Lénine était empli d'un immense désir de vengeance

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Alors qu’il était destiné à un bel avenir, il [Lénine] fut doublement frappé par le destin à un âge où la personnalité, en pleine formation, est fort impressionnable : en janvier 1886, son père mourut brusquement d’une hémorragie cérébrale ; et en mai 1887, son frère aîné et son modèle, Alexandre, qui s’était entiché des « exploits » des terroristes russes des années 1870-1880, fut condamné à mort et pendu pour avoir voulu attenter à la vie du tsar Alexandre III, dont il refusa de demander la grâce. Privé de tutelle, dans une famille désormais stigmatisée par la bonne société, et empli d’un immense désir de vengeance, Vladimir s’engagea dans le mouvement révolutionnaire de tendance marxiste. »
Stéphane Courtois, « Lénine, l'inventeur du totalitarisme », Le Figaro – Histoire, n°30, février-mars 2017.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

En octobre 1921 il ne voyait pas avec plus de bonheur les exécutions de Nicolas II et de Koltchak que l'exil de Wrangel et de Dénikine

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En octobre 1921 il ne voyait pas avec plus de bonheur les exécutions de Nicolas II et de Koltchak que l'exil de Wrangel et de Dénikine
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Un chef militaire mort (Koltchak) pour deux en exil depuis la mort de Nicolas II (Wrangel et Dénikine) apparaissent à Lénine en 1921 comme une première victoire ; mais assez marginale. C'est le combat contre le capitalisme anarchique, et l'échange anarchique qui lui semble beaucoup plus important. Les rancoeurs personnelles, relatives à la pendaison de son frère Alexandre Oulianov, appartiennent à un passé depuis longtemps révolu.
« « Maintenant il n’y a plus de grands propriétaires déclarés. Les Wrangel, les Koltchak et les Denikine sont, pour une part, partis rejoindre Nicolas Romanov, et pour une autre part se sont tapis en lieu sûr à l’étranger. Le peuple ne voit pas d’ennemi manifeste, comme auparavant le grand propriétaire foncier et le capitaliste (...) Comment le peuple peut-il prendre conscience du fait que, à la place de Koltchak, de Wrangel et de Dénikine, se trouve ici même, parmi nous l'ennemi qui a fait avorter toutes les révolutions antérieures ? Car si les capitalistes prennent le dessus sur nous, cela signifie le retour au passé, comme le confirme l'expérience de toutes les révolutions antérieures ? La tâche de notre parti est de faire pénétrer dans la conscience cette vérité que l'ennemi, parmi nous, c'est le capitalisme anarchique et l'échange anarchique des marchandises. » »
Lénine, « Pour le quatrième anniversaire de la révolution d'octobre », Oeuvres de Lénine, tome 33, août 1921- mars 1923, p.60-61, 17 octobre 1921, Éditions sociales,, Paris, 1963..

En février 1920 il appela à la fin des exécutions capitales

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En février 1920 il appela à la fin des exécutions capitales
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le bolchevisme est né en 1903 d'un rejet de la violence terroriste
Aucune objection n'a été entrée.
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« Aussitôt après avoir remporté une victoire décisive, avant même la fin de la guerre, dès la prise de Rostov, nous avons renoncé aux exécutions capitales, démontrant que nous suivions comme nous l'avions promis notre propre programme. Nous disons que l'usage de la violence est nécessaire pour écraser les exploiteurs, écraser les propriétaires fonciers et les capitalistes. Quand cela sera fait, nous renoncerons à toutes les mesures d'exception. Nous l'avons démontré dans les faits. Et je pense, je l'espère et j'en ai la conviction que le Comité exécutif central ratifiera à l'unanimité cette mesure du Conseil des Commissaires du Peuple et qu'il fera en sorte que les exécutions capitales deviennent impossibles en Russie. »
Lénine, « Rapport d'activité du CECR et du Conseil des Commissaires du Peuple » », oeuvres de Lénine, tome 30, p.338, 2 février 1920, Éditions Sociales, Paris, 1964.
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« Traduction revue par moi (Lucien Sève). Cf aussi, entre autres, le rapport que présente Lénine en février 1920 devant le Comité exécutif central de Russie. "La Terreur nous a été imposée par le terrorisme de l'Entente, au moment où les hordes des grandes puissances ont fondu sur nous, sans reculer devant rien" (t. 30 p. 338). Aussitôt après avoir remporté une victoire décisive, avant même la fin de la guerre. "Dès la prise de Rostov", ajoute Lénine, ayant remporté une victoire décisive et avant même la fin de la guerre, "nous avons renoncé aux exécutions capitales, démontrant de la sorte que nous suivions comme nous l'avions promis notre programme". Et quand les interventionnistes étrangers auront été entièrement chassés, "nous renoncerons à toutes les mesures d'exception. Nous l'avons démontré dans les faits". Aucune mention de semblables déclarations chez Werth, Graziozi, Carrère d'Encausse... »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante.Suivi d'un choix de textes de Lénine, p.61, Qui a voulu la guerre civile ? ( note 61 ), Éditions sociales les parallèlles 1917 + 100, Paris, 2017.

