En septembre 1917 Lénine appelle vainement au nom de la paix à la formation d'une coalition gouvernementale SR-menchevik sans participation bolchevique

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« En septembre 1917, avec une hardiesse impressionnante, à l'opposé même de ce que prétend Nicolas Werth, Lénine considère que la situation exceptionnelle qui a été créée par l'échec du pustch de Kornilov rend possible et souhaitable un compromis majeur de la part des bolcheviks : proposer aux mencheviks et aux socialistes-révolutionnaires de former un gouvernement sans participation bolchevique afin d'assurer si possible "la progression pacifique de la révolution" (t. 25, 335). Extraordinaire preuve d'ouverture politique -qui ne sera ni comprise ni saisie par ceux à qui elle est donnée. Mais peut-être, ajoute Lénine, n'est-ce plus possible ? Peut-être. S'il ne restait pourtant qu'une chance sur cent, cette chance vaudrait d'être tentée." On ne saurait trouver démenti plus écrasant au portrait d'un Lénine apologiste d'une "culture spécifique de guerre civile, marquée par un refus de tout compromis." (à propos de N. Werth la Terreur et le désarroi, p. 24) »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'un choix de textes de Lénine., p.45-46, De la dictature du prolétariat au "refus detout compromis", Editions sociales 1917 + cent, Paris, 2017.
« L'idée que la foule se fait habituellement des bolcheviks, idée entretenue par la presse qui nous calomnie, c'est que les bolcheviks n'acceptent jamais un compromis avec qui que ce soit. En tant que parti du prolétariat révolutionnaire, cette idée nous flatte, dans la mesure où elle prouve que même nos ennemis sont forcés de reconnaître notre fidèlité aux principes fondamentaux du socialisme et de la révolution. Il faut pourtant dire ce qu'il en est : cette idée ne correpond pas à la vérité (...) Le devoir d'un parti vraiment révolutionnaire n'est pas de proclamer un impossible renoncement à tout compromis, mais bien de savoir à travers tous les compromis, pour autant qu'ils sont inévitables, rester fidèle à ses principes, à sa classe, à sa mission révolutionnaire, à sa tâche de préparer la révolution et d'éduquer les masses en vue de la mener à la victoire (...) Cequi est pour nous un compromis c'est de revenir à notre revendication d'avant juillet : tout le pouvoir aux Soviets, formation d'un gouvernement de socialistes révolutionnaires et de mencheviks responsables devant les Soviets (...) Il pourrait très vraisemblablement assurer la progression pacifique de la révolution russe et donner de très grandes chances au mouvement mondial vers la paix et la victoire du socialisme (...) Ce compromis serait que, sans prétendre à la participation gouvernementale (impossible pour un internationaliste sans que soient effectivement assurées les conditions de la dictature du prolétariat et des paysans pauvres), les bolcheviks renonceraient à réclamer la remise immédiate du pouvoir au prolétariat et aux paysans pauvres et à user de méthodes révolutionnaires pour faire triompher cette revendication. »
Lénine, « Au sujet des compromis », Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'un choix de textes de Lénine (Lucien Sève dir.), vol. Rabotchi Pout, n°6 (19) septembre 1917 Oeuvres de Lénine tome 25 ,juin-septembre 1917, p. 333-335, p.147-149, Vladimir Ilitch Lénine. Choix de textes., Editions sociales / 1917+ cent, Paris, 2017.

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