L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour expliquer l'ajustement des lois de l'univers

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L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour expliquer l'ajustement des lois de l'univers
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour expliquer l'apparition de la vie
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour expliquer la création, l'adaptation et la complexité des espèces
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour expliquer le langage humain
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour expliquer l'existence de la conscience
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour rendre compte du plan d'ensemble du monde
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur pour expliquer l'existence des lois de la nature
Dieu est une explication inexplicable
L'ordre et la complexité du monde s'expliquent par la science
La notion d'ordre est une projection de l'esprit humain
Le monde n'est pas ordonné mais chaotique
Postuler un Dieu créateur est une vision anthropomorphique
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Présentation de l'argument

Il existe quelques constantes fondamentales. Les valeurs de ces constantes sont données, sans que l'on puisse les expliquer. Si l'une de ces constantes variait de quelques centièmes, l'univers ne pourrait pas exister : soit il s'effondrerait sur lui-même, ou se disperserait sans former de galaxies, etc. Ces constantes sont donc ajustées d'une façon totalement improbable, pour permettre l'univers, la vie et la conscience. Seul Dieu a pu créer un tel ajustement.

Citations

« Depuis près de quarante ans, les scientifiques ont établi que l'existence de la vie était suspendue à un paramétrage extrêmement fin des conditions initiales de l'univers. Les capacités de calcul des ordinateurs ont en effet permis de simuler ce qu'aurait été l'univers si deux types de données avaient été différentes : les constantes qui figurent dans l'expression mathématique des lois physiques (par exemple G dans la loi de Newton F = G * m1 * m2 / d2) et les conditions initiales de l'univers (le niveau d'entropie, la densité, la vitesse d'expansion, le rapport entre matière et antimatière, etc.). Il va de soi que ces données ne sont pas déterminées par les lois physiques elles-mêmes, et que les lois pourraient rester les mêmes avec des constantes différentes (par exemple G pourrait être égal 7,673 au lieu de 6,673). On aurait pu penser que, vaille que vaille, à peu près n'importe quel arrangement eût donné un univers différent mais habitable, ou du moins riche en complexité. Eh bien pas du tout ! À leur étonnement, les scientifiques ont découvert qu'une modification minime d'une constante ou des conditions initiales entraînait la stérilité complète de l'univers. Il suffit de modifier d'un léger tour de vis les conditions physiques une seconde après le Big Bang pour rendre impossible la formation des étoiles, donc la synthèse des atomes lourds, donc la chimie, donc a fortiori toute formation de molécules complexes carbonées. [...] On peut multiplier les exemples, au moins pour donner quelques ordres de grandeur : si l'on augmente la force nucléaire forte de 1 %, l'apparition du carbone devient impossible. Si l'on augmente de 2 %, les protons ne peuvent plus se former à partir des quarks, tant et si bien qu'il n'y a même plus d'atomes dans la nature. Si on la diminue de 5 %, aucune synthèse d'éléments lourds n'est possible et l'univers n'est qu'un immense amas d'hydrogène. Si l'on s'intéresse maintenant à la force nucléaire faible, on voit qu'une valeur plus forte aurait empêché la fusion à l'intérieur des étoiles, nécessaire à la synthèse des éléments lourds indispensables à la constitution, bien plus tard, des molécules organiques. L'univers ne serait que de l'hydrogène. Plus faible et l'univers ne serait fait que d'hélium. Si la force gravitationnelle avait été légèrement plus grande, toutes les étoiles auraient été des « naines rouges », empêchant l'apparition des systèmes solaires propres à la vie. Légèrement plus faible, et les étoiles auraient brûlé trop vite pour que la vie pût apparaître. Des simulations ont également été menées sur la densité de l'univers et sa vitesse d'expansion : d'après Hawking, à l'ère de Planck, 10-43 seconde après le Big Bang, si la densité de l'univers avait été infinitésimalement différente, l'espace n'aurait pas été euclidien et la vie impossible. On pourrait continuer longtemps. L'abondance des « coïncidences anthropiques » est elle qu'elle est presque devenue un genre littéraire. Il existe plusieurs dizaines de constantes indépendantes les unes des autres, dont une modification minime aurait entraîné la stérilité de l'univers. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

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Sous-arguments

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Objections

Notre univers n'est qu'un des multiples univers existants

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Notre univers n'est qu'un des multiples univers existants
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Si la matière existe depuis un temps infini, il y a eu un nombre infini de Big Bang et de déploiements cosmiques. Or la moindre spéculation sur l'infini explique n'importe quelle série d'ajustements et de coïncidences. Considérons que toutes les constantes fondamentales soient distribués par le pur hasard. A chaque nouveau Big Bang correspondra un nouvel arrangement de ces constantes. On aura alors un nombre infini d'univers différents. Certains, non-viables, s'effondreront sur eux-mêmes, d'autres prendront une forme totalement différente de celle que nous connaissons. Au bout d'une infinité de jets de dés on obtiendra une composition absolument improbable des nombres fondamentaux. Les ajustements miraculeux qui permettent la vie se seront donc produits et se produiront nécessairement encore.

Cet ajustement fin est relativement probable

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Que Dieu ait réussi à ajuster les lois de l'univers est au moins aussi improbable que son existence

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Que Dieu ait réussi à ajuster les lois de l'univers est au moins aussi improbable que son existence
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« Le théiste dit que quand Dieu a organisé le monde, il a réglé les constantes fondamentales de l’univers de façon que chacune se trouve dans sa zone Goldilocks pour produire la vie. C’est comme si Dieu disposait de six boutons qu’il pouvait tourner et qu’il a titillé chacun d’eux pour l’amener à sa valeur de Goldilocks. Comme toujours, la réponse théiste est profondément insatisfaisante car elle laisse l’existence de Dieu inexpliquée. Un Dieu capable de calculer les valeurs de Goldilocks de six nombres devrait nécessairement être au moins aussi improbable que la combinaison si soigneusement ajustée de ces nombres – et c’est vraiment très improbable. Ce qui est en fait la prémisse de toute cette discussion. Il s’ensuit que la réponse théiste a complètement échoué à faire avancer d’un pas la résolution du problème. »
Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.

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