Depuis la crise des années 1970, les directions syndicales mettent toute leur influence pour faire avaler aux travailleurs les sacrifices exigés par les capitalistes

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Avec le retour de la crise, les directions syndicales ont joué pleinement le rôle pour lequel la bourgeoisie leur concède des moyens et de la reconnaissance sociale. Elles ont pesé de toute leur influence pour faire avaler aux travailleurs les immenses sacrifices que la crise de l’économie capitaliste exigeait du point de vue du patronat. Elles ont démoralisé les travailleurs en soutenant sans réserve la gauche lors de ses passages dans les gouvernements ; passages au cours desquels les fermetures d’entreprises, le chômage, la précarité, l’exploitation au travail se sont accrus inexorablement ; passages au cours desquels les salaires comme les conditions d’accès à la santé ou à la retraite se sont dégradés. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

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Sous-arguments [ modifier ]

Les militants de la CGT ont démoralisé les travailleurs en les remettant à la victoire électorale de la gauche unie derrière François Mitterrand

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Les militants de la CGT ont démoralisé les travailleurs en les remettant à la victoire électorale de la gauche unie derrière François Mitterrand
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« Les militants de la CGT, comme ceux de la CFDT, furent des militants actifs de l’Union de la gauche. Pendant toutes les années 70, la seule perspective qu’ils offraient aux travailleurs, c’était de s’en remettre à la victoire électorale de la gauche, unie derrière Mitterrand. La déception fut à la hauteur des illusions. Mitterrand ne s’était pas fait élire pour « changer la vie » mais pour permettre à la bourgeoisie de continuer à engranger des profits malgré la crise. Un an après son élection, ce furent le tournant de la rigueur et le blocage des salaires. Ce furent les premiers grands plans de suppressions d’emplois. Ce fut la réhabilitation de la Bourse, la période des « nouveaux pauvres » et la naissance des « Restos du cœur » ! Toute cette politique fut menée avec la complicité du Parti communiste à qui Mitterrand avait offert quatre petits ministères. Dans les ateliers, dans les bureaux, les responsables syndicaux, se faisaient les relais de la politique du gouvernement auprès de leurs camarades. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

Durant la présidence de François Mitterrand, les directions syndicales n'ont pas cherché à mener pleinement le combat contre les fermetures d'usines et les licenciements

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Durant la présidence de François Mitterrand, les directions syndicales n'ont pas cherché à mener pleinement le combat contre les fermetures d'usines et les licenciements
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Il y eut, durant toutes ces années 80, des grèves parfois très dures. Il y eut des grèves contre les premières vagues de licenciements. Le plus souvent, les directions syndicales laissèrent les militants locaux se débrouiller seuls. Puis elles leur expliquaient que le maximum avait été obtenu, et qu’il fallait bien reprendre sur la base d’un compromis. C’est ainsi que 2000 postes furent supprimés avec l’aval du gouvernement Mauroy et du Parti communiste à l’usine automobile Talbot à Poissy en 1983-84. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.
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« Il y eut des grèves dans la sidérurgie contre la suppression de dizaines de milliers d’emplois qui mobilisèrent la population de villes entières. Les syndicats organisèrent des démonstrations de force parfois violentes. À Longwy en Lorraine, ou à Denain dans le Nord, il y eut de véritables batailles rangées entre les travailleurs et la population d’un côté, les forces de l’ordre de l’autre. Les syndicats accompagnèrent la colère des travailleurs mais c’était pour mieux la laisser s’éteindre. Ils ne cherchèrent jamais à donner à ces luttes défensives un caractère plus général. Aucun ne chercha à entraîner l’ensemble des travailleurs, ni même l’ensemble d’un secteur industriel, pour mettre tout le poids de la classe ouvrière face aux plans de licenciement décidés par les patrons. Les dirigeants syndicaux soutinrent la nationalisation de la sidérurgie qui permit aux capitalistes, les Wendel ou les Seillière, de se débarrasser d’un secteur plus assez rentable en touchant le jackpot de l’État. Et ce fut le gouvernement de gauche qui organisa les fermetures d’usines. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

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Objections

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Références

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