Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre les contenus choquants

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Sommaire

Présentation de l'argument

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Citations

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Sous-arguments [ modifier ]

Contre la pornographie

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Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre la pornographie
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Les adultes consentants font ce qu'ils veulent
La pornographie n'influence pas les comportements
Il faut une pornographie différente
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Celle-ci donne une image dégradante de la femme et une image fausse des relations amoureuses et de la sexualité. Elle risque d'induire des comportements "comme dans les films" pour les sujets jeunes et influençables.
« Ruwen Ogien propose trois critères par lesquels une offense devient préjudice : si l'on ne peut l'éviter (auditoire captif) ; si elle relève d'une intention de nuire systématiquement ; si son intensité est élevée (R. Ogien, La Liberté d'offenser, op. cit., p. 19). Ainsi Ruwen Ogien, en refusant de minimiser l'importance de certaines offenses (telles les injures racistes et sexistes, qui pourtant relèvent du symbolique, est amené à prendre en considération la perception subjective des personnes qui s'estiment offensées. Or, selon certaines féministes (en particulier Catherine McKinnon et Andrea Dworkin), la pornographie remplirait sans difficultés les trois critères proposés par Ruwen Ogien. Elles soutiennent que dans une société de mâles consommant de la pornographie, il est très difficile d'échapper à son influence ; que la pornographie cherche en permanence à rabaisser et à humilier les femmes ; que la pornographie est omniprésente par ses affiches, sur internet, etc., et qu'en présentant les femmes comme des proies toujours disponibles et consentantes, elle s'impose à elles de manière particulièrement intense. »
Denis Ramond, « Liberté d'expression : de quoi parle-t-on ? », Raisons politiques, vol. 4, n°44, Presse de Sciences Po, 2011.

Contre le blasphème

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Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre le blasphème
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. On ne doit pas rétablir de délit de blasphème
Interdire le blasphème, c'est interdire la critique des religions
L'existence même des incroyants est déjà un blasphème
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Certaines images ont pour but de blesser les croyants. Il est anormal que des croyants aient à subir ces agressions envers ce qu'ils ont de plus sacré. Il faut respecter les croyances et le sacré.

Contre la pédophilie

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Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre la pédophilie
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Les oeuvres d'art choquantes jouent avec les limites et la transgression
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La pédophilie est un délit voire un crime. Les contenus à caractère pédophile doivent être interdits, qu'il s'agisse d'images, de fictions, et d'apologie.

Contre l'ultraviolence

La violence se banalise : il suffit de comparer les séries policières des années 70 et les séries actuelles. Il y a aussi des phénomènes comme les vidéos de "Happy slapping" sur le net où l'on montre des inconnus qui reçoivent une gifle violente "pour le fun". Les jeux vidéos de massacres ou les films ultraviolents comme Scream suscitent des comportements violents (aux USA, un adolescent a même voulu imiter ce film et commettre des crimes). Il est temps d'endiguer ce phénomène qui nous conduit à un monde digne de Mad Max, où la violence sera considérée comme une réponse adéquate et naturelle aux différends.

Contre les contenus portant atteinte à la dignité humaine

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Il faut limiter la liberté d'expression pour lutter contre les contenus portant atteinte à la dignité humaine
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. La dignité de la personne humaine est un concept religieux
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La liberté d'expression ne doit pas porter atteinte à la dignité de la personne humaine. Cette notion est le fondement de toute morale, qui pose des limites absolues. Ainsi, les lancers de nains

Le lancer de nain est une attraction d'origine américaine ou australienne, pratiquée habituellement dans les bars ou discothèques, consistant à lancer un nain (coiffé d'un casque et portant une tenue rembourrée) le plus loin possible sur des matelas.

Source : Wikipédia
ont été interdits dans certaines communes françaises et en Floride.

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Objections [ modifier ]

Dans une société plurielle, chacun doit accepter d'être choqué

C'est la condition même du multiculturalisme et de la société ouverte que de comporter des groupes aux valeurs opposées et antagonistes. Dans une société homogène, par exemple catholique ou musulmane, il n'y aura pas en principe de propos publics antireligieux ; en revanche, si la société est multiculturelle, il y aura à la fois des propos pour et contre les religions, des sectes de toutes sortes, des partisans de tous les dieux. On ne peut pas à la fois exalter la société multiculturelle et vouloir les "avantages" de la société homogène de jadis, où personne n'était choqué car les gens partageaient les mêmes valeurs et croyances fondamentales.

La création ne doit avoir aucune limite

C'est en explorant les aspects choquants et violents de l'âme humaine que les créations les plus fortes existent. Or il est difficile de les explorer sans "se mettre à la place" des personnages les pires, et donc les faire parler. Ceci peut scandaliser, mais on ne pourra plus créer si on sanctionne ce principe même. Dans le roman Les bienveillantes

Les Bienveillantes est un roman de l’écrivain franco-américain Jonathan Littell, paru en . Il s’agit des mémoires d’un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS.

Le récit est divisé en sept parties qui évoquent la musique et les danses du XVIIIe siècle (toccata, allemande I et II, courante, sarabande, menuet en rondeaux, air, gigue) et suivent la chronologie morbide de la guerre sur le front de l'Est, de la Shoah par balles en 1941 aux camps d'extermination des Juifs en passant par la bataille de Stalingrad pour s'achever à la chute de Berlin en 1945.

Le titre Les Bienveillantes renvoie à l’Orestie, d'Eschyle, dans laquelle les Érinyes, déesses vengeresses qui persécutaient les hommes coupables de parricide, se transforment finalement en Euménides apaisées.

Source : Wikipédia
de Jonathan Littell, l'auteur fait parler un nazi ; dans Il entrerait dans la légende, Louis Skorecki fait parler un serial killer ; dans le film Tueurs nés, Oliver Stone suit des serial killer. Sans parler de Sade, Lautréamont ou Dostoïevski... Quelle est la limite entre montrer, faire parler, et faire l'apologie de ? Doit-on expurger les grandes œuvres littéraires et cinématographiques ? L'ambiguïté n'est-elle pas leur force ?

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Références

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Débats parents