Dieu existe-t-il ? (nouvelle version)

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Pour comprendre le débat [ modifier ]

Définition

Dieu est l'Être transcendant créateur de l'Univers. C’est de ce dont nous parlons quand nous parlons de Dieu, abstraction faite des milles et une conceptions particulières que l’on peut s’en faire.

Préalables

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Acteurs du débat

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Histoire du débat

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Voir aussi : Arguments sur l'existence de Dieu sur Wikipédia [ modifier ]

Carte des arguments

POUR
CONTRE

L'univers a une cause première
L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur
Il existe des interventions divines
Il existe une morale indépendante des hommes
Seul Dieu est garant de la réalité et de la véracité du monde
L'existence de Dieu est contenue dans son concept
Nous avons en nous des concepts que seul Dieu a pu créer
L'hypothèse de Dieu est plus simple que l'hypothèse athéiste

Rien ne montre l'existence d'un dieu
Il n'existe pas d'esprit en dehors de la matière
Dieu ne permettrait pas l'existence du mal
Les religions se contredisent
L'homme est libre
L'homme est déterminé
Dieu est un concept contradictoire
L'existence humaine n'est pas à la hauteur de Dieu
Dieu est une invention
Dieu n'est que le nom de notre ignorance

Arguments POUR [ modifier ]

L'univers a une cause première

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Dieu est la cause première de l'univers
En considérant l'univers, on voit que chaque objet a une cause, qui lui-même a une cause et ainsi, en remontant la chaîne des causes, on arrive nécessairement à une cause première. Dieu est cette cause première.

Références

  • Frédéric Guillaud, Dieu existe, Éditions du Cerf, Paris, 2013.
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Il ne devrait rien exister

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Il ne devrait rien exister
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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Il n'existe pas de « génération spontanée » ni d'objets qui apparaissent d'un coup à partir du vide absolu. « Du néant, rien ne naît. » Il y a donc une cause nécessaire à l'univers. Cette cause est l'Être, la Substance (ce qui se tient « en dessous »).
« Maintenant il faut s’élever à la métaphysique, en nous servant du grand principe, peu employé communément, qui porte que rien ne se fait sans raison suffisante ; c’est-à-dire que rien n’arrive sans qu’il soit possible à celui qui connaîtrait assez les choses de rendre une raison qui suffise pour déterminer pourquoi il en est ainsi, et non pas autrement. Ce principe posé, la première question qu’on a droit de faire sera : Pourquoi il y a plutôt quelque chose que rien? Car le rien est plus simple et plus facile que quelque chose. »

Il ne peut y avoir une infinité de causes

Page détaillée
Dieu existe car il ne peut y avoir une infinité de causes
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. L'existence de l'univers s'explique par la chaîne infinie des causes des évènements physiques
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« Admettons que vous vous trouviez dans un wagon qui roule sur une voie ferrée. Vous demandez à votre voisin pourquoi le wagon roule. S’il vous répond : « C’est très simple, le wagon roule parce qu’il est accroché au wagon précédent qui roule et l’entraîne », vous ne serez sûrement pas satisfait ; vous reposerez donc la même question pour le wagon précédent. Votre voisin réitère alors sa question : « Le wagon qui nous précède roule parce qu’il est entraîné par un troisième wagon, qui roule et l’entraîne. » Et si votre voisin s’entête et vous répond que le train dans lequel vous vous trouvez comporte un nombre infini de wagons, et qu’il sera toujours possible de trouver un wagon précédent pour expliquer le mouvement de tout wagon donné, vous ne vous satisferez pas et finirez par conclure que votre voisin n’a pas bien compris la question. En guise d’explication, votre voisin s’en tient, en effet, à reculer la question d’un cran. Mais cela ne sert à rien. Il est clair que vous ne cherchez pas à comprendre comment le mouvement se transmet, mais comment il est produit. Si seule la transmission est expliquée sans que la production ne le soit, on n’a pas répondu à la question. Et allonger la série des wagons ne saurait dissimuler l’incapacité de répondre. Aussi long soit-il, fût-il même infini, un train sans locomotive n’avancera pas. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.112-113, Éditions du Cerf, Paris, 2013.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« La seconde voie [pour prouver l'existence de Dieu] part de la notion de cause efficiente. Nous constatons, à observer les choses sensibles, qu’il y a un ordre entre les causes efficientes ; mais ce qui ne se trouve pas et qui n’est pas possible, c’est qu’une chose soit la cause efficiente d’elle-même, ce qui la supposerait antérieure à elle-même, chose impossible. Or, il n’est pas possible non plus qu’on remonte à l’infini dans les causes efficientes ; car, parmi toutes les causes efficientes ordonnées entre elles, la première est cause des intermédiaires et les intermédiaires sont causes du dernier terme, que ces intermédiaires soient nombreux ou qu’il n’y en ait qu’un seul. D’autre part, supprimez la cause, vous supprimez aussi l’effet. Donc, s’il n’y a pas de premier, dans l’ordre des causes efficientes, il n’y aura ni dernier ni intermédiaire. Mais si l’on devait monter à l’infini dans la série des causes efficientes, il n’y aurait pas de cause première ; en conséquence, il n’y aurait ni effet dernier, ni cause efficiente intermédiaire, ce qui est évidemment faux. Il faut donc nécessairement affirmer qu’il existe une cause efficiente première, que tous appellent Dieu. »
Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ia, q. 2, art. 3.

Il ne peut y avoir un passé infini

L'athéisme a presque toujours été lié à l'idée que l'univers est éternel. Un univers surgissant tout à coup implique un commencement absolu, difficilement intelligible et qui pointe vers l'idée du Dieu créateur.
« Si le monde a toujours existé, un nombre infini de jours a précédé celui-ci. Mais on ne peut parcourir l’infini. Donc on ne serait jamais parvenu au jour présent, ce qui est évidemment faux. »
Saint Bonaventure (selon Thomas d'Aquin), Somme théologique, Ia, q. 46, art. 2, arg. 6 et ad.6.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Le principe de l’argument du kalam est que l’hypothèse d’un passé infini est tout simplement absurde. Autrement dit, l’hypothèse d’un passé infini conduit à des contradictions logiques insurmontables, qui prouvent que le passé n’est pas infini parce qu’il ne peut pas l’être. La finitude du passé n’est donc pas rencontrée comme un fait, mais déduite a priori comme une nécessité. Or, s’il est impossible que le passé soit infini, il faut affirmer que l’univers a nécessairement commencé, et le temps avec lui. Voici l’argument :
  1. L’existence d’un univers perpétuel, c’est-à-dire sans commencement, implique celle d’un passé infini.
  2. Or l’existence d’un passé infini implique l’existence d’un nombre infini d’événements passés.
  3. Or l’existence d’un nombre réellement infini d’événements passés est impossible.
  4. Par conséquent, le passé ne peut pas être infini, et l’univers ne peut pas être éternel. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.212, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

L'univers a commencé d'exister avec le Big Bang

Le Big Bang implique le surgissement brusque de l'univers à partir d'un point Alpha. Qu'y avait-il avant le Big Bang ? On ne peut pas supposer qu'il n'y avait rien, que l'énergie primordiale s'est posée toute seule. Donc il y avait un Créateur.
« En première analyse, on dira qu’une chose a commencé s’il existe un temps en deçà duquel elle n’existait pas. Tous les êtres particuliers qui nous entourent sont dans ce cas. La conclusion que nous pouvons en tirer, c’est qu’aucun n’existe par lui-même et qu’ils ont tous eu une cause. Or, il se trouve que d’après la théorie standard du Big Bang, la totalité de la matière a surgi dans l’existence à un instant précis dans le passé (qu’on date à environ 13,7 milliards d’années, lorsque la totalité de la matière, infiniment concentrée, a commencé son expansion, qui se poursuit toujours). Autrement dit, il semble qu’on ne puisse pas remonter indéfiniment dans le passé, mais que l’histoire de l’univers ait un début. Bref, l’univers aurait commencé. En quoi cela devrait-il entraîner une conséquence en métaphysique ? Pour une raison très simple qu’on peut exposer de la manière suivante :
  1. Tout ce qui a un commencement a une cause ;
  2. Or l’univers a un commencement ;
  3. Donc l’univers a une cause. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, p.229-230, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

