Lénine a instauré un culte du chef

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Lénine est-il le précurseur de Staline ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Lénine est le concepteur d'un parti totalitaire
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a construit un parti-État
Le parti léniniste est le parti d'une avant-garde autoproclamée
Lénine a instauré un culte du chef
Le parti léniniste est inspiré d'organisations proto-totalitaires
Le parti bolchévik n'avait pas d’enracinement dans la société civile
Lénine a théorisé et réalisé la dictature de la direction bolchévik
Lénine a théorisé et réalisé l'épuration du parti
Le parti bolchévik avait sa milice privée
Tous les partis révolutionnaires russes étaient autoritaires et fortement centralisés avant la Révolution russe
Les pratiques bureaucratiques étaient enracinées dans la société russe
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Présentation de l'argument

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Citations

« Derrière ce parti [bolchevik] promu démiurge de l’Histoire, se profile la silhouette de son chef. Car, derrière le discours explicite, en apparence rationnel, du révolutionnaire se montrant attaché à l’efficacité générale du mouvement socialiste, pointe le discours implicite d’un homme qui cherche à imposer sa suprématie personnelle. À travers sa défense d’un marxisme radical et dogmatique, Lénine revendique le monopole de l’idéologie révolutionnaire : monopole de la pensée, réservé aux intellectuels au détriment des ouvriers et autres petits-bourgeois, et monopole du savoir révolutionnaire de Lénine – et de ses partisans – au détriment des autres groupes et leaders de la social-démocratie russe et internationale. Même si par prudence il ne précise jamais qui va diriger son « parti de type nouveau », il est clair qu’il s’en réserve le monopole de direction. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Dès le 14 novembre 1917, dans un moment de courage, Lounatcharski déclare devant une réunion de bolcheviks à Petrograd qu’« il ne restera bientôt qu’un seul homme dans le parti – le Dictateur ». Le 15 novembre, Kamenev est mis en accusation. Lénine convoque chaque membre du Comité central et les contraint à signer l’ultimatum qu’au nom de la majorité du CC il veut imposer à sa minorité, sous peine d’exclusion. Le 17 novembre, Zinoviev, Kamenev et Rykov démissionnent du Comité central et cinq commissaires du peuple sur quinze démissionnent du Sovnarkom. Ils publient une lettre ouverte où ils dénoncent la logique de monopole du pouvoir, symbolisée par un gouvernement purement bolchevique ne pouvant, à leurs yeux, se maintenir que « par la terreur politique », ce qui mènerait « à l’établissement d’un régime incompréhensible et à la destruction de la révolution et du pays ». « Incompréhensible » : l’aveu est de taille sur l’incapacité, chez ces protestataires, à imaginer ce qui est en train de se dérouler, même s’ils ont instinctivement senti la logique du processus engagé. Le 17 novembre encore, Lozovski proteste contre les méthodes dictatoriales de la fraction léniniste dans le parti et déclare que « le culte du héros » qui entoure Lénine est devenu le principe de base de la discipline du parti. On le voit, la logique du culte du chef ne date pas de Staline, même si Lénine était plus habile pour la camoufler. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

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Sous-arguments

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Objections

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Références

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