Il faut à terme abolir les frontières

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Faut-il accueillir davantage de migrants ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Accueillir les migrants est un devoir humaniste
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Il est inhumain de rester indifférent au sort des migrants
Refuser d'accueillir les migrants, c'est comme refuser d'accueillir les juifs en 1940
Une des bases de l'éthique c'est d'accueillir l'étranger
On accueille très peu de migrants étant donné les moyens de l’Europe
Refuser les migrants, c'est être raciste
On ne doit pas créer une Europe-forteresse
Il faut à terme abolir les frontières
En accueillant les migrants, on encourage une nouvelle traite d'êtres humains
Il faut se soucier des conséquences de l'accueil des migrants
Nous n'avons pas les moyens d'accueillir les migrants
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Présentation de l'argument

Les frontières ont conduit les pays européens à des catastrophes durant les XIX et XXème siècles. Les frontières ne sont que l'expression des égoïsmes nationaux et produisent replis, flux sentiments d'identité, nationalisme belliqueux. L'évolution politique consiste à abolir ces frontières, qui ne sont que des lignes plus ou moins arbitrées tracées sur le papier qui empêchent l'humanité de se constituer en un Tout harmonieux et pérennisent les inégalités.

Citations

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Sous-arguments

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Objections

Les frontières protégent les différences culturelles

Page détaillée
Les frontières protégent les différences culturelles
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« Une culture consiste en une multiplicité de traits dont certains lui sont communs, d’ailleurs à des degrés divers, avec des cultures voisines ou éloignées, tandis que d’autres les en sépare de manière plus ou moins marquée. Ces traits s’équilibrent au sein d’un système qui, dans l’un et l’autre cas, doit être viable, sous peine de se voir progressivement éliminé par d’autres systèmes plus aptes à se propager ou à se reproduire. Pour développer des différences, pour que les seuils permettent de distinguer une culture des voisines deviennent suffisamment tranchés, les conditions sont grosso modo les mêmes que celles qui favorisent la différenciation biologique entre les populations : isolement relatif pendant un temps prolongé, échanges limités, qu’ils soient d’ordre culturels ou génétiques. Au degré près, les barrières culturelles sont de même nature que les barrières biologiques ; elles les préfigurent d’une manière d’autant plus véridique que toutes les cultures impriment leur marque au corps : par des styles de costume, de coiffure et de parure, par des mutilations corporelles et par des comportements gestuels, elles miment des différences comparables à celles qui peuvent exister entre les races; en préférant certains types physiques à d’autres, elles les stabilisent et, éventuellement, les répandent. »
Claude Lévi-Strauss, Race et Culture, 1971.

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Références

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