Le principe de causalité ne s'applique pas à l'univers

  • On ne peut parler de causalité pour l'univers car la causalité est une notion qui est le fruit de nos habitudes issues de nos sens (Hume)
  • Le principe de causalité ne s'applique que dans le monde sensible (Kant)
  • Sophisme de composition (Russell)
    « Ajoutez à cela qu’en traçant une éternelle succession d’objets, il paraît absurde de demander la cause générale ou le premier auteur. Comment une chose existante de toute éternité aurait-elle une cause puisque ce rapport suppose un temps antérieur et un commencement d’existence ? Aussi, dans une chaîne ou succession d’objets, chaque partie est causée par celle qui la précède et cause celle qui la suit. Où se trouve donc la difficulté ? Mais le grand Tout, dites-vous, exige une cause. Je réponds que la réunion de ces parties en un Tout, de même que la réunion de plusieurs provinces diverses en un seul royaume ou de plusieurs membres en un seul corps, n’est que l’effet d’un acte arbitraire de l’esprit, et n’a pas la moindre influence sur la nature des choses. Si je vous montrais les causes particulières de chaque individu dans la collection de vingt molécules de matières, je regarderais comme bien peu raisonnable si vous veniez me demander ensuite quelle était la cause de ces vingt parties réunies en un tout. La chose est suffisamment expliquée par l’explication de la cause des parties. »
    David Hume, Dialogues sur la religion naturelle, 9e partie.
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« J’ai dit un peu plus haut que, dans cet argument cosmologique, se cachait toute une nichée de prétentions dialectiques que la critique transcendantale peut aisément découvrir et détruire. Je vais maintenant me borner à les indiquer et laisser au lecteur déjà exercé le soin de scruter plus à fond et de réfuter les principes illusoires. On y trouve donc, par exemple : 1° le principe transcendantal qui nous fait conclure du contingent à une cause, principe qui n’a de valeur que dans le monde sensible, mais qui n’a plus même de sens hors de ce monde. Car le concept purement intellectuel du contingent telle que celle de la causalité et le principe de cette dernière n’a aucune valeur ni aucun critérium de son usage ailleurs que dans le seul monde sensible ; or, ici, il devrait servir précisément à sortir du monde sensible. 2° Le principe qui nous sert à conclure de l’impossibilité d’une série infinie de causes données les unes au-dessus des autres dans le monde sensible à une première cause, principe dont les principes de l’usage ne nous autorisent pas à nous servir même dans l’expérience et qu’à plus forte raison nous ne pouvons pas étendre au-delà de l’expérience (là où cette chaîne ne peut pas être prolongée). »
Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, A 609.

L'univers n'a pas de cause ni de raison d'être

Pas de cause car :

  • il n'existe rien en dehors de l'univers qui soit susceptible de le causer
  • on ne voit pas en quoi pourrait consister une cause de l'univers
  • le principe de raison suffisante est (toujours, partout) faux (cf. "principe d’irraison" de Meillassoux)
    « C’est une maxime générale en philosophie que tout ce qui commence d’exister doit avoir une cause d’existence. Cette maxime est couramment considérée comme accordée dans tous les raisonnements sans aucune preuve donnée ou demandée. On suppose qu’elle est fondée sur l’intuition, et qu’elle est une de ces maximes que l’on peut nier avec les lèvres mais dont on ne peut douter réellement dans son cœur. […] Mais voici un argument qui prouve d’un seul coup que la proposition précédente n’est ni intuitivement ni démonstrativement certaine. Nous ne pouvons jamais démontrer la nécessité d’une cause pour toute nouvelle existence, ou pour toute nouvelle modification d’existence, sans montrer en même temps qu’il est impossible que quelque chose commence d’exister sans un principe producteur ; et si la dernière proposition ne peut être prouvée, nous devons désespérer d’être jamais capables de prouver la première. Or cette dernière proposition n’est absolument pas susceptible d’une preuve démonstrative ; nous pouvons nous en assurer en considérant que, comme toutes les idées distinctes sont séparables les unes des autres, et comme les idées de la cause et de l’effet sont évidemment distinctes, il nous sera aisé de concevoir qu’un objet n’existe pas à un moment, et qu’il existe au moment suivant, sans y joindre l’idée distincte d’une cause ou d’un principe producteur. Il est donc clairement possible à l’imagination de séparer l’idée d’une cause de l’idée de commencement d’existence, et, par conséquent, la séparation effective de ces objets est possible pour autant qu’elle n’implique ni contradiction ni absurdité ; et donc, elle n’est pas susceptible d’être réfutée par un raisonnement partant des seules idées ; et, sans ce raisonnement, il est impossible de démontrer la nécessité d’une cause. »
    David Hume, Traité de la nature humaine, livre I, partie III, section III.
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« Pourquoi n’y aurait-il pas un stock permanent de matière dont l’essence n’impliquerait pas l’existence mais qui ne dériverait son existence de rien d’autre ? »
John Leslie Mackie, The Miracle of Theism, Oxford University Press, 1982.
« Rien, en vérité, n’a de raison d’être et de demeurer ainsi plutôt qu’autrement – pas plus les lois du monde, que les choses du monde. Tout peut très réellement s’effondrer – les arbres comme les astres, les astres comme les lois, les lois physiques comme les lois logiques »
Quentin Meillassoux, Après la finitude, p.73, Le Seuil, Paris, 2006.
« Ce n’est pas comment est le monde qui est le Mystique, mais qu’il soit. »
Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, p.111, Gallimard, Paris, 1993.

L'univers s'est créé à partir de rien

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L'univers s'est créé à partir de rien
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Le soi-disant « rien » est bien quelque chose
L'idée de création à partir du néant est absurde
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« Parce qu’une loi comme la gravitation existe, l’Univers peut se créer et se créera spontanément à partir de rien […]. La création spontanée est la raison pour laquelle il existe quelque chose plutôt que rien. »
Stephen Hawking, The Grand Design.

L'univers n'a pas de commencement

L'univers n'a une cause que s'il a un commencement. Mais si l'univers n'a aucun commencement, il n'y a pas rechercher sa cause. L'univers est auto-explicatif, il n'y a pas besoin de supposer un Dieu.
« L’idée que l’espace et le temps puissent former une surface close sans bord a donc de profondes implications pour le rôle de Dieu dans les affaires de l’univers. Le succès des théories scientifiques dans la description des événements a conduit la plupart des gens à estimer que Dieu permet à l’univers d’évoluer dans le cadre d’un ensemble de lois et qu’il n’intervient pas dans l’univers pour enfreindre ces lois. Pourtant, ces lois ne nous disent pas à quoi l’univers a dû ressembler à son commencement — il reviendrait encore à Dieu de remonter l’horloge et de décider la façon de la mettre en marche. Tant que l’univers avait un commencement, on pouvait supposer qu’il avait un créateur. Mais si l’univers était vraiment complètement auto-contenu, sans bord ni frontière, il n’aurait ni commencement ni fin : il serait, tout simplement. Quelle place resterait-il pour un créateur ? »
Stephen Hawking, Une brève histoire du temps, Flammarion, Paris, 1989.

L'univers est contingent

Raisonnement de Sartre : si l'univers trouve sa raison d'être dans un être nécessaire, alors il doit être nécessaire. Or, l'univers est contingent. Donc Dieu, être nécessaire, n'a pas créé l'univers.
« Il est nécessaire qu’il y ait quelque chose et non pas rien, parce qu’il est nécessairement contingent qu’il y ait quelque chose et non pas quelque autre chose. La nécessité de la contingence de l’étant impose l’existence nécessaire de l’étant contingent. »
Quentin Meillassoux, Après la finitude, p.103, Le Seuil, Paris, 2006.

La cause première est le Big Bang

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La cause première est le Big Bang
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Le Big Bang a une cause
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L'univers est causé par le Big Bang ; "avant" le Big Bang, l'espace et le temps n'existaient pas, on ne peut donc pas chercher "la cause" du Big Bang. L'univers est une singularité absolue.

La cause première est un point immatériel

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La cause première est un point immatériel
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Un point immatériel est une abstraction et une abstraction ne peut rien causer
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Voir Quentin Smith, « Time was a timeless point », God and time : Essays on the divine nature

Tout a une cause, et Dieu en particulier

= L'argument de la cause première est un paralogisme.
« Si tout doit avoir une cause, alors Dieu doit avoir une cause. S’il existe quelque chose qui n’ait pas de cause, ce peut être aussi bien le monde que Dieu, si bien que cet argument ne présente aucune valeur. »
Bertrand Russell, « Pourquoi je ne suis pas chrétien », Le mariage et la morale, 10/18, 1997.
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« L’argument de Cléanthe, on l’a vu, repose sur cette idée que tout ordre manifeste une cause finale, c’est-à-dire un dessein formé dans une pensée consciente. Mais, remarque Philon, la mise en ordre de nos pensées requiert une cause, en l’occurrence un principe d’organisation. Si, par conséquent, on suit la logique de Cléanthe, qui conçoit la pensée divine par analogie avec la pensée humaine, on se trouve engagé dans une régression à l’infini ; la formation du dessein divin suppose une nouvelle cause spirituelle qui demande à son tour à être expliquée et ainsi de suite. Jamais on ne parviendra par cette voie à l’idée d’une cause première. »
David Hume, Dialogues sur la religion naturelle, introduction, 1779.

