Lénine a instauré la Terreur rouge en août 1918

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a instauré la terreur dès décembre 1917 avec la création de la Tchéka
Lénine a instauré la terreur en avril-mai 1918 en Crimée
Lénine a instauré les premières mesures du communisme de guerre dès mai-juin 1918
Lénine a instauré la Terreur rouge en août 1918
La Tchéka a procédé à de nombreuses exécutions sommaires à partir de février 1918 en Russie
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Présentation de l'argument

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Citations

« Le 30 août 1918, deux attentats, l’un contre M. S. Ouritski, chef de la tcheka de Petrograd, l’autre contre Lénine, confortèrent les dirigeants bolcheviques dans l’idée qu’une véritable conspiration menaçait leur existence même. […] Dès le lendemain, articles de presse et déclarations officielles appelèrent au développement de la terreur :

« Travailleurs, écrivait la Pravda du 31 août 1918, le temps est venu pour nous d’anéantir la bourgeoisie, sinon vous serez anéantis par elle. Les villes doivent être implacablement nettoyées de toute la putréfaction bourgeoise. Tous ces messieurs seront fichés et ceux qui représentent un danger pour la cause révolutionnaire exterminés. […] L’hymne de la classe ouvrière sera un chant de haine et de vengeance ! »

Le même jour, Dzerjinski et son adjoint Peters rédigèrent un « Appel à la classe ouvrière » dans un esprit semblable : « Que la classe ouvrière écrase, par une terreur massive, l’hydre de la contre-révolution ! Que les ennemis de la classe ouvrière sachent que tout individu arrêté en possession illicite d’une arme sera exécuté sur-le-champ, que tout individu qui ose faire la moindre propagande contre le régime soviétique sera aussitôt arrêté et enfermé dans un camp de concentration ! » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« En ces temps de Terreur rouge, Dzerjinski fit publier un journal, Ejenedelnik VCK (L’Hebdomadaire de la Tcheka) ouvertement chargé de vanter les mérites de la police politique et d’encourager le « juste désir de vengeance des masses ». Six semaines durant et jusqu’à sa suppression, sur ordre du Comité central, à un moment où la Tcheka était contestée par un certain nombre de responsables bolcheviques, cet hebdomadaire relata sans fard ni pudeur les prises d’otages, les internements dans les camps de concentration, les exécutions, etc. Il constitue une source officielle et a minima de la Terreur rouge pour les mois de septembre et d’octobre 1918. On y lit que la tcheka de Nijni-Novgorod, particulièrement prompte à réagir sous les ordres de Nicolas Boulganine – futur chef de l’État soviétique de 1954 à 1957 –, a exécuté, dès le 31 août, 141 otages ; 700 otages ont été arrêtés en trois jours dans cette ville moyenne de la Russie. De Viatka, la tcheka régionale de l’Oural, évacuée d’Ekaterinbourg, rapportait l’exécution de 23 « ex-gendarmes », de 154 « contre-révolutionnaires », de 8 « monarchistes », de 28 « membres du Parti constitutionnel-démocrate », de 186 « officiers », de 10 « mencheviks et SR de droite », en l’espace d’une semaine. La tcheka d’Ivano-Voznessensk annonçait la prise de 181 otages, l’exécution de 25 « contre-révolutionnaires » et la création d’un « camp de concentration de 1 000 places ». Pour la tcheka de la petite ville de Sebejsk, « 16 koulaks passés par les armes et 1 prêtre qui avait célébré une messe pour le tyran sanguinaire Nicolas II » ; pour la tcheka de Tver, 130 otages et 39 exécutions. Pour la tcheka de Perm, 50 exécutions. On pourrait prolonger ce catalogue macabre, tiré de quelques extraits des six numéros parus de L’Hebdomadaire de la Tcheka. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« D’autres journaux provinciaux firent également état, durant l’automne 1918, de milliers d’arrestations et d’exécutions. Ainsi, pour ne prendre que deux exemples : l’unique numéro paru des Izvestia Tsaritsynskoï Goubtcheka (Les Nouvelles de la tcheka provinciale de Tsarytsine) faisait état de l’exécution de 103 personnes pour la semaine du 3 au 10 septembre 1918. Du 1er au 8 novembre 1918, 371 personnes passèrent devant le tribunal local de la tcheka : 50 furent condamnées à mort, les autres à « l’enfermement dans un camp de concentration, par mesure prophylactique, et en qualité d’otages, jusqu’à la liquidation complète de toutes les insurrections contre-révolutionnaires ». L’unique numéro des Izvestia Penzenskoï Goubtcheka (Les Nouvelles de la tcheka provinciale de Penza) rapportait, sans autre commentaire : « Pour l’assassinat du camarade Egorov, ouvrier de Petrograd en mission commandée dans un détachement de réquisition, 152 Gardes blancs ont été exécutés par la tcheka. D’autres mesures, encore plus rigoureuses [sic], seront prises dans le futur contre tous ceux qui lèveraient leur bras contre le bras armé du prolétariat. » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

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Objections

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Références

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