L'idée d'un temps sans commencement est inconcevable car contradictoire

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est une objection à L'univers n'a pas de commencement
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Aucun sous-argument n'a été entré. Le commencement n'est pas l'origine
Dieu est sempiternel
L'idée d'un temps sans commencement est inconcevable car contradictoire
L'idée d'un temps sans commencement conduit à abandonner la notion de temps
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Présentation de l'argument

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Citations

« L’idée d’un temps fini sans commencement est non seulement inimaginable, mais aussi inconcevable. Car toutes les tentatives que l’on peut faire pour y parvenir aboutissent à détruire le concept même de temps. Voyons cela. Un espace fini sans bord, c’est un espace dans lequel il est possible de se déplacer sans jamais rencontrer de limite, mais dont l’expansion totale est finie. Que pourrait bien être un temps fini sans commencement ? Hawking n’en dit rien, mais nous pouvons essayer d’y réfléchir. Nous retrouvons pour commencer l’idée zénonienne : le temps serait fini mais il n’a pas de commencement parce que tout intervalle de temps fini, et singulièrement le premier, comporterait un nombre infini d’instants à parcourir, ce qui rejettrait à l’infini le commencement. Pour être valable, cette solution suppose que le temps lui-même « mette du temps » à franchir le nombre potentiellement infini de ses propres instants divisibles ; mais c’est complètement absurde car le temps n’a pas de vitesse. L’autre solution pour donner un sens à l’idée d’un temps qui n’en finit pas de passer mais qui parcourt pourtant une durée déterminée, c’est d’imaginer un temps circulaire. Mais cette solution est également absurde : un temps circulaire implique que tout événement soit à la fois antérieur et postérieur à lui-même, ce qui est contradictoire avec le concept même de temps. Cela le transforme tout simplement en espace (où il est effectivement possible de passer deux fois par le même point alors qu’il est impossible de passer deux fois par le même instant du temps). Si l’on fait disparaître la relation antérieur/postérieur, on fait disparaître le temps pour le remplacer par la relation d’interposition. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.253-254, Éditions du Cerf, Paris, 2013.
« Une théorie qui contient une contradiction ne peut être vraie, aussi réussies que soient ses prédictions. Or la « proposition » d’un temps cyclique contient à mon avis une contradiction. Elle entraîne que demain est à la fois après et avant aujourd’hui (puisque si vous vivez suffisamment longtemps après demain, vous vous retrouverez aujourd’hui). Ce qui entraîne à son tour que je peux provoquer aujourd’hui des événements de demain, qui, à leur tour, suivant une longue chaîne de causes, provoqueront mon existence aujourd’hui. Il est de toute façon logiquement possible (que ce soit possible ou non en pratique) que je prenne librement des décisions différentes de celles que je prends aujourd’hui ; dans ce cas, je pourrais décider d’agir aujourd’hui de façon à m’assurer que mes parents ne soient jamais nés et donc que je n’aie jamais existé — ce qui est contradictoire. Un temps cyclique rend possible que j’agisse de manière à faire que je n’aie jamais pu agir. Et, puisque cela est contradictoire, un temps cyclique n’est pas possible. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, Ithaque, Paris, 2009.

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