Instaurer un revenu de base conduit à une baisse du nombre d'heures travaillées

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Instaurer un revenu de base conduit à une baisse du nombre d'heures travaillées
Instaurer un revenu de base conduit à une baisse de compétitivité
Instaurer un revenu de base va générer de l'inflation
Instaurer un revenu de base va générer de la fraude pour les expatriés
Le revenu de base encourage la création d'entreprises
Le revenu de base permet de relancer la consommation
Le revenu de base permet de réduire le chômage
Le revenu de base permet une simplification administrative et fiscale
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est une objection à Le revenu de base est une bonne chose pour l'économie nationale
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le revenu de base encourage la création d'entreprises
Le revenu de base permet de relancer la consommation
Le revenu de base permet de réduire le chômage
Le revenu de base permet une simplification administrative et fiscale
Instaurer un revenu de base conduit à une baisse du nombre d'heures travaillées
Instaurer un revenu de base conduit à une baisse de compétitivité
Instaurer un revenu de base va générer de l'inflation
Instaurer un revenu de base va générer de la fraude pour les expatriés
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Présentation de l'argument

Si un revenu est versé sans obligation de travailler, une grande partie des gens feront le choix de moins travailler, voire de ne pas travailler du tout. Cela touchera particulièrement les travaux pénibles, qui risqueront d'être désertés. Au final, c'est la production nationale qui risque de baisser.

Citations

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Sous-arguments

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Objections

Des études et des sondages qui tendent à prouver que non

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Les expérimentations et sondages autour du revenu de base tendent à montrer que le nombre d'heures travaillées baisserait peu
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Différentes expérimentations de revenu de base ont eu lieu, et à chaque fois la baisse du nombre d'heures travaillées a été relativement faible. De même, des sondages demandant aux personnes interrogées si elles continueraient à travailler si elles touchaient un revenu de base ont révélé que la majorité des personnes continueraient de travailler, tout en considérant que les autres ne travailleraient plus.

Un besoin de travailler

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Les êtres humains ont besoin de travailler
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Les êtres humains n'aiment généralement pas rester passifs, assis sur une chaise longue toute la journée. Ils ont besoin de travailler, notamment pour accomplir certains besoins d'interaction sociale, d'estime ou d'accomplissement de soi.
« Plus personne ne travaillera ? Vraiment ? Le revenu de base inconditionnel nous pousserait à passer notre vie sur une chaise longue ? Depuis la nuit des temps, l’humain aime inventer, créer, se lancer des défis, monter des projets. Rester couché sur une chaise longue fait surtout rêver quand on vit dans un rythme effréné et quand on déteste son travail. Quand on a la possibilité de choisir ce que l’on veut vraiment faire de sa vie et pas dans la vie, la chaise longue ça va un moment, au début. Puis on se lasse. »
Mathieu Despont, « Le revenu de base pour pouvoir travailler (librement) », décembre 2014.

Un montant qui incite à travailler

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On peut établir un montant de revenu de base suffisamment faible pour inciter les gens à travailler
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Il est tout à fait possible de fixer un montant de revenu de base suffisamment inférieur au salaire minimum pour inciter les gens à travailler. C'est d'ailleurs ce que font un grand nombre de partisans en proposant un montant bien inférieur au SMIC.
« Quel que soit son mode de calcul, le montant du revenu inconditionnel reste modeste. Il assure seulement à son bénéficiaire la possibilité de ne pas vivre dans la misère. Il sera donc tout naturellement incité à travailler pour augmenter ses revenus et jouir d’un meilleur train de vie. »
Mouvement français pour un revenu de base, « Quelles sont les critiques ? ».

