En 1902 Lénine a seulement loué Robespierre comme un défenseur de la liberté de conscience puis en 1915 comme un antibelliciste

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Présentation de l'argument

En 1901 L'autocratie tsariste et Lénine avaient de Robespierre l'homme des provinces qui en 1789 aux Etats-Généraux et à l'assemblée constituante défendait la liberté de tous (notamment les droits des juifs en décembre 1789 )alors que l'empire tsariste était antisémite.

Citations

« "Fait tristement significatif, encore inédit jusqu'à ce jour ! Et que de maux inédits annoncent à la Russie de pareils faits, que seul a rendus possibles un état déjà très avancé de démoralisation sociale". Ainsi parlent les "Moskovskié Viedomosti", dans leur article de tête du 29 septembre (n° 268) à propos du discours de M. A Stakovitch, maréchal de la noblesse de la province d'Orel, au congrès des misssionnaires d'Orel (terminé le 24 septembre).. Eh bien si "la démoralisation sociale" a pénétré parmi les maréchaux de la noblesse, ces premiers personnages des districts, et seconds personnages des provinces, comment espérer la fin "de la peste morale qui étreint la Russie" ?

Que s'est-il passé ? Tout simplement que ce Monsieur Stakhovitch (celui-là même qui voulait procurer aux nobles d'Orel des places de collecteur au monopole des boissons (...) a prononcé un ardent discours en faveur de la liberté de conscience, et "a poussé le manque de tact, pour ne pas dire le cynisme, au point de faire cette proposition : A personne en Russie plus qu'au congrès des missionnaires n'incombe le devoir de proclamer la nécessité de la liberté de conscience, la nécessité d'abolir toute forme criminelle pour abandon de la foi orthodoxe et adoption ou confession d'une autre religion. J'invite donc le congrès des missionnaires d'Orel à se prononcer franchement dans ce sens et à formuler ce voeu dans les formes convenables !"

Naturellement s'il était naïf de la part des "Moskovskié Viedomosti" de faire de M. Stakhovitch un Robespierre (comment, ce bon vivant de Stakhovitch que je connais depuis si longtemps, un Robespierre ! écrivait dans le "Novoie Cremia" M. Souvorine, et l'on avait peine à lire sans rire "son plaidoyer") M. Stakhovitch n'était pas moins naïf à sa façon en proposant à des prêtres de demander "dans les formes les plus convenables" la liberté de conscience. C'est comme si, à un congrès de commissaires de police, on conseillait de demander la liberté politique ! »
Lénine, oeuvres de Lénine tome 5-mai 1901-février 1902, p.294-295, revue de politique intérieure- octobre 1901, Éditions sociales, Paris, 1965.

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