En février 1920 il appela à la fin des exécutions capitales

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Aussitôt après avoir remporté une victoire décisive, avant même la fin de la guerre, dès la prise de Rostov, nous avons renoncé aux exécutions capitales, démontrant que nous suivions comme nous l'avions promis notre propre programme. Nous disons que l'usage de la violence est nécessaire pour écraser les exploiteurs, écraser les propriétaires fonciers et les capitalistes. Quand cela sera fait, nous renoncerons à toutes les mesures d'exception. Nous l'avons démontré dans les faits. Et je pense, je l'espère et j'en ai la conviction que le Comité exécutif central ratifiera à l'unanimité cette mesure du Conseil des Commissaires du Peuple et qu'il fera en sorte que les exécutions capitales deviennent impossibles en Russie. »
Lénine, « Rapport d'activité du CECR et du Conseil des Commissaires du Peuple » », oeuvres de Lénine, tome 30, p.338, 2 février 1920, Éditions Sociales, Paris, 1964.
« Traduction revue par moi (Lucien Sève). Cf aussi, entre autres, le rapport que présente Lénine en février 1920 devant le Comité exécutif central de Russie. "La Terreur nous a été imposée par le terrorisme de l'Entente, au moment où les hordes des grandes puissances ont fondu sur nous, sans reculer devant rien" (t. 30 p. 338). Aussitôt après avoir remporté une victoire décisive, avant même la fin de la guerre. "Dès la prise de Rostov", ajoute Lénine, ayant remporté une victoire décisive et avant même la fin de la guerre, "nous avons renoncé aux exécutions capitales, démontrant de la sorte que nous suivions comme nous l'avions promis notre programme". Et quand les interventionnistes étrangers auront été entièrement chassés, "nous renoncerons à toutes les mesures d'exception. Nous l'avons démontré dans les faits". Aucune mention de semblables déclarations chez Werth, Graziozi, Carrère d'Encausse... »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante.Suivi d'un choix de textes de Lénine, p.61, Qui a voulu la guerre civile ? ( note 61 ), Éditions sociales les parallèlles 1917 + 100, Paris, 2017.

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Sous-arguments [ modifier ]

Le bolchevisme est né en 1903 d'un rejet de la violence terroriste

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Le bolchevisme est né en 1903 d'un rejet de la violence terroriste
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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On peut constater qu'en 1903 seize ans après la pendaison de son frère Alexandre Oulianov, qui lui avait laissé échapper la phrase "je me vengerai", pour tentative d'attentat contre le tsar Alexandre III Romanov, il avait en sa qualité de co-fondateur du parti bolchevik renoncé à la violence physique et entendait lui substituer l'activisme non-violent de la propagande. Et encore en 1920 dans son fameux la maladie infantile du communisme (le gauchisme) il réïtéra de tels propos.
« Le Congrès repousse résolumment le terrorisme, c'est-à-dire la pratique des assassinats politiques individuels, en tant que moyen de lutte politique au plus haut point contraire à nos buts à l’heure actuelle, détournant les meilleures forces du travail d’organisation et de propagande urgent et absolument indispensable, coupant les liens des révolutionnaires avec les masses des classes révolutionnaires de la population, semant à la fois parmi les révolutionnaires eux-mêmes et parmi l'ensemble de la population les idées les plus fausses sur les tâches et les méthodes de la lutte contre le pouvoir absolu. »
Lénine, « Deuxième congrès du RSDLP : Projets de résolutions sur des points de détail », oeuvres de Lénine, tome 6, janvier 1902-aout 1903, p.497, juillet 1903, Éditions Sociales, Paris, 1966.
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« En 1920 dans La Maladie infantile du communisme (le gauchisme), il redit du terrorisme individuel que "nous marxistes", le répudions catégoriquement. Comment ose-t-on inscrire le recours à la terreur en général dans "le projet politique léniniste", imputer même à Lénine une exaltation quasi-mystique de la violence "purificatrice" sans dire mot de la constante opposition des bolcheviks aux anarchistes comme aux S.-R. dans cette question emblématique de l'attentat terroriste ? »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'une choix de textes de Lénine, p.33, La violence, une passion bolchevique ?, Editions sociales Les parallèles, 1917 +cent, Paris, 2017.

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Objections

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Références [ modifier ]

  • Lénine, oeuvres de Lénine, tome 30, « Rapport d'activité du CECR et du Conseil des Commissaires du Peuple » », 2 février 1920, Éditions Sociales, Paris, 1964.  
  • Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'un choix de textes de Lénine, Qui a voulu la guerre civile ?, Éditions sociales les parallèlles 1917 + 100, Paris, 2017.  

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