Références

  • Lénine, oeuvres de Lénine, tome 30, « Rapport d'activité du CECR et du Conseil des Commissaires du Peuple » », 2 février 1920, Éditions Sociales, Paris, 1964.  
  • Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'un choix de textes de Lénine, Qui a voulu la guerre civile ?, Éditions sociales les parallèlles 1917 + 100, Paris, 2017.  

    En fait de vengeance il épargna en 1918 au moins la veuve d'Alexandre III, Maria Fedorovna, ses filles Olga, Xenia

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    En fait de vengeance il épargna en 1918 au moins la veuve d'Alexandre III, Maria Fedorovna, ses filles Olga, Xenia
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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    La veuve d'Alexnadre III encore en vie on pouviat croire . qu'un Léninie avide de vengeance se serait empressé de la tuer . Il chercha au contraire, pour les intérêts de la Révolution, à la rendre aux Allemands et aux Danois. Elle s'attendait elle-même à être fusillée par les Bocheviks et mourra au contraire en exil en 1928 après avoir été retrouvée vivante avec une de ses filles Xenia Alexandrovna par les Anglais en avril 1919. Sa seconde fille, Olga Alexandrovna, sera retrouvée, à la grande surprise des occidentaux, vivante encore une année après en mars 1920. Ce qui ne fit qu'ajouter aux doutes de Joseph Lasies, auteur de la tragédie sibérienne, sur la réalité du massacre de toute la famille impériale à Ekaterinbourg.
    « Dans une lettre du 1er juillet 1918, le grand-duc Nicolas Mikailovitch a rapporté à l'historien Frédéric Masson que les Allemands étaient parvenus le 14 mai à libérer des géôles soviétiques la vieille impératrice, la mère de Nicolas II, mais que celle-ci avait refusé leur proposition d'être conduite sous leur protection jusqu'au Danemark : "je préfère être tuée par des Russes que libérée par des Allemands". »
    Marc Ferro, La vérité sur la tragédie des Romanov, p.115-116, Tallandier, Paris, 2012.
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    « Le 20 mars, la presse française reproduisait une dépêche de Washington nous disant que la grande-duchesse Olga, sœur du tsar, avait été retrouvée, avec d'autres personnes, hébergées dans un wagon, là-bas, dans les environs de la mer Noire, à Novorossisk. On croyait la grande-duchesse Olga perdue. La voilà retrouvée. Elle ne figure pas sur la liste des victimes d'Ekaterinbourg, mais le fait qu'elle est vivante quand on la croyait morte est tout de même de grand intérêt. »
    Joseph Lasies, La tragédie sibérienne, le drame d’Ekaterinbourg, la fin de l’amiral Koltchak., L’édition française,, Paris, 1921.

    Références

    • Marc Ferro, La vérité sur la tragédie des Romanov, Tallandier, Paris, 2012.  
    • Joseph Lasies, La tragédie sibérienne, le drame d’Ekaterinbourg, la fin de l’amiral Koltchak, L’édition française, Paris, 1921.  

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      Références

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