Reconsidérer les travaux pénibles

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Il est possible de reconsidérer les travaux pénibles
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Différentes choses pourraient être faites pour que les travaux pénibles soient malgré tout pris en charge. En particulier :

  • essayer de diminuer au maximum les travaux pénibles ;
  • mieux rémunérer les travaux pénibles ;
  • mêler les tâches pénibles aux tâches intéressantes et gratifiantes ;
  • instaurer un service civique ou un service d'intérêt général de tâches collectives.
    « Le revenu inconditionnel est un dû de la collectivité à chacun de ses membres. Cela étant, rien n’interdit de l’assortir d’un service civique. En effet, malgré le progrès technique, il restera probablement dans nos sociétés une barre incompressible de travail non épanouissant, voire primaire, sale et servile. Si ces travaux sont indispensables à la collectivité, qu’ils soient assurés par tous, sur un temps donné, à définir comme une contribution sociale. »
    Mouvement français pour un revenu de base, « Quelles sont les critiques ? ».
    « Si un revenu inconditionnel suffisant est versé à chaque citoyen, qui acceptera encore de ramasser les ordures ou de faire le ménage pour les entreprises et les particuliers par exemple ? En premier lieu, il serait souhaitable que cette situation nous amène à questionner la gestion et la répartition des tâches pénibles dans notre société. On peut ainsi espérer que la désertion des emplois pénibles débouche sur un abandon de l'injuste division du travail social en vigueur aujourd'hui pour un partage plus équitable des tâches. En effet, si chaque poste mêlait des tâches pénibles et d'autres plus intéressantes et gratifiantes, la peine serait sans doute plus supportable. Par ailleurs, il est plus que temps d'adopter une approche réellement économique des tâches pénibles. L'objectif d'une société ne doit pas être de créer toujours plus d'emplois pénibles, mais de réduire autant que possible leur nombre. Il serait donc urgent de mettre un terme à nos actuelles politiques de création d'emplois à tout-va pour mettre en œuvre des politiques économiques de destructions d'emplois ! Reprenons l'exemple du ramassage des ordures. Si ce secteur enregistrait une baisse sensible des vocations suite à l'instauration d'un revenu inconditionnel, il faudrait peut-être envisager avant toute chose de réduire la quantité de déchets produite pour en faciliter la collecte. Il faudrait peut-être imaginer d'autres modes de collectes responsabilisant davantage les citoyens. Et pourquoi ne pas mettre en place un service d'intérêt général pour réaliser collectivement les tâches que plus personne ne veut assurer seul ? Bref, il faudrait probablement changer notre organisation sociale, et ce ne serait pas un mal... »
    Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

Une hausse de productivité

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La réduction du temps de travail conduit à une augmentation de la productivité
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Ce n'est pas parce que le nombre d'heures travaillées diminue que la production baisse. Les heures non travaillées peuvent être compensées par l'augmentation de la productivité. En effet, la majorité des fois qu'il y a eu une réduction du temps de travail, on a constaté que la productivité augmentait.
« Quand bien même l'instauration d'un revenu inconditionnel entraînerait une diminution du temps de travail, celle-ci ne s'accompagnerait pas nécessairement d'une baisse équivalente de la production. Souvenons-nous par exemple que le passage aux « 35 heures » a entraîné une nette augmentation de la productivité des Français. L'hypothétique diminution du volume de travail n'aurait donc pas nécessairement un impact catastrophique sur l'activité économique. Notons au passage que les gains de productivité engendrés par les « 35 heures » ont été l'une des raisons de leur faible impact sur l'emploi. »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

La baisse de la production ne signifie pas la détérioration du bien-être

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Une baisse du PIB n'entraine pas forcément de détérioration du bien-être
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Le Produit intérieur brut (PIB

Le produit intérieur brut (PIB) est l'un des agrégats majeurs des comptes nationaux.

En tant qu'indicateur économique principal de mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d'un pays donné, le PIB vise à quantifier — pour un pays et une année donnés — la valeur totale de la « production de richesse » effectuée par les agents économiques résidant à l'intérieur de ce territoire (ménages, entreprises, administrations publiques).

Le PIB reflète donc l'activité économique interne d'un pays et la variation du PIB d'une période à l'autre est censée mesurer son taux de croissance économique.