Il n'y a pas de raison que ce soit Dieu la cause première

Au mieux, l'argument de la cause première reviendrait à dire qu'il y a, en-dessous des phénomènes, une Substance qui les soutient. Mais comment attribuer à cette Substance des qualités telles que l'intelligence, la bonté, ou d'autres attributs traditionnels de Dieu ?
« Au demeurant, quand bien même on donnerait raison à Leibniz et au principe de raison, cela prouverait seulement l’existence d’un être nécessaire. Mais qu’est-ce qui nous prouve que cet être soit Dieu, je veux dire un Esprit, un Sujet, une Personne (ou trois) ? Ce pourrait être aussi bien l’apeiron (l’infini, l’indéterminé) d’Anaximandre, le feu toujours changeant d’Héraclite (le devenir), l’Être impersonnel de Parménide, le Tao – tout aussi impersonnel – de Lao-tseu… Ce pourrait être la Substance de Spinoza, laquelle est absolument nécessaire, cause de soi et de tout, éternelle et infinie, mais immanente (ses effets sont en elle) et dépourvue, je le rappelais à propos de la preuve ontologique, de tout trait anthropomorphique : elle est sans conscience, sans volonté, sans amour. Spinoza l’appelle «Dieu», certes, mais ce n’est pas un Bon Dieu : ce n’est que la Nature (c’est ce qu’on appelle le panthéisme spinoziste : « Deus sive Natura, Dieu c’est-à-dire la Nature »), laquelle n’est pas un sujet et ne poursuit aucun but. À quoi bon la prier, puisqu’elle ne nous écoute pas ? Comment lui obéir, puisqu’elle ne nous demande rien ? Pourquoi lui faire confiance, puisqu’elle ne s’occupe pas de nous ? Et que reste-t-il alors de la foi ? Leibniz ne s’y est pas trompé. Ce panthéisme-là est plus près de l’athéisme que de la religion. »
André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.

La cause première est inconnaissable

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La cause première est inconnaissable
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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« Pourquoi Dieu plutôt que rien ? Ainsi la question de l’être est première, et revient toujours. Or, à cette question, nul ne peut répondre. Affirmer que l’être est éternel, ce n’est pas l’expliquer : qu’il y ait toujours eu de l’être, cela nous dispense d’en chercher le commencement ou l’origine, non d’en chercher la raison. Penser l’être comme nécessaire, ce n’est pas davantage l’expliquer ; c’est constater qu’il ne s’explique que par lui-même (il est « cause de soi», disent souvent les philosophes), ce qui le rend, pour nous et à jamais, inexplicable. Les philosophes n’échappent pas davantage au mystère que les physiciens ou les théologiens. Pourquoi le big-bang plutôt que rien ? Pourquoi Dieu plutôt que rien ? Pourquoi tout plutôt que rien ? La question « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?» se pose d’autant plus nécessairement qu’elle est sans réponse possible. C’est ce qui la rend fascinante, éclairante, tonique : elle nous renvoie à ce que j’appelle le mystère de l’être, indissociable de son évidence. Elle nous réveille de notre sommeil positiviste. Elle secoue nos habitudes, nos familiarités, nos prétendues évidences. Elle nous arrache, au moins un temps, à l’apparente banalité de tout, à l’apparente normalité de tout. Elle nous renvoie à l’étonnement premier : il y a quelque chose, et non pas rien ! Et personne, jamais, ne pourra dire pourquoi. puisqu’on ne pourrait expliquer l’existence de l’être que par un être, autrement dit qu’à la condition de présupposer d’abord ce qu’on veut expliquer. L’existence de l’être est donc foncièrement mystérieuse, c’est cela qu’il faut comprendre, et que ce mystère est irréductible. Parce qu’il est impénétrable ? Au contraire : parce que nous sommes dedans. Parce qu’il est trop obscur ? Au contraire : parce qu’il est la lumière même. »
André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.
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« Un ami peintre, sans religion particulière, me dit un jour : « Je ne suis pas athée ; je crois qu’il y a du mystère… » La belle affaire ! Moi aussi, je crois qu’il y a du mystère ! Je pense même qu’il n’y a que cela : on peut certes expliquer beaucoup de choses, mais pas tout, ni même la série entière des choses explicables, de telle sorte que tout ce qu’on explique baigne dans de l’inexpliqué. « La vérité est au fond de l’abîme », disait Démocrite, et l’abîme est sans fond. C’est notre lieu. C’est notre lot. Il n’y a rien de plus mystérieux que l’existence du monde, de la nature, de l’être, et pourtant nous sommes dedans (oui : au cœur de l’être, au cœur du mystère !). Mais cela, c’est ce qu’on appelle l’immanence, quand Dieu est supposé transcendant. L’univers fait un mystère suffisant. Pourquoi faudrait-il en inventer un autre ? »
André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.

L'ordre et la complexité du monde supposent un créateur

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L'ordre et la complexité du monde supposent un Dieu créateur
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Dieu rend compte du plan d'ensemble du monde

« Si je vois l'horloge, je suppose un horloger » (Voltaire). L'univers forme un tout ordonné par des lois ; ce Tout a produit des systèmes planétaires stables, puis le vivant, enfin la conscience. Attribuer une telle séquence au seul hasard est absurde. Chaque étape du développement cosmique montre qu'une intelligence créatrice est à l’œuvre.
« Mais enfin toute la nature montre l’art infini de son auteur. Quand je parle d’un art, je veux dire un assemblage de moyens choisis tout exprès pour parvenir à une fin précise : c’est un ordre, un arrangement, une industrie, un dessein suivi. Le hasard est tout au contraire une cause aveugle et nécessaire, qui ne prépare, qui n’arrange, qui ne choisit rien, et qui n’a ni volonté ni intelligence. Or je soutiens que l’univers porte le caractère d’une cause infiniment puissante et industrieuse. Je soutiens que le hasard, c’est-à-dire le concours aveugle et fortuit des causes nécessaires et privées de raison, ne peut avoir formé ce tout. […] Qui trouverait dans une île déserte et inconnue à tous les hommes une belle statue de marbre, dirait aussitôt : sans doute il y a eu ici autrefois des hommes : je reconnais la main d’un habile sculpteur : j’admire avec quelle délicatesse il a su proportionner tous les membres de ce corps, pour leur donner tant de beauté, de grâce, de majesté, de vie, de tendresse, de mouvement et d’action. Que répondrait cet homme si quelqu’un s’avisait de lui dire : non, un sculpteur ne fit jamais cette statue. Elle est faite, il est vrai, selon le goût le plus exquis, et dans les règles de la perfection ; mais c’est le hasard tout seul qui l’a faite. Parmi tant de morceaux de marbre, il y en a eu un qui s’est formé ainsi de lui-même ; les pluies et les vents l’ont détaché de la montagne ; un orage très-violent l’a jeté tout droit sur ce piédestal, qui s’était préparé de lui-même dans cette place. C’est un Apollon parfait comme celui du Belvédère : c’est une Vénus qui égale celle de Médicis : c’est un Hercule qui ressemble à celui de Farnèse. Vous croiriez, il est vrai, que cette figure marche, qu’elle vit, qu’elle pense, et qu’elle va parler : mais elle ne doit rien à l’art ; et c’est un coup aveugle du hasard, qui l’a si bien finie et placée. »
Fénelon, Traité de l’existence de Dieu, Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Est-ce donc être homme que d’attribuer non à une cause intelligente, mais au hasard, les mouvements si réglés du ciel, le cours si régulier des astres, et tant d’autres choses si bien proportionnées et conduites avec tant de raison que notre raison se perd à les vouloir approfondir ? Quand nous voyons des machines qui se meuvent artificiellement, une sphère, une horloge, et autres objets semblables, nous ne doutons pas que l’esprit ait eu part à ce travail. Comment donc pouvons-nous douter que le monde soit dirigé, je ne dis pas simplement par une intelligence, mais par une excellente et divine intelligence, quand nous voyons le ciel se mouvoir avec une prodigieuse vitesse, et faire succéder annuellement les unes aux autres les diverses saisons, qui vivifient et qui conservent tout ? Laissant donc de côté toute discussion subtile, nous pouvons maintenant repaître nos yeux du spectacle de ces belles choses, dont nous rapportons rétablissement à une divine providence. »
Cicéron, De la nature des dieux, livre II, § 97-98, 45 av. J.-C..

Dieu explique l'existence des lois de la nature

L'univers n'est pas un chaos informe, mais une matière informée, structurée par des lois. S'il n'y avait pas d'intelligence créatrice, il devrait être un magma d'énergie. L'existence de ces lois stables pose question. D'où viennent-elles ? Ne sont-elles pas crées et maintenues par un Dieu créateur ?
« Tout obéit à des lois : la biologie, la physique, la chimie, même la sociologie et la psychologie humaines. D’où viennent-elles ? Une loi ne se fait pas toute seule, mais elle est toujours établie par quelqu’un. Or qui est au-dessus et en dehors de l’univers pour en faire ses lois ? »
Hubert Reeves.

