Lénine a entrepris un génocide de classe contre les Cosaques

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a entrepris la décosaquisation
Lénine a entrepris un génocide de classe contre les Cosaques
Lénine a mené la décosaquisation sans discernement
La décosaquisation menée par Lénine préfigure les opérations de dékoulakisation sous Staline
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Citations

« Le premier acte de génocide majeur eut lieu en 1919-1920 quand fut engagée contre les Cosaques du Don et du Kouban la « décosaquisation » sur un ordre du Bureau politique du Parti bolchevique du 24 novembre 1919 spécifiant de « les exterminer jusqu’au dernier » ; en un an, 15 0000 Cosaques furent massacrés et leurs familles internées dans des camps que la Tcheka elle-même qualifiait de « camps de la mort » ; au total, entre 300 000 et 500 000 personnes furent massacrées ou déportées sur une population de 3 millions d’habitants. »
Stéphane Courtois, « Rafael Lemkin et la question du génocide en régime communiste », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Le processus confine alors au génocide de classe. En effet si Gracchus Babeuf, dans sa brochure de 1794 La Guerre de la Vendée et le système de dépopulation, condamne le traitement appliqué aux Vendéens et se dit « homme à préjugé sur la question de l’extermination », Lénine ne l’est pas. Le 24 novembre 1919, il fait adopter par le Politburo la décision de « décosaquisation » du Don – « les exterminer jusqu’au dernier » –, entraînant l’assassinat ou la déportation de 300 000 à 500 000 cosaques sur une population de 3 millions. L’intention est confirmée par Steinberg, socialiste révolutionnaire de gauche et commissaire du peuple à la Justice début 1918, qui interroge Lénine : « À quoi bon un commissariat du peuple à la Justice ? Autant l’appeler commissariat du peuple à l’extermination sociale, et la cause sera entendue. » Celui-ci lui répond : « Excellente idée. C’est exactement comme cela que je vois la chose. Malheureusement on ne peut pas l’appeler ainsi. » »
Stéphane Courtois, « La terreur : moyen ordinaire de gouvernement », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Dès 1920, la « décosaquisation » correspond largement à la définition du génocide : l’ensemble d’une population à l’implantation territoriale fortement déterminée, les Cosaques, était exterminée en tant que telle, les hommes fusillés, les femmes, les enfants et les vieillards déportés, les villages rasés ou livrés à de nouveaux occupants non cosaques. Lénine assimilait les Cosaques à la Vendée pendant la Révolution française, et souhaitait leur appliquer le traitement que Gracchus Babeuf, « l’inventeur » du communisme moderne, qualifiait dès 1795 de « populicide ». »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, préface, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Parmi les divers épisodes de la lutte menée par le pouvoir bolchevique contre la paysannerie, la « décosaquisation » – c’est-à-dire l’élimination des Cosaques du Don et du Kouban en tant que groupe social – occupe une place particulière. Pour la première fois, en effet, le nouveau régime prit un certain nombre de mesures répressives pour éliminer, exterminer, déporter, suivant le principe de la responsabilité collective, l’ensemble de la population d’un territoire que les dirigeants bolcheviques avaient pris l’habitude de qualifier de « Vendée soviétique ». Ces opérations ne furent pas le résultat de mesures de rétorsion militaire prises dans le feu des combats, mais furent planifiées à l’avance, firent l’objet de plusieurs décrets pris au plus haut niveau de l’État, impliquant directement de très nombreux responsables politiques de haut rang (Lénine, Ordjonikidze, Syrtsov, Sokolnikov, Reingold). Mise en échec une première fois, au printemps 1919, à cause des revers militaires des bolcheviks, la décosaquisation reprit, avec une cruauté renouvelée, en 1920, lors de la reconquête bolchevique des terres cosaques du Don et du Kouban. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Références

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