Il ne peut y avoir un passé infini

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Dieu existe-t-il ? (nouvelle version)
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Dieu est la cause première de l'univers
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Il ne peut y avoir une infinité de causes
Il ne peut y avoir un passé infini
L'univers a commencé d'exister avec le Big Bang
Il ne devrait exister rien exister
L'univers n'a pas de cause ni de raison d'être
Le principe de causalité ne s'applique pas à l'univers
L'univers s'est créé à partir de rien
L'univers n'a pas de commencement
L'univers est contingent
La cause première est le Big Bang
La cause première est un point immatériel
Tout a une cause, et Dieu en particulier
Il n'y a pas de raison que ce soit Dieu la cause première
La cause première est inconnaissable
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Présentation de l'argument

L'athéisme a presque toujours été lié à l'idée que l'univers est éternel. Un univers surgissant tout à coup implique un commencement absolu, difficilement intelligible et qui pointe vers l'idée du Dieu créateur.

Citations

« Si le monde a toujours existé, un nombre infini de jours a précédé celui-ci. Mais on ne peut parcourir l’infini. Donc on ne serait jamais parvenu au jour présent, ce qui est évidemment faux. »
Saint Bonaventure (selon Thomas d'Aquin), Somme théologique, Ia, q. 46, art. 2, arg. 6 et ad.6.
« Le principe de l’argument du kalam est que l’hypothèse d’un passé infini est tout simplement absurde. Autrement dit, l’hypothèse d’un passé infini conduit à des contradictions logiques insurmontables, qui prouvent que le passé n’est pas infini parce qu’il ne peut pas l’être. La finitude du passé n’est donc pas rencontrée comme un fait, mais déduite a priori comme une nécessité. Or, s’il est impossible que le passé soit infini, il faut affirmer que l’univers a nécessairement commencé, et le temps avec lui. Voici l’argument :
  1. L’existence d’un univers perpétuel, c’est-à-dire sans commencement, implique celle d’un passé infini.
  2. Or l’existence d’un passé infini implique l’existence d’un nombre infini d’événements passés.
  3. Or l’existence d’un nombre réellement infini d’événements passés est impossible.
  4. Par conséquent, le passé ne peut pas être infini, et l’univers ne peut pas être éternel. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.212, Éditions du Cerf, Paris, 2013.
« Dans ce cas-là [le cas où le monde a un commencement dans le temps], il existe un premier terme de la série. Peut-on affirmer qu’il a une cause ? On peut toujours essayer, mais il n’y a pour cela qu’une solution, qui est de soutenir qu’il est cause de lui-même (puisqu’il n’est précédé par rien) ; malheureusement, la notion de « cause de soi » est inconsistante, comme nous l’avons dit [puisqu’« elle suppose qu’un être se précède lui-même dans l’existence pour se faire exister »]. Donc le premier terme ne saurait être cause de lui-même. Il est donc incausé. Si l’on refuse cette solution, au motif que tout a une cause (c’est en effet l’hypothèse), il faut alors affirmer que le premier terme est causé… par le néant. Ce qui est également absurde, le néant n’ayant pas le pouvoir de causer quoi que ce soit. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.101, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

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Sous-arguments

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Objections

Il n'existe pas de premier instant du temps

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Il n'existe pas de premier instant du temps
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Cf. Adolf Grünbaum, "Creation as a Pseudo-Explanation", pp. 233-254.
Références

  • Adolf Grünbaum, « Creation as a Pseudo-Explanation », pp. 233-254.

L'univers a un passé fini mais n'a jamais commencé

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L'univers n'a pas de commencement
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L'univers n'a une cause que s'il a un commencement. Mais si l'univers n'a aucun commencement, il n'y a pas rechercher sa cause. L'univers est auto-explicatif, il n'y a pas besoin de supposer un Dieu.
« L’idée que l’espace et le temps puissent former une surface close sans bord a donc de profondes implications pour le rôle de Dieu dans les affaires de l’univers. Le succès des théories scientifiques dans la description des événements a conduit la plupart des gens à estimer que Dieu permet à l’univers d’évoluer dans le cadre d’un ensemble de lois et qu’il n’intervient pas dans l’univers pour enfreindre ces lois. Pourtant, ces lois ne nous disent pas à quoi l’univers a dû ressembler à son commencement — il reviendrait encore à Dieu de remonter l’horloge et de décider la façon de la mettre en marche. Tant que l’univers avait un commencement, on pouvait supposer qu’il avait un créateur. Mais si l’univers était vraiment complètement auto-contenu, sans bord ni frontière, il n’aurait ni commencement ni fin : il serait, tout simplement. Quelle place resterait-il pour un créateur ? »
Stephen Hawking, Une brève histoire du temps, Flammarion, Paris, 1989.

L'argument commet la même erreur que Zénon dans son paradoxe

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L'argument du kalam commet la même erreur que Zénon dans son paradoxe
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À voir sur https://www.wikiwand.com/fr/Paradoxes_de_Z%C3%A9non

Ce raisonnement ne vaut que pour un temps fini

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

La présentation de l'argument est trompeuse

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La présentation de l'argument du kalam est trompeuse
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« Tout passage se comprend du point de départ au point d’arrivée. Or, quel que soit le jour passé que l’on prend comme point de départ, de ce jour à aujourd’hui il y a un nombre fini de jours qui peuvent être franchis. Tandis que l’objection suppose qu’entre deux extrêmes il y a un nombre infini d’intervalles. »
Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ia, q. 46, art. 2, arg. 6 et ad.6.

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Références

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