Dieu explique l'ajustement très improbable des constantes fondamentales de l'univers

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Dieu explique l'ajustement très improbable des constantes fondamentales de l'univers
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Notre univers n'est qu'un des multiples univers existants
Cet ajustement fin est relativement probable
Que Dieu ait réussi à ajuster les lois de l'univers est au moins aussi improbable que son existence
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Il existe quelques constantes fondamentales. Les valeurs de ces constantes sont données, sans que l'on puisse les expliquer. Si l'une de ces constantes variait de quelques centièmes, l'univers ne pourrait pas exister : soit il s'effondrerait sur lui-même, ou se disperserait sans former de galaxies, etc. Ces constantes sont donc ajustées d'une façon totalement improbable, pour permettre l'univers, la vie et la conscience. Seul Dieu a pu créer un tel ajustement.
« Depuis près de quarante ans, les scientifiques ont établi que l'existence de la vie était suspendue à un paramétrage extrêmement fin des conditions initiales de l'univers. Les capacités de calcul des ordinateurs ont en effet permis de simuler ce qu'aurait été l'univers si deux types de données avaient été différentes : les constantes qui figurent dans l'expression mathématique des lois physiques (par exemple G dans la loi de Newton F = G * m1 * m2 / d2) et les conditions initiales de l'univers (le niveau d'entropie, la densité, la vitesse d'expansion, le rapport entre matière et antimatière, etc.). Il va de soi que ces données ne sont pas déterminées par les lois physiques elles-mêmes, et que les lois pourraient rester les mêmes avec des constantes différentes (par exemple G pourrait être égal 7,673 au lieu de 6,673). On aurait pu penser que, vaille que vaille, à peu près n'importe quel arrangement eût donné un univers différent mais habitable, ou du moins riche en complexité. Eh bien pas du tout ! À leur étonnement, les scientifiques ont découvert qu'une modification minime d'une constante ou des conditions initiales entraînait la stérilité complète de l'univers. Il suffit de modifier d'un léger tour de vis les conditions physiques une seconde après le Big Bang pour rendre impossible la formation des étoiles, donc la synthèse des atomes lourds, donc la chimie, donc a fortiori toute formation de molécules complexes carbonées. [...] On peut multiplier les exemples, au moins pour donner quelques ordres de grandeur : si l'on augmente la force nucléaire forte de 1 %, l'apparition du carbone devient impossible. Si l'on augmente de 2 %, les protons ne peuvent plus se former à partir des quarks, tant et si bien qu'il n'y a même plus d'atomes dans la nature. Si on la diminue de 5 %, aucune synthèse d'éléments lourds n'est possible et l'univers n'est qu'un immense amas d'hydrogène. Si l'on s'intéresse maintenant à la force nucléaire faible, on voit qu'une valeur plus forte aurait empêché la fusion à l'intérieur des étoiles, nécessaire à la synthèse des éléments lourds indispensables à la constitution, bien plus tard, des molécules organiques. L'univers ne serait que de l'hydrogène. Plus faible et l'univers ne serait fait que d'hélium. Si la force gravitationnelle avait été légèrement plus grande, toutes les étoiles auraient été des « naines rouges », empêchant l'apparition des systèmes solaires propres à la vie. Légèrement plus faible, et les étoiles auraient brûlé trop vite pour que la vie pût apparaître. Des simulations ont également été menées sur la densité de l'univers et sa vitesse d'expansion : d'après Hawking, à l'ère de Planck, 10-43 seconde après le Big Bang, si la densité de l'univers avait été infinitésimalement différente, l'espace n'aurait pas été euclidien et la vie impossible. On pourrait continuer longtemps. L'abondance des « coïncidences anthropiques » est elle qu'elle est presque devenue un genre littéraire. Il existe plusieurs dizaines de constantes indépendantes les unes des autres, dont une modification minime aurait entraîné la stérilité de l'univers. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

Dieu explique l'apparition de la vie

On constate que la vie existe, mais on ne sait pas expliquer le passage de l'inerte au vivant. Ainsi, on n'a jamais pu reconstituer au laboratoire un tel passage. Par ailleurs, les combinaisons biologiques demandées par réussir l'apparition de la vie à partir de la « soupe primitive » sont très complexes et hautement improbables. Cf. Fred Hoyle
« Sais-tu que la science ne sait toujours pas expliquer et ni même définir ce qu’est la vie, son essence, ni d’où elle vient ? Qu’est-ce qui anime d’un « souffle » nos cellules et où part la vie quand elle « quitte » définitivement notre corps ? La vie est donnée. Nous sommes bien obligés de le constater et là dessus tout le monde est d’accord. Donnée par qui ? »

Dieu explique la création, l'adaptation et la complexité des espèces

La théorie de l'évolution, qui suppose la création de nouveaux organes par évolutions successives, ne marche pas : en effet, les embryons d'organes ou types de transition entre deux organes ne sont pas avantageux. Il faut des sauts brusques d'un organe pleinement constitué à un autre pour qu'il y ait avantage adaptatif. Ces sauts brusques restent inexpliqués. Ont-ils été programmés par Dieu ?

Le biologiste australien Michael Denton passe un chapitre de son ouvrage L'évolution a-t-elle un sens ? à étudier le problème de l'oeil de la langouste. On constate chez des races proches de crustacés deux types d'yeux fonctionnant selon un principe optique différent. Pour les langoustes, il s'agit d'unités visuelles carrées : elles sont composées d'unités oculaires consistant en un minuscule tube de section carrée, à peu près deux fois plus long que large et dont les faces latérales sont des miroirs plans. Les rayons lumineux sont réfléchis par les miroirs latéraux pour converger sur un même point de la rétine. Or chez la grande majorité des crustacés, les unités oculaires sont rondes ou hexagonales, car fondées sur le principe de la réfraction. On ne rencontre aucun type intermédiaire entre ces genres d'yeux. Et bien sûr, il n'y a pas trace de fossiles dotés de cet organe embryonnaire ! En réalité, on ne peut guère concevoir ce que serait cet oeil de transition entre celui qui fonctionne selon le principe de réflexion et celui qui utilise la réfraction "[…] tant diffèrent leurs agencements respectifs sur le plan de la géométrie et du fonctionnement optique. L'unité oculaire d'un type d'oeil de transition devrait à la fois se situer à mi-chemin entre l'hexagone et le carré, à mi-chemin entre la lentille réfractante et la surface réfléchissante, et néanmoins posséder les propriétés optiques nécessaires à la formation d'une image." (Michael Denton, L'évolution a-t-elle un sens ?, Fayard, page 486).

Dieu explique l'apparition et la complexité du langage humain

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Dieu explique l'apparition et la complexité du langage humain
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Le langage humain émerge de la communication animale
Le langage humain est un produit de l'évolution darwinienne
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L'être humain s'est doté d'un langage qui semble en rupture avec les modes de communication animales ; il a aussi créé l'art, la cuisine, la science. Ces différentes créations ont formé la culture, un monde à part entière qui se distingue de la nature. C'est l'indice que l'homme possède quelque chose de surnaturel.
« L’origine du langage demeure aujourd’hui un mystère. Un langage est complexe, a un but et utilise des concepts d’abstraction. Impossible que ce soit le produit d’un simple assemblage de molécules. Comment ne pas être émerveillé aussi devant l’ADN ? Rendons-nous compte : il y a aussi un langage qui préside au fonctionnement des organismes, nous y compris ! Qui pourrait soutenir, en découvrant un ordinateur sur une plage, que ce dernier est le résultat du hasard, de l’action des vents et des marées sur les matériaux, au fil du temps ? Ce serait un non-sens. »

Dieu explique l'existence de la conscience

La conscience reste inexpliquée. On peut observer le système nerveux, fait d'impulsions électriques et d'échanges chimiques. Mais quel est le rapport entre des échanges chimiques et la vie intérieure ? Comment des entités dans l'espace (des particules en mouvement) pourraient-elles constituer un espace intérieur où dominent des phénomènes non spatiaux (sentiments, concepts, conscience de soi etc.) ? La conscience est énigmatique, elle ne peut pas être dérivée de la juxtaposition d'entités matérielles discrètes. C'est Dieu qui a doté les humains de la conscience.
« Certes, les processus évolutionnistes produisent l’existence des corps animaux et d’être humains en vertu des lois de la nature découvertes par les sciences physiques […]. Mais il y a, dans l’être humain, davantage que le corps. Les êtres humains (et les animaux supérieurs) sont des êtres conscients. Ils ont des pensées et des impressions ; les atomes n’ont pas de pensées ni d’impressions. Or la conscience […] ne peut pas être la propriété d’un simple corps, ou d’un objet matériel. Elle doit être une propriété de quelque chose d’autre en rapport avec le corps ; et à ce quelque d’autre je donnerai le nom traditionnel d’âme. À un certain stade de l’évolution, les corps d’animaux complexes ont été reliés à des âmes. C’est […] quelque chose qui dépasse absolument le pouvoir explicatif de la science. Le théisme, lui, peut expliquer cela : en effet, Dieu a le pouvoir de relier des âmes à des corps et il a des raisons de le faire. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.73, Ithaque, Paris, 2009.


