsifier ce qu'on appelle l'opinion publique (...) La liberté et l'égalité véritables règneront dans le régime que construisent les communistes (...) où il n'y aura pas de possibilité objective de soumettre, directement ou non, la presse au pouvoir de l'argent, où rien n'empêchera les travailleurs (ou groupe de travailleur quelque soit son importance) de jouir sur un pied d'égalité du droit de se servir des imprimeries et du papier appartenant à la société. »
Lénine, Oeuvres de lénine, tome 28 (juillet 1918 - mars 1919 ), p.485-486, 1er congrès de l'internationale communiste, 4-6 mars 1919, Éditions sociales, Paris, 1961.
« On nous a accusés des milliers et des millions de fois, et on nous accuse toujours de violer la liberté de la presse, de renier la démocratie. Nos accusateurs appellent démocratie le fait que la presse soit achetée par les capitalistes, que les riches puissent utiliser la presse pour atteindre leurs propres buts. Nous n'appelons pas cela démocratie, mais ploutocratie. Tout ce que la culture bourgeoise a créé pour tromper le peuple et défendre les capitalistes, nous le lui avons enlevé pour satisfaire les besoins politiques des ouvriers et des paysans. Et nous avons fait dans ce domaine bien plus qu'aucun parti socialiste n'a réussi à réaliser en un quart de siècle ou un demi-siècle. »
Lénine, oeuvres de Lénine tome 29 (mars -août 1919), p.161, VIIIème congrès du PCR - 18 mars 1919, Éditions Sociales, Paris, 1962.
« La liberté de la presse, en société capitaliste, c'est la liberté de vendre du papier imprimé et d'influencer les masses populaires. La liberté de la presse, c'est son entretien, l'entretien de cet instrument d'action tout-puissant sur les masses populaires pour le compte du capital. Voilà ce qu'est la liberté de la presse que les bolcheviks ont supprimée, et ils sont fiers d'avoir pour la première fois, libéré la presse en l'arrachant aux capitalistes, d'avoir pour la première fois, dans un pays immense, fondé une presse qui ne dépend pas d'une poignée de riches et de millionnaires, mais une presse entièrement consacrée à la lutte contre le capital, et c'est à cette lutte que nous devons tout subordonner. Dans cette lutte seul le prolétariat ouvrier, capable d'entraîner les masses payasannes inconscientes, peut être la partie avancée des travailleurs, leur avant-garde. »
Lénine, Oeuvres de Lénine, tome 29 (mars-aout 1919), p.539-540, Discours au 1er congrès des travailleurs de l'enseignement et de la culture socialiste de Russie-31 juillet 1919, Éditions Sociales, Paris, 1962.

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Sous-arguments [ modifier ]

Il en va de même en 1922 de l'écrivain socialiste français, Anatole France

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Il en va de même en 1922 de l'écrivain socialiste français, Anatole France
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« « Ces maîtres de l'heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes: des usines, des banques, des journaux. (....) L'esprit de vengeance et de haine (...) est entretenu par les journaux. Et cette orthodoxie farouche ne tolère pas la dissidence ni même la tiédeur. Hors d'elle, tout est défaillance ou félonie. Ne pas la servir c'est la trahir. » »
Anatole France, « Lettre à Marcel Cachin, », L'Humanité,, 18 juillet 1922..

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Objections

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Références

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Débat parent