Source : Wikipédia
) ne mesure pas le bonheur ou le bien-être. Ce n'est pas parce qu'il risque d'y avoir une diminution du PIB que les gens vivront moins bien.
« Admettons qu'une baisse du niveau d'activité économique se produise, pourquoi cela poserait-il problème ? L'économie du bonheur nous enseigne aujourd'hui que l'augmentation de la production ne s'accompagne pas toujours d'une augmentation du bien-être des sociétés. En 1972, l'économiste américain Richard Easterlin mettait déjà ce paradoxe en lumière : de 1945 à 1970, malgré une croissance économique continue, le niveau de bien-être des sociétés les plus riches n'a pas augmenté. Pour Easterlin l'explication de ce paradoxe est simple : passé un certain seuil de revenu, toute augmentation du niveau de vie ne se traduit plus par une augmentation du bien-être. C'est pourquoi une société opulente n'est pas nécessairement plus heureuse qu'une société disposant d'un niveau de vie plus modeste. Quelques comparaisons internationales offrent une illustration particulièrement éclairante de ce phénomène. Ainsi, en Europe, l'indice de bien-être déclaré par les Italiens – 6,3 sur 10 – est comparable à celui des Slovènes ou des Hongrois qui disposent pourtant d'un PIB par tête deux fois moins élevé. Plus étonnant encore, les mêmes Italiens se déclarent moins heureux que les Polonais – 6,7 sur 10 – dont le PIB par tête est trois fois moins élevé ! Et il ne s'agit pas là d'une exception italienne. On constate en effet qu'avec 20 000 € de PIB par tête, les Chypriotes sont nettement plus heureux – 7,9 sur 10 – que les Français par exemple – 7,1 sur 10 – dont le PIB par tête est d'environ 30 000 €. On peut donc être plus heureux avec moins. Dans ces conditions, on peut se demander si une baisse d'activité se traduirait réellement par une baisse de bien-être. »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

Une baisse de production nécessaire et souhaitable

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Le revenu de base est un premier pas vers la décroissance
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La décroissance du PIB est une bonne chose pour l'humanité et l'environnement. Le revenu de base est en ce sens un premier pas souhaitable vers la simplicité volontaire
Source : Wikipédia
et la décroissance
Source : Wikipédia
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« [N]ous produisons trop aujourd'hui. Tellement trop qu'une baisse d'activité serait finalement bienvenue ! Nous produisons et consommons beaucoup trop aujourd'hui d'un simple point de vue écologique, la chose est entendue. Mais nous consommons trop aussi d'un point de vue social. Autrement dit, si nous vivons assurément au-dessus de nos moyens – moyens écologiques, dans le sens du dépassement des capacités de renouvellement des énergies fossiles dont nous avons consumé les réserves en à peine deux siècles, et du dépassement des capacités d'absorption par la biosphère de nos émissions de gaz à effet de serre – nous vivons également bien au-dessus de nos besoins. Entendons-nous bien, il n'est pas question ici d'un jugement moral. Il ne s'agit pas de définir autoritairement ce dont les individus ont réellement besoin et ce qui relève du superflu. Cet arbitrage revient évidemment à chacun de nous et doit se limiter à notre seule consommation personnelle. En revanche, on peut formuler l'hypothèse suivante : si nous avions la possibilité d'arbitrer librement entre travail et temps libre, et donc entre consommation et temps libre, peut-être consommerions-nous moins. Si nous pouvions réellement mettre en balance les objets que nous achetons et le travail, la peine, qu'il nous faut consentir pour nous les offrir, peut-être qu'une part d'entre nous préfèrerait travailler un peu voire beaucoup moins quitte à consommer moins. »
Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous ! Précis d'utopie réaliste, Utopia, 2010.

Un remède à la souffrance au travail

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Le revenu de base peut être un remède à la souffrance au travail
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De nombreuses souffrances physiques et psychologiques sont liées au travail. Une réduction du temps de travail induite par un revenu de base pour tous permettrait d'en réduire le nombre.

Les expériences passées montrent le contraire

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Références

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