Il faut mettre hors la loi ce qui porte préjudice

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est une objection à Chacun doit accepter d'être choqué dans une société plurielle
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Il faut respecter les personnes
Il faut mettre hors la loi ce qui porte préjudice
Exclure les contenus choquants est un progrès collectif
On ne peut accepter les contenus opposés aux valeurs qui fondent notre société
et Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre les contenus choquants
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre la pornographie
Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre le blasphème
Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre la pédophilie
Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre l'ultraviolence
Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre les contenus portant atteinte à la dignité humaine
Chacun doit accepter d'être choqué dans une société plurielle
La création ne doit avoir aucune limite
.

Présentation de l'argument

On peut accepter jusqu'à un certain point ce qui blesse les croyances ou les valeurs, mais pas ce qui porte préjudice. Les messages invasifs (que l'on ne peut pas éviter dans l'espace public), blessants et répétitifs, doivent être sanctionnés.

Citations

« Pour Joel Feinberg, les mots offensants sont comme de simples piqûres de moustiques :­ ils ne deviennent préjudiciables qu'à condition de se répéter. Mais comment résoudre le paradoxe du tas, ici appliqué aux moustiques ? Dans La Liberté d'offenser, Ruwen Ogien propose dans le sillage de Mill un cadre qui permettrait de différencier le préjudice de la simple offense ­ qui selon lui ne devrait faire l'objet d'aucune poursuite. Tout ce qui n'attaque que des entités symboliques ou abstraites, les « crimes sans victimes » ne saurait être prohibé. Mais, ne serait-ce qu'intuitivement, il semble incontestable qu'il existe certains types d'« offenses » qui, sans constituer des « préjudices » physiques concrets, doivent être limités : la diffamation, qui porte atteinte à la réputation et à l'honneur, les menaces répétées, les rumeurs ou encore les injures racistes ou sexistes. Ruwen Ogien propose ainsi trois critères par lesquels une offense devient préjudice : si l'on ne peut l'éviter (auditoire captif) ; si elle relève d'une intention de nuire systématiquement ; si son intensité est élevée. Ainsi Ruwen Ogien, en refusant de minimiser l'importance de certaines offenses (telles les injures racistes et sexistes, qui pourtant relèvent du symbolique est amené à prendre en considération la perception subjective des personnes qui s'estiment offensées. »
Denis Ramond, « Liberté d'expression : De quoi parle-t-on ? », Raisons politiques, vol. 4, n°44, Presse de Sciences Po, 2011.

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Références

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