Lénine a encouragé le pillage des riches

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Dès ce moment, la terreur se répand. Terreur spontanée provoquée par les slogans léninistes – « Volez les voleurs, pillez les pillards » – qui incitent la lie de la population à s’attaquer impunément aux « riches », multipliant vols, viols et assassinats ; au point que Gorki, pourtant jusque-là un fidèle soutien des bolcheviks, proteste violemment dans son journal, la Novaïa Jizn du 19 décembre 1917 : « Les instincts surexcités de ces foules bornées ont trouvé les porte-parole de leur anarchisme zoologique et nous voyons aujourd’hui ces meneurs de petits-bourgeois en révolte expérimenter de misérables petites idées qui ne sont point de Marx mais de Proudhon, répandre la subversion à la Pougatchev et non le socialisme et prêcher à qui mieux mieux le nivellement général sur une base d’indigence tant morale que matérielle. C’est dur de parler de cela mais il faut en parler car qui donc portera la responsabilité de tous les péchés et abominations commis par une force que désavoue le prolétariat conscient si ce n’est ce prolétariat conscient lui-même ? » »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« Si la révolution de février 1917 est relativement peu meurtrière, eu égard à l’ampleur de l’événement, la révolte agraire qui explose à partir de l’été 1917 provoque une terreur ponctuelle et spontanée des foules qui entraîne plus de victimes (assassinats de propriétaires fonciers, de régisseurs, etc.). Avec la révolution d’Octobre, celle-ci est encouragée par les slogans de Lénine qui incitent au pillage des « riches » et au désordre général, et par la dissolution de toutes les forces de l’ordre, ce qui donne libre cours à l’action de la pègre et de la populace. »
Stéphane Courtois, « La terreur : moyen ordinaire de gouvernement », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« La chose est d’autant plus aisée que les groupes-cibles sont les victimes systématiques d’une spoliation/expropriation qui fut l’un des premiers actes majeurs des bolcheviks au pouvoir, suivant le mot d’ordre de Lénine « Volez les voleurs, pillez les pillards ! ». Dans les mois qui suivirent le 7 novembre 1917, la Russie fut le théâtre d’un fantastique transfert de propriété de ceux qui « avaient du bien » soit vers le parti-État – le pouvoir saisit le contenu de 35 000 coffres-forts, d’innombrables immeubles, usines, commerces et propriétés agricoles –, soit vers les voyous et le lumpen-prolétariat qui sévissaient dans les villes, tandis qu’à la campagne les paysans dépouillaient les grandes propriétés de leur matériel agricole et de leur bétail. Or, comme le notait Lemkin dès 1944, la spoliation était un moyen d’affaiblir les groupes visés par le génocide – quand elle n’était pas l’un des moteurs du génocide. Et d’ailleurs, les nazis pratiquèrent et la stigmatisation symbolique et la spoliation des Juifs, avant d’engager leur ségrégation sociale et juridique. »
Stéphane Courtois, « Rafael Lemkin et la question du génocide en régime communiste », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]