Références

Dieu est une explication inexplicable

« La « logique » des créationnistes est toujours la même. Un certain phénomène naturel est trop statistiquement improbable, trop complexe, trop beau, trop stupéfiant pour être venu à exister par hasard. Le dessein étant la seule alternative au hasard que puissent imaginer ces auteurs, il doit avoir un concepteur. Et la réponse de la science à cette logique erronée est aussi toujours la même : le dessein n’est pas la seule alternative au hasard, la sélection naturelle est plus satisfaisante. En fait, le dessein n’est pas du tout une alternative car il soulève un problème encore plus grand qu’il n’en résout : qui a conçu le concepteur ? Le hasard aussi bien que le dessein échouent à résoudre le problème de l’improbabilité statistique car le premier est le problème, et l’autre y ramène. La sélection naturelle est une véritable solution ; de toutes celles qui ont été proposées, c’est la seule qui marche. Et, en plus, elle est stupéfiante par son élégance et sa puissance. »
Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.
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« Le dessein intelligent est exactement aussi contestable que le hasard. Ce n’est tout simplement pas une solution plausible à l’énigme de l’improbabilité statistique. Plus l’improbabilité est élevée, moins le dessein intelligent devient plausible. À y bien regarder, on voit que le dessein intelligent double le problème. Là encore, c’est parce que le concepteur lui-même (la conceptrice, ou la chose qui a conçu le projet) soulève le problème de sa propre origine. Toute entité capable de concevoir intelligemment une chose aussi improbable qu’Aristolochia trilobata (ou un univers) devrait être encore plus improbable qu’Aristolochia. Loin de mettre fin à la régression vicieuse, Dieu se venge en l’aggravant. »
Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.

L'ordre et la complexité du monde s'expliquent par la science

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L'ordre et la complexité du monde s'expliquent par la science
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. La science ne poura jamais expliquer certains phénomènes fondamentaux comme la vie ou la conscience
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« Dans la science, telle qu’elle se présente aujourd’hui, il n’y a plus besoin, ni de l’hypothèse dont Laplace sut se passer, ni des « petits mots » métaphysiques dont se moquait Goethe. Nous pouvons déjà lire le livre de la Nature, y compris celui du développement de la vie organique et de l’humanité, sans avoir recours à un créateur, à une « force vitale » mystique, ou à une âme immortelle, et sans consulter la trilogie de Hegel, ni cacher notre ignorance derrière n’importe quels symboles métaphysiques, que nous aurions doués nous-mêmes d’existence réelle. Les phénomènes mécaniques, – devenant de plus en plus compliqués à mesure que nous passons de la physique aux faits de la vie, mais restant toujours mécaniques, – nous suffisent pour l’explication de la Nature entière, et de la vie organique, intellectuelle et sociale que nous découvrons. »

Supposer un créateur à visage humain n'est pas crédible

« Comment s’étonner que les Dieux de l’humanité soient anthropomorphes ? C’était vrai des dieux grecs ou latins. Ce ne l’est pas moins, quoique d’un autre point de vue, du Dieu des différents monothéismes. C’est qu’il est conçu par analogie avec ce que nous sommes ou connaissons : Dieu est à la nature ce que l’artiste ou l’artisan sont à leur œuvre (ce que l’architecte est à la maison, ce que l’horloger est à l’horloge, etc.) ; il est à l’humanité ce qu’un père est à ses enfants, ce qu’un souverain est à son peuple ; il est à l’Église ce que l’époux est à l’épouse… Dès lors, quoi qu’on puisse affirmer positivement de Dieu, ce sera marqué d’anthropomorphisme. Les religions du Livre ne s’en sont pas privées. Il ne suffit pas d’interdire les images de Dieu (dans le judaïsme ou l’islam) pour se libérer de l’imaginaire ! L’anthropomorphisme est plus essentiel : il touche au concept même de la divinité. C’est le prix à payer de l’analogie. Dire que Dieu est spirituel, personnel et créateur, c’est déjà de l’anthropomorphisme. Or cela fait partie de sa définition… Dire que Dieu est Père, c’est encore de l’anthropomorphisme. Or ce sont les Évangiles qui le disent, et c’est l’Église : relisez-le Notre Père et le Credo… Dire que Dieu est juste, qu’il est puissant et sage, comme font la Bible et le Coran, c’est toujours de l’anthropomorphisme. Dire qu’il est amour, qu’il est compatissant ou miséricordieux, de même… Mais alors que dire sur Dieu, hors de tout anthropomorphisme, sinon, très exactement, rien ? Cela nous renvoie à la première hypothèse du Parménide de Platon. Si l’Un existe, on ne peut rien en dire : « Il n’y a même pas de nom pour le désigner ; on ne peut ni le définir, ni le connaître, ni le sentir, ni le juger. » Mais on n’a plus aucune raison, alors, d’y voir un Dieu, ni aucun moyen de le penser. Tout anthropomorphisme, concernant l’absolu, est naïf ou dérisoire. Le silence, devant l’indicible, vaudrait mieux. »
André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.

L'ordre et la complexité du monde supposent seulement une Intelligence suprême indifférente aux hommes

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L'ordre et la complexité du monde supposent seulement une Intelligence suprême indifférente aux hommes
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu a voulu l'homme
Les Révélations montrent que le Créateur s'intéresse aux humains
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Aucun résumé ni citation n'a été entré.

La notion d'ordre est une projection de l'esprit humain

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La notion d'ordre est une projection de l'esprit humain
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. L'ordre perçu est réel
Si l'ordre était une projection de l'esprit humain, la prédiction scientifique serait impossible
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« C’est donc nous-mêmes qui introduisons l’ordre et la régularité dans les phénomènes, que nous nommons nature, et nous ne pourrions les y trouver, s’ils n’y avaient été mis originairement par nous ou par la nature de notre esprit. En effet, cette unité de la nature doit être une unité nécessaire, c’est-à-dire certaine a priori de la liaison des phénomènes. Mais comment pourrions-nous mettre en place a priori une unité synthétique, si, dans les sources originaires de la connaissance de notre esprit, il n’y avait des principes subjectifs d’une telle unité, et si ces conditions subjectives n’étaient pas en même temps objectivement valables, puisqu’elles sont les principes de la possibilité de connaître en général un objet d’expérience ? »
Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, Ak IV, 1781.

Le monde n'est pas ordonné mais chaotique

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Il existe des interventions divines

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Il existe des interventions divines
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Les miracles

« On pourrait s’attendre à ce que, dans certaines occasions, Dieu réponde aux prières pour la bonne cause, comme l’allégement de la souffrance, le recouvrement de la santé du corps ou de l’esprit, afin qu’on le reconnaisse et prenne conscience de vérités spirituelles importantes. On pourrait également escompter que Dieu intervienne dans d’autres occasions, sans attendre notre prière – pour nous aider à rendre le monde meilleur de diverses manières, alors que nous avons fait un mauvais usage de notre liberté. L’intervention divine consistera soit en une action dans les domaines où les lois de la nature ne déterminent pas ce qui arrive (probablement notre vie mentale n’est-elle pas complètement déterminée par des lois de la nature), soit dans la suspension temporaire des lois de la nature. Appelons « miracles » les interventions de ce genre, et non miraculeuses celles du genre précédent. Un miracle est une violation ou une suspension des lois de la nature, produites par Dieu. L’histoire de l’humanité contient-elle des événements du genre de ceux qu’on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise et qui cependant ne sont pas le résultat du fonctionnement des lois de la nature ? Elle contient assurément nombre d’événements du genre de ceux que l’on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise, mais au sujet desquels nous ne savons pas s’ils sont, ou non, le résultat du fonctionnement des lois de la nature. Je prie pour qu’un ami se remette d’un cancer, et il s’en remet. Comme ordinairement, nous ne connaissons pas, en ses moindres détails, l’état exact de son corps au moment où il a le cancer, nous ne connaissons pas davantage les lois de la nature qui sont à l’œuvre dans son cancer : nous ne pouvons dire si la rémission est due aux lois de la nature ou non. L’homme pieux croit que Dieu est intervenu, et l’athée têtu croit que seules les lois de la nature sont à l’œuvre. Or l’histoire de l’humanité est jalonnée de récits de nombreux évènements dont il est clair, s’ils se sont produits conformément à ces récits, qu’ils n’auraient évidemment pas pu résulter des lois de la nature et qui sont par ailleurs le genre d’événements dont on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise. Le « Second Livre des Rois » rapporte qu’un roi malade et en proie au doute, Ézéchias, chercha un signe d’encouragement venant de Dieu, annonçant qu’il guérirait et que Dieu délivrerait Jérusalem des Assyriens. En réponse à la prière du prophète Isaïe pour que Dieu manifeste un signe à Ézéchias, l’ombre projetée par le soleil, est-il rapporté, « recula de dix pas » (II Rois, 20, 11). Une telle chose n’a pu se produire que dans la mesure où les lois de la mécanique (gouvernant la rotation de la terre autour de son axe, et ainsi la direction du soleil venant de Jérusalem), ou les lois de la lumière (gouvernant la formation de l’ombre par la lumière du soleil aux alentours du palais d’Ézéchias) ont été suspendues. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.110-111, Ithaque, Paris, 2009.
Voir plus...
Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« La religion chrétienne a été fondée sur le prétendu miracle de la Résurrection de Jésus. Si cet événement s’est produit tel qu’il est relaté dans les livres du Nouveau Testament, à savoir le retour à la vie d’un homme mort par crucifixion trente-six heures plus tôt, alors il est clair que cet événement implique la suspension des lois de la nature. Et donc, s’il y a un Dieu, c’est lui qui l’a produite : c’est un miracle. La plupart des livres du Nouveau Testament ont été écrits au cours de l’existence de beaucoup de ceux qui ont côtoyé Jésus. Ces livres ont été écrits par des auteurs très divers qui affirment que Marie-Madeleine, d’autres femmes et les apôtres ont vu le tombeau vide ; avec beaucoup d’autres, ils ont vu, parlé et mangé avec Jésus ressuscité. Le corps de Jésus n’a jamais été retrouvé. On est en présence d’un grand miracle sérieusement étayé sur le plan historique, pour lequel il existe des indices substantiels. Quant à savoir quelle est la force de ces indices historiques, c’est le sujet d’innombrables ouvrages écrits depuis deux millénaires, à la lecture desquels les lecteurs doivent se forger leurs propres opinions. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.118, Ithaque, Paris, 2009.

