Lénine a interdit les partis et journaux d'opposition

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Dès leur prise de pouvoir, les bolcheviks interdirent la plupart des autres partis et les journaux indépendants. »
Stéphane Courtois, « Lénine, l'inventeur du totalitarisme », Le Figaro – Histoire, n°30, février-mars 2017.
« Lénine veille également à l’instauration du monopole idéologique, culturel et médiatique. Après avoir fait fermer des centaines de journaux, y compris socialistes non bolcheviques, il instaure dès 1920 le Glavlit, organe de censure générale de tout ce qui est imprimé. Très vite, l’idéologie bolchevique, colportée par tous les médias et par une propagande de plus en plus présente, devient la norme obligatoire. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Lénine a maintes fois souligné l'absence du droit à une information pluraliste du fait de la détention des journaux non bolcheviks par des milliardaires

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Lénine a maintes fois souligné l'absence du droit à une information pluraliste du fait de la détention des journaux non bolcheviks par des milliardaires
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Il en va de même en 1922 de l'écrivain socialiste français, Anatole France
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On trouve ici l'écho d'une polémique contemporaine autour de la liberrté de la presse. Se limite-t-elle à la liberté pour le journaliste d'écrire ce qu'il souhaite ? Ne comprend-elle pas non plust la liberté pour chaque citoyen de choisir ses sources d'information. ?
« Par liberté de la presse, la bourgeoisie entendait la liberté pour les riches de publier leurs journaux, pour les capitalistes de mettre la main sur la presse, mainmise qui conduisait en fait partout, dans tous les pays sans en excepter les plus libres, à la vénalité de la presse. Par liberté de la presse, le gouvernement ouvrier et paysan entend la libération de la presse du joug du capital, la transformation en propriété de l'Etat des papeteries et des imprimeries, l'attribution à chaque groupe de citoyens qui atteint un effectif donné ( 10. 000, par exemple ) d'un droit égal à l'usage d'une part correspondante des stocks de papier et d'une main d'oeuvre correspondante pour l'impression. »
Lénine, oeuvres de Lénine, tome 26 (septembre 1917-février 1918), p.294, Projet de de résolution sur la liberté de la presse 4 (17) novembre 1917, Éditions sociales, Paris, 1958.
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« Les publications privées doivent être reconnues comme monopole. Les membres du syndicat des typographes considèrent les choses du point de vue de leur pain. Nous le leur donnerons, mais sur une autre forme. Nous ne pouvons pas donner à la bourgeoisie la possibilité de nous calomnier. Il faut tout de suite désigner une commission d'enquête sur la dépendance des journaux bourgeois à l'égard des banques. De quelle liberté ces journaux ont-ils besoin ? N'est-ce pas de la liberté d'acheter une grande quantité de papier et d'employer une grande quantité de barbouilleurs de papier ? Nous devons nous libérer de cette liberté de la presse qui est dans la dépendance du capital. Cette question a une importance de principe. Si nous marchons à la révolution sociale, nous ne pouvons ajouter aux bombes de Kalédine les bombes du mensonge. Il y a naturellement des défauts dans notre projet de loi. Mais les Soviets l'appliqueront partout, selon les conditions locales. »
Lénine, oeuvres de Lénine tome 26 (septembre 1917-février 1918), p.297-298, Discours sur la question de la presse 4 (17) novembre 1917, Éditions Sociales, Paris, 1958.

C'est en 1922 et non en 1920 qu'est créé le Glavlit

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C'est en 1922 et non en 1920 qu'est créé le Glavlit
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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"Dès 1920.é L'erreur n'est pas mince. 1922 est l'année de la nomination de Staline au poste de secrétaire général du PCUS. Lénine, très malade, intervient de moins en moins. Début 1923 il disparaît. Nous sommes un an après la décision controversée chez les historiens d'interdire en mars 1921 les fractions, tout en maintenant un pluralisme dans la représentation au sein des délégations.
« En 1922, le gouvernement soviétique (Conseil des commissaires du peuple) crée un organisme spécial, le Glavlit, censé réguler la censure dans le domaine de l'édition, de la presse, du théâtre, du cinéma, etc. Le Glavlit met en place non seulement une censure préalable, mais aussi, à l'aide des services secrets (TCHK, GPU, OGPU, NKVD : les "ancêtres" du KGB), une censure punitive. Les critères d'interdiction de publication par le Glavlit figuraient dans le décret de 1922 : agitation contre le pouvoir soviétique, ouverture du secret militaire de la République, diffusion d'informations fausses, provocation de fanatisme national et religieux, caractère pornographique »
Ilya Kiriya, « La production des biens culturels en URSS ; une autre industrie culturelle », les enjeux de l'information et de la communication, p.30 - 39, 2004.

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Références

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Débat parent