Derrière la défense de la liberté des femmes à se voiler se cache un profond mépris à l'égard des populations démunies

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Citations [ modifier ]

« Derrière une prétendue tolérance qu’il faudrait avoir vis-à-vis des pressions exercées par les religieux, derrière une prétendue liberté individuelle qui devrait faire tout accepter, y compris des idées et des comportements rétrogrades, il y a un profond mépris à l’égard des populations pauvres et démunies qui doivent rester sous la tutelle de forces réactionnaires. Ces idées, ces comportements ont été exprimés sans fard par un archevêque anglais, Rowan Williams, qui affirmait que pour maintenir la cohésion sociale il fallait laisser agir les religieux, quitte, disait-il, à permettre « l’adoption de certaines parties de la charia ». Cette politique visant à renforcer le poids des autorités religieuses fut aussi celle de Sarkozy lorsqu’il fut ministre de l’Intérieur et des Cultes. »
Maud Nathan, « Voile, niqab et burqa : symboles d’oppression des femmes », Lutte ouvrière, n°2134, 27 juin 2009.
« Une partie de l’extrême gauche, dans la foulée de la mouvance islamiste et du PIR, se débarrasse donc du féminisme d’un revers de la main en introduisant la notion, relativement nouvelle, de « féminisme blanc ». Les femmes qui interviennent dans les meetings que nous avons mentionnés se disent toutes féministes, mais d’un féminisme islamo-compatible, qui consiste à dire : « Je suis une femme, donc je fais ce que je veux, et si j’ai envie de me cacher derrière un voile cela ne regarde que moi. » C’est une nouvelle variante du relativisme culturel, qui affirme depuis bien longtemps déjà que, européens et impérialistes que nous sommes, nous n’aurions pas à juger des pratiques « culturelles » des autres pays, en particulier ceux qui ont été colonisés. Nous nous sommes déjà exprimés sur le paternalisme que sous-tend cette pseudo-théorie, lorsqu’elle est défendue par des militants de gauche ou d’extrême gauche européens : le port du voile, par exemple, leur serait insupportable, à eux. Mais ils l’estiment assez bon pour des femmes musulmanes. Pourquoi ? Parce qu’ils les estiment moins évoluées qu’eux ? Non, le fait d’exciser les femmes ou de les inciter ou les forcer à vivre toute leur vie cachées aux yeux des hommes, dans une forme d’apartheid sexuel permanent, n’est pas une « pratique culturelle » au même titre qu’une danse folklorique. C’est une attaque sauvage contre la moitié de l’humanité. »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

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