Les expériences mystiques

En particulier :

  • Les conversions brusques
  • Les expériences unitives
  • Les visions de Dieu
    « Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverai un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C’est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j’assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de saint Nicolas du Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être la Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. En essayant, comme je l’ai fait souvent, de reconstituer les minutes qui suivirent cet instant extraordinaire, je retrouve les éléments suivants qui, cependant, ne formaient qu’un seul éclair, une seule arme, dont la Providence divine se servait pour atteindre et s’ouvrir enfin le cœur d’un pauvre enfant désespéré : « Que les gens qui croient sont heureux ! Si c’était vrai, pourtant ? C’est vrai ! Dieu existe, Il est là. C’est quelqu’un, c’est un être aussi personnel que moi ! Il m’aime, Il m’appelle. » Les larmes et les sanglots étaient venus et le chant si tendre de l’Adeste ajoutait encore à mon émotion. »
    Paul Claudel, Ma conversion, 1913.
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« Si le mysticisme est bien ce que nous venons de dire, il doit fournir le moyen d’aborder en quelque sorte expérimentalement le problème de l’existence et de la nature de Dieu. Nous ne voyons pas, d’ailleurs, comment la philosophie l’aborderait autrement. D’une manière générale, nous estimons qu’un objet qui existe est un objet qui est perçu ou qui pourrait l’être. Il est donc donné dans une expérience, réelle ou possible. »
Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, 1932.

Les manifestations de la Providence

En particulier :

  • Les réponses de Dieu aux prières
  • Des évènements historiques signifiants très improbables
  • Des évènements très improbables dans nos vies qui nous avertissent ou nous sauvent
    « Beaucoup de gens croient en l’existence de Dieu. Mais peu savent que parce qu’il nous aime, Dieu nous invite à bien plus : il nous offre une relation personnelle d’intimité avec lui. C’est en effet au travers de celle-ci qu’il peut agir véritablement pour transformer notre vie. Ceux/celles qui ont fait cette rencontre témoignent combien ils expérimentent l’amour de Dieu. Dieu leur parle et ils le voient répondre à leurs prières. »
Voir plus...
« Il est évident que, à tort ou à raison, il a semblé […] à des milliards d’êtres humains, qu’une fois dans leur vie, à un degré ou à un autre, ils ont été conscients que Dieu dirigeait le cours d’un événement. Les enquêtes montrent qu’il en est ainsi pour des milliards de gens aujourd’hui, sans compter les époques antérieures. Ces gens peuvent bien sûr se tromper, mais c’est comme cela que les choses leur sont apparues. Or c’est un principe de base de la rationalité, que j’appelle le principe de crédulité, que nous devons penser que les choses sont comme elles nous apparaissent […] à moins que et jusqu’à ce que nous ayons la preuve que nous nous sommes trompés. […] Si j’ai l’impression de voir une table ou d’entendre la voix d’un ami, je dois penser que c’est le cas jusqu’à ce que j’aie la preuve que je me suis trompé. Si vous dites le contraire – si vous dites : ne vous fiez jamais aux apparences avant qu’il soit prouvé qu’elles sont fiables – vous ne pourrez jamais avoir la moindre certitude. En effet, qu’est-ce qui peut vous prouver que les apparences sont fiables, sinon d’autres apparences ? Or si vous ne pouvez vous fier aux apparences comme telles, vous ne pourrez pas non plus vous fier à vos cinq sens ordinaires, il est tout aussi rationnel de vous fier, le cas échéant, à votre sens religieux. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.122-123, Ithaque, Paris, 2009.

Les Révélations conservées dans les textes sacrés

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Les Révélations conservées dans les textes sacrés attestent l'intervention de Dieu
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Les textes sacrés sont truffés d'erreurs et de contradictions
Les textes sacrés sont la création d'êtres humains
Les Révélations des textes sacrés proviennent d'êtres invisibles qui ne sont pas Dieu
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« Une autre raison que Dieu peut avoir d’intervenir dans l’histoire est de nous donner des informations, de nous révéler des vérités. Sans aucune aide, notre raison est bien capable […] d’arriver à la conclusion que, probablement, il y a un Dieu ; elle est bien capable également d’établir plusieurs vérités morales très générales (par exemple qu’il est bon de nourrir ceux qui meurent de faim, quels qu’ils soient). Mais les êtres humains sont des créatures à l’intelligence limitée, et ils sont notoirement capables de se cacher à eux-mêmes des conclusions qui leur crèvent les yeux, quand ces conclusions ne sont pas les bienvenues. Les conclusions en matière de religion et de morale sont celles que nous sommes évidemment disposés à écarter parce que, quelles que soient les conclusions auxquelles nous parvenons (religieuses ou athées), elles ont des conséquences sur le genre de vie qui vaut la peine d’être vécue ; il se peut que nous rechignions à les accepter parce qu’elles entrent en conflit avec notre mode de vie quotidien. Les êtres humains ont donc besoin d’aide – aide pour comprendre quelles sont leurs obligations et en quoi consiste leur bien suprême, aide et encouragement pour rechercher ce bien. De toutes les façons, un Dieu qui veut entrer en contact avec nous aura aussi à nous dévoiler des choses sur lui-même, simplement pour que nous le connaissions mieux. Les grandes religions occidentales affirment toutes que Dieu est intervenu dans l’histoire pour révéler des vérités aux hommes ; elles ajoutent généralement qu’il a établi un moyen qui, dans une certaine mesure et d’une certaine façon, puisse assurer la conservation de ces vérités parmi les hommes. Les Juifs affirment que Dieu est intervenu dans l’histoire avec Abraham et Moïse, et qu’il a révélé des vérités qui, par la suite, ont été conservées par le peuple juif dans les Écritures hébraïques (qui forment l’Ancien Testament des Chrétiens). Les Chrétiens admettent cette révélation, mais ils ajoutent que la principale intervention de Dieu est celle de Jésus-Christ, qui nous a révélé des choses conservées par l’Église chrétienne dans la Bible (le Nouveau Testament, et l’Ancien Testament interprété à la lumière du Nouveau). L’islam reconnaît aussi, dans une certaine mesure, les affirmations juives et chrétiennes, mais il proclame que Mahomet est le dernier prophète en qui la Révélation atteint son point culminant, révélation recueillie dans le Coran. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.116-117, Ithaque, Paris, 2009.
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« Les Évangiles racontent qu’il y a 2000 ans de cela, Dieu est venu lui-même sur terre, en chair et en os. « Je suis descendu du ciel », « celui qui m’a vu a vu le Père » disait Jésus, se disant ainsi Dieu incarné, Dieu fait homme (Évangile de Jean ch.6 v.38, ch.14 v.9). Jésus a manifesté combien il est un Dieu Amour, en guérissant tous ceux qui venaient à lui, sans rien demander en retour. Il a manifesté aussi combien il est au-dessus des lois physiques, en créant de nouveaux organismes. Il a montré qu’il a la vie en lui-même, en ressuscitant plusieurs personnes. Enfin, il a prouvé qu’il était Dieu, en ressuscitant lui-même des morts : Jésus est vivant aujourd’hui. Il oeuvre dans la vie de ceux qui l’accueillent. À ceux qui se tournent vers lui, qui lui demandent sincèrement de se révéler à eux, il se fait connaître (Evangile de Jean ch.14 v.21): « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai et je me ferai connaître à lui » »

Les prétendues interventions divines reposent sur des éléments de preuve qui ne sont pas fiables

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Les prétendues interventions divines reposent sur une conception superstitieuse du monde

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Ce qu'on attribue à des interventions divines relève de phénomènes naturels

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Ce qu'on attribue à des interventions divines relève de phénomènes naturels
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Certains phénomènes sont trop improbables pour relever de phénomènes naturels
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Il existe une morale indépendante des hommes

L'humanité adhère à des principes moraux : au lieu de suivre son seul intérêt immédiat ou son simple plaisir, l'être humain peut se sacrifier pour autrui, protéger les malades ou les vieillards. Ces comportements relèvent d'un devoir-être qui ne correspond à aucune nécessité naturelle. "Faire le bien" n'existe pas chez les animaux. L'homme peut s'extraire du donné naturel, de la lutte pour la survie, pour imaginer un "devoir-être", une morale, un monde meilleur, qui ne correspondent à rien dans le monde naturel. Cette conscience du bien et de la morale ne s'expliquent que parce que Dieu les a placées en nous.

