En septembre-octobre 1917 Lénine plaidait au contraire le développement pacifique de la révolution et craignait l'hypothèse des dizaines de milliers de victimes

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Présentation de l'argument [ modifier ]

L'extrait d'octobre 1917 a été tronqué. C'est avec pessimisme à titre d'avertissement que Lénine parlait de dizaines de milliers de morts.Il restait attaché à la révolution pacifique. La dernière phrase du texte, "Mais le prolétariat soutiendrait sans réserve les Soviets, s'ils tentaient la dernière chance d'assurer le développement pacifique de la révolution", coupée par Stephanse Courtois, montre incontestablement où allaient ses préférences.

Citations [ modifier ]

« Devant la démocratie russe, devant les Soviets, devant les partis socialiste-révolutionnaire et menchevik, s'ouvre aujourd'hui la possibilité extrêmement rare dans l'histoire des révolutions, d'assurer la convocation de l'assemblée constituante à une date fixée sans nouveaux atermoiements, la possibilité de préserver le pays d'une catastrophe militaire et économique, la possibilité d'assurer le développement pacifique de la révolution. Si les Soviets prennent aujourd'hui le pouvoir en main, pour appliquer le programme indiqué ci-dessus, alors non seulement les Soviets sont assurés du soutien des neuf dixièmes de la population de la Russie, du soutien de la classe ouvrière et de l'immense majorité de la paysannerie ; ils sont encore assurés de l'énorme enthousiasme révolutionnnaire de l'armée et de la majorité du peuple, de cet enthousiasme sans lequel la victoire sur la famine et sur la guerre est impossible (...) Si on laisse échapper cette possibilité, tout le cours du développement de la révolution, depuis le mouvement du 20 avril jusqu'à l'aventure Kornilov, indique que la plus âpre guerre civile est inévitable entre la bourgeoisie et le prolétariat (...) A en juger par toutes les données et les considérations accessibles à l'esprit humain, cette guerre aboutira à la victoire totale de la classe ouvrière, par le soutien que lui apportera la paysannerie pauvre pour réaliser le programme exposé ; mais elle pourra être violente, sanguinaire, elle pourrra coûter la vie de dizaines de milliers de propriétaires fonciers, de capitalistes et d'officiers qui épousent leur cause. Le prolétariat ne reculera devant aucun sacrifice pour sauver la révolution, ce qui est impossible en dehors du programme exposé ci-dessus. Mais le prolétariat soutiendrait sans réserve les Soviets, s'ils tentaient la dernière chance d'assurer le développement pacifique de la révolution. »
Lénine, « Les taches de la révolution », Oeuvres de Lénine, tome 26 septembre 1917 -février 1918, p.61-62, Le développement pacifique de la révolution, 9 et 10 octobre (26 et 27 septembre) 1917, Editions sociales, Paris, 1958.

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