Seul Dieu est garant de la réalité et de la véracité du monde

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Seul Dieu est garant de la réalité et de la véracité du monde
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Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du solipsisme

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Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du solipsisme
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Le monde n'est pas trompeur
Pour me constituer comme sujet, j'ai besoin des autres
Le solipsisme est un faux problème
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Le monde est essentiellement trompeur : mes sens sont faillibles, mon raisonnement est fragile, mes opinions sont fluctuantes. Même le sentiment de conviction ou de réalité d'une chose peut être faux, comme pour les fous ou lors de la vision d'un mirage. Qu'est-ce qui me prouve que le monde extérieur existe tel que je le vois, et que je ne suis pas dans la Matrice ? Qu'est-ce qui me prouve que les autres existent, et qu'ils ne sont pas des projections de mon propre esprit ? Comment est-ce que je sais que ce monde est réel, et n'est pas un grand rêve ? C'est la question du solipsisme. Je sais que j'existe ("Je pense donc je suis"), je ne sais pas si le monde perçu est un effet de mon esprit. Pour échapper à cette question, il faut poser que ma perception immédiate n'est pas trompeuse, que je ne suis pas fou ; pour cela, il faut supposer que Dieu garantit la vérité de mes impressions immédiates. Donc je dois poser que Dieu existe pour poser que le monde est réel.

Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du perspectivisme

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Seule l'hypothèse de Dieu nous sort du perspectivisme
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Il n'y a pas de vérité
La science établit des vérités sans faire l'hypothèse de Dieu
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Parler de vérité, c'est supposer qu'il existe un niveau de compréhension qui n'est pas un simple point de vue, mais un niveau de perception exact de ce qui est. Ce niveau où la pensée touche l'être, où il n'y a plus de différence entre le concept et le réel, est celui de l'intelligence divine. C'est parce que l'intellect humain reflète en quelque façon l'Esprit divin qu'il peut atteindre des vérités, voire la Vérité. S'il n'y a pas de Dieu, il n'y a que des perspectives changeantes, des points de vues parcellaires et subjectifs. La notion même de vérité est vide de sens (sauf de façon triviale, pour désigner des énoncés factuels très limités : "le verre est sur la table").

Seul Dieu peut fonder les vérités logiques et mathématiques

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Seul Dieu peut fonder les vérités logiques et mathématiques
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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« Quand on considère attentivement l’immensité de Dieu, on voit manifestement qu’il est impossible qu’il y ait rien qui ne dépende de lui, non seulement de tout ce qui subsiste, mais encore qu’il n’y a ni ordre, ni loi, ni raison de bonté et de vérité qui n’en dépende ; autrement […], il n’aurait pas été tout à fait indifférent à créer les choses qu’il a créées. […] Il est aussi inutile de demander comment Dieu eût pu faire de toute éternité que deux fois 4 n’eussent pas été 8, etc., car j’avoue bien que nous ne pouvons pas comprendre cela ; mais, puisque d’un autre côté je comprends fort bien que rien ne peut exister, en quelque genre d’être que ce soit, qui ne dépende de Dieu, et qu’il lui a été très facile d’ordonner tellement certaines choses que les hommes ne pussent pas comprendre qu’elles eussent pu être autrement qu’elles sont, ce serait une chose tout à fait contraire à la raison, de douter des choses que nous comprenons fort bien, à cause de quelques autres que nous ne comprenons pas, et que nous ne voyons point que nous devions comprendre. Ainsi donc il ne faut pas penser que les vérités éternelles dépendent de l’entendement humain, ou de l’existence des choses, mais seulement de la volonté de Dieu, qui, comme un souverain législateur, les a ordonnées et établies de toute éternité. »
René Descartes, Réponses aux sixièmes objections, point 8, AT IX.
Voir plus...
« Il est vrai aussi qu’en Dieu est non seulement la source des existences, mais encore celle des essences, en tant que réelles, ou de ce qu’il y a de réel dans la possibilité. C’est parce que l’entendement de Dieu est la région des vérités éternelles, ou des idées dont elles dépendent, et que sans lui il n’y aurait rien de réel dans les possibilités, et non seulement rien d’existant, mais encore rien de possible. Car il faut bien que s’il y a une réalité dans les essences ou possibilités, ou bien dans les vérités éternelles, cette réalité soit fondée en quelque chose d’existant ou d’actuel ; et par conséquent dans l’existence de l’Être nécessaire, dans lequel l’essence renferme l’existence, ou dans lequel il suffit d’être possible pour être actuel. »
Leibniz, Monadologie, § 43 et 44, 1714.

Seule l'hypothèse de Dieu explique la coïncidence des mathématiques et du réel

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Seule l'hypothèse de Dieu explique la coïncidence des mathématiques et du réel
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Les mathématiques sont une construction humaine
Les mathématiques proviennent de l'observation du monde
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Einstein était étonné qu'il y ait coïncidence entre le monde et les mathématiques. Un telle coïncidence pourrait bien montrer la coïncidence de l'esprit humain avec l'Esprit du créateur. Le monde est écrit en langage mathématique parce qu'il a été créé par une Intelligence que l'intelligence humaine reflète. Les propriétés mathématiques ne sont pas des inventions humaines, mais des découvertes se passant dans un monde platonicien où existent de toute éternité les objets mathématiques.

Il n'y a aucune objection pour le moment.

L'existence de Dieu est contenue dans son concept

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L'existence de Dieu est contenue dans son concept
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. La perfection n'implique pas l'existence
L'existence n'est pas un prédicat
L'existence ne se démontre pas de façon conceptuelle
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Par définition, Dieu est parfait. Si Dieu est parfait, alors il ne lui manque rien : il jouit de tous les attributs, dont celui d'exister. Donc Dieu existe.
« L'insensé lui-même est donc forcé d'avouer qu'il existe, du moins dans l'intelligence, quelque chose au-dessus de laquelle la pensée ne peut rien concevoir, puisqu'en entendant parler de cet être suprême, quel qu'il soit, il comprend ce qu'il entend, et que tout ce qui est compris existe dans l'intelligence. Or, cet être suprême au-dessus duquel la pensée ne peut rien concevoir ne saurait exister dans l'intelligence seule ; car, en supposant que cela soit, rien n'empêche de le concevoir comme existant aussi dans la réalité, ce qui est un mode d'existence supérieur au premier. Si donc l'être suprême existait dans l'intelligence seule, il y aurait quelque chose que la pensée pourrait concevoir au-dessus de lui ; il ne serait plus l'être par excellence, ce qui implique contradiction. Il existe donc sans aucun doute, et dans l'intelligence et dans la réalité, un être au-dessus duquel la pensée ne peut rien concevoir. »
Anselme, Proslogion, ch. II.

Nous avons en nous des concepts que seul Dieu a pu créer

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Nous avons en nous des concepts que seul Dieu a pu créer
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Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'unité

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Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'unité
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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La sensation d'unité intérieure est fondatrice, elle organise notre univers mais ne peut résulter d'aucune expérience ni d'aucun raisonnement. Je me perçois comme Un. D'où vient cette connaissance immédiate d'être un ?
« J’ai au-dedans de moi une idée claire d’une unité parfaite, qui est bien au-dessus de celle que je puis trouver dans mon âme : [mon âme] se trouve souvent comme partagée entre deux opinions, deux inclinations, deux habitudes contraires. Ce partage que je trouve au fond de moi-même ne marque-t-il pas quelque multiplicité, ou composition de parties ? L’âme a d’ailleurs une composition successive de pensées dont l’une est très différente de l’autre. Je conçois une unité infiniment plus une […] : je conçois un être qui ne change jamais de pensée, qui pense toujours toutes choses à la fois, et en qui on ne peut trouver aucune composition […]. Cette idée, toujours présente au fond de moi, est le modèle parfait sur lequel je cherche partout quelque copie imparfaite de l’unité. Je connais donc Dieu avec une telle clarté que c’est en le connaissant que je cherche dans toutes les créatures, et en moi-même, quelque ouvrage et quelque ressemblance de son unité. »
Fénelon, Traité de l’existence de Dieu, p.63-64, Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.

Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'infini

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Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'infini
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Je suis un être imparfait, or j'ai en moi l'idée d'un être plus parfait que moi. Cette idée n'a pas pu être inventée par moi, donc elle a été mise en moi par un être plus parfait que moi.
« En suite de quoi, faisant réflexion sur ce que je doutais, et que, par conséquent, mon être n'était pas tout parfait, car je voyais clairement que c'était une plus grande perfection de connaître que de douter, je m'avisai de chercher d'où j'avais appris à penser à quelque chose de plus parfait que je n'étais ; et je connus évidemment que ce devait être de quelque nature qui fût en effet plus parfaite. Pour ce qui est des pensées que j'avais de plusieurs autres choses hors de moi, comme du ciel, de la terre, de la lumière, de la chaleur, et de mille autres, je n'étais point tant en peine de savoir d'où elles venaient, à cause que, ne remarquant rien en elles qui me semblât les rendre supérieures à moi, je pouvais croire que, si elles étaient vraies, c'étaient des dépendances de ma nature,en tant qu'elle avait quelque perfection ; et si elles ne l'étaient pas, que je les tenais du néant, c'est-à-dire qu'elles étaient en moi, parce que j'avais du défaut. Mais ce ne pouvait être le même de l'idée d'un être plus parfait que le mien : car, de la tenir du néant, c'était chose manifestement impossible ; et parce qu'il n'y a pas moins de répugnance que le plus parfait soit une suite et une dépendance du moins parfait, qu'il y en a que de rien procède quelque chose, je ne la pouvais tenir non plus de moi-même. De façon qu'il restait qu'elle eût été mise en moi par une nature qui fût véritablement plus parfaite que je n'étais, et même qui eût en soi toutes les perfections dont je pouvais avoir quelque idée, c'est-à-dire, pour m'expliquer en un mot, qui fût Dieu. »
René Descartes, Discours de la méthode, Partie IV, 1637.

Seul Dieu a pu placer en nous le concept de perfection

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Seul Dieu a pu placer en nous le concept de perfection
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Par le nom de Dieu j’entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute-puissante, et par laquelle moi-même, et toutes les autres choses qui sont (s’il est vrai qu’il y en ait qui existent) ont été créées et produites. Or ces avantages sont si grands et si éminents, que plus attentivement je les considère, et moins je me persuade que l’idée que j’en ai puisse tirer son origine de moi seul. Et par conséquent il faut nécessairement conclure de tout ce que j’ai dit auparavant, que Dieu existe. Car, encore que l’idée de la substance soit en moi, de cela même que je suis une substance, je n’aurais pas néanmoins l’idée d’une substance infinie, moi qui suis un être fini, si elle n’avait été mise en moi par quelque substance qui fût véritablement infinie. »
René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation troisième, §22, 1641.
Voir plus...
« Et je ne me dois pas imaginer que je ne conçois pas l’infini par une véritable idée, mais seulement par la négation de ce qui est fini, de même que je comprends le repos et les ténèbres par la négation du mouvement et de la lumière : puisque au contraire je vois manifestement qu’il se rencontre plus de réalité dans la substance infinie que dans la substance finie, et partant que j’ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l’infini, que du fini, c’est-à-dire de Dieu, que de moi-même. Car comment serait-il possible que je pusse connaître que je doute et que je désire, c’est-à-dire qu’il me manque quelque chose et que je ne suis pas tout parfait, si je n’avais en moi aucune idée d’un être plus parfait que le mien, par la comparaison duquel je connaîtrais les défauts de ma nature ? »
René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation troisième, §23, 1641.

Ces concepts s'acquièrent au cours du développement cognitif de l'individu

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Ces concepts ont été acquis au cours de l'évolution de l'espèce humaine

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L'hypothèse de Dieu est plus simple que l'hypothèse athéiste

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Arguments CONTRE [ modifier ]

Rien ne montre l'existence d'un dieu

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Il n'existe pas d'esprit en dehors de la matière

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Dieu ne permettrait pas l'existence du mal

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La souffrance et le mal contredisent l'existence d'un dieu
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu ne peut pas tout
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Les religions se contredisent

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L'homme est libre

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L'homme est déterminé

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Dieu est un concept contradictoire

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L'existence humaine n'est pas à la hauteur de Dieu

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Dieu est une invention

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Dieu est une invention
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Le concept de Dieu est une invention humaine

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Le concept de Dieu est une invention humaine
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« Toutes les religions, avec leurs dieux, leurs demi-dieux, et leurs prophètes, leurs messies et leurs saints, ont été créées par la fantaisie crédule des hommes, non encore arrivés au plein développement et à la pleine possession de leurs facultés intellectuelles ; en conséquence de quoi le ciel religieux n’est autre chose qu’un mirage où l’homme, exalté par l’ignorance et la foi, retrouve sa propre image, mais agrandie et renversée, c’est-à-dire divinisée. L’histoire des religions, celle de la naissance, de la grandeur et de la décadence des dieux qui se sont succédé dans la croyance humaine, n’est donc rien que le développement de l’intelligence et de la conscience collective des hommes. À mesure que, dans leur marche historiquement progressive, ils découvraient, soit en eux-mêmes, soit dans la nature extérieure, une force, une qualité ou même un grand défaut quelconques, ils les attribuaient à leurs dieux, après les avoir exagérés, élargis outre mesure, comme le font ordinairement les enfants, par un acte de leur fantaisie religieuse. Grâce à cette modestie et à cette pieuse générosité des hommes croyants et crédules, le ciel s’est enrichi des dépouilles de la terre, et, par une conséquence nécessaire, plus le ciel devenait riche et plus l’humanité, plus la terre devenaient misérables. Une fois la divinité installée, elle fut naturellement proclamée la cause, la raison, l’arbitre et le dispensateur absolu de toutes choses : le monde ne fut plus rien, elle fut tout ; et l’homme, son vrai créateur, après l’avoir tirée du néant à son insu, s’agenouilla devant elle, l’adora et se proclama sa créature et son esclave. »
Bakounine, Dieu et l'État, 1882.

Le concept de Dieu est une création de l'évolution

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Dieu n'est que le nom de notre ignorance

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Dieu n'est que le nom de notre ignorance
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« Sans doute, il reste encore beaucoup d’inconnu, de sombre et d’incompris par nous dans l’univers ; sans doute, il s’ouvrira toujours de nouvelles lacunes dans notre savoir, à mesure que les vieilles lacunes seront comblées. Mais nous ne voyons pas de région dans laquelle il nous serait impossible de trouver l’explication des phénomènes, en nous adressant aux simples faits physiques, – ceux qui se produisent lorsque deux billes de billard se rencontrent, ou lors de la chute d’une pierre, ou bien aux faits chimiques que nous voyons autour de nous. Ces faits mécaniques nous suffisent jusqu’à présent pour expliquer toute la vie de la Nature. Nulle part ils ne nous ont fait défaut : et nous n’entrevoyons pas la probabilité de jamais découvrir une région où les faits mécaniques ne nous suffiraient plus. Rien, jusqu’à présent, ne nous en fait soupçonner l’existence. »

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Pour aller plus loin

Bibliographie

Plutôt POUR

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Plutôt CONTRE

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Ni POUR ni CONTRE

  • Leszek Kołakowski, Philosophie de la religion, Gallimard, 1985.
  • Bernard Sève, La question philosophique de l'existence de Dieu, PUF, 1994.
  • Hans Küng, Dieu existe-t-il ?, Le Seuil, 1981.

Sitographie

Plutôt POUR

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Plutôt CONTRE

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Vidéographie

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Ni POUR ni CONTRE

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Débats connexes [ modifier ]

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Vos commentaires


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Utilisateur anonyme #1

Il y a 2 mois
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Bonjour

Aux questions telle que, les fantômes, les extra-terrestres, les monstres existent-ils? pour ceux qui ni croient pas on obtient en général comme réponse «ÇA n’existe pas»

Petite différence notable pour dieu lorsque on pause la même question on obtient souvent «IL n’existe pas»
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Utilisateur anonyme #1

Il y a 2 mois
Pointage 0++

"Dieu ne permettrait pas l'existence du mal"

selon les croyances il permettrait pourtant l'existence du diable. 2 anciens potos en embrouille qui se tirerait la bourre dans nos caboches, selon les évangiles écrits par l'humain 2 siècles après leurs prophètes.

"dieu" serait un mot génerique et non un nom propre. "Dans les religions polythéistes, être supérieur doué d'un pouvoir surnaturel sur les hommes" cette définition ne garantit donc en rien que un dieu soit bon ou mauvais.

exemple:

pour un adorateur du diable, ce dernier serait son dieu.
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