Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations antiféministes

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Ce livre [Les Blancs, les Juifs et nous, d'Houria Bouteldja, porte-parole du PIR] défend les idées les plus réactionnaires, à commencer par [...] une prise de position contre le féminisme, dénoncé comme une exportation blanche : « Mon corps ne m’appartient pas. Aucun magistère moral ne me fera endosser un mot d’ordre conçu par et pour des féministes blanches. […] J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam. » Bouteldja, qui dit préférer appartenir « à [sa] race et à l’islam » plutôt que de dire que son corps lui appartient, va même plus loin : « Un féminisme décolonial doit avoir comme impératif de refuser radicalement les discours et pratiques qui stigmatisent nos frères. » Elle absout ainsi d’avance les lapideurs de femmes et les exciseurs, au nom du féminisme décolonial.

On peut également mentionner le récent livre de Nargesse Bibimoune, Confidence à mon voile. On y lit par exemple : « Mon cher voile, dis-leur que tu es la preuve de ma soumission à Dieu et uniquement Lui ! Dis-leur qu’à mes yeux tu es un instrument d’émancipation face à une société qui souhaiterait me dicter ma manière d’être une femme libérée. »

[...] Marwan Muhammad signe régulièrement des communiqués communs avec Idriss Sihamedi, responsable de l’association BarakaCity, lequel, sur un plateau télé en janvier 2016, expliquait qu’il était « un musulman normal », et qu’en conséquence il « ne serre pas la main des femmes ». Récemment Marwan Muhammad, lors d’un débat, a affirmé que la polygamie ne le regardait pas, puisqu’elle était, « comme l’homosexualité, un choix de vie personnel ». »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Ces organisations ne se réduisent pas à cela

Page détaillée
Les organisations de lutte contre l'islamophobie ne sont pas toutes réactionnaires
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Des propos suffisants pour considérer ces organisations comme ennemies
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« On apprend ainsi que le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pourrait être résumé au fait que l’un de ses porte-parole, Marwan Muhammad, est un « ancien trader » qui a par le passé fait tribune commune avec un imam intégriste, signé des textes avec un dirigeant associatif conservateur et « [qu’il] a affirmé que la polygamie ne le regardait pas ». C’est tout ? C’est tout. On ne saura pas « quelles idées » le CCIF défend dans les initiatives incriminées (contre l’islamophobie ou l’état d’urgence), et l’on ne saura pas non plus [...] que cette « organisation communautariste » s’est prononcée, au printemps dernier, contre la loi Travail, et a appelé à se mobiliser contre elle. Aucune évocation, en outre, de la tribune signée en avril 2016 par celui qui était alors porte-parole du CCIF, Yasser Louati, qui fustigeait la politique antisociale de Valls et l’accusait de tenter de « voiler son bilan » par un discours stigmatisant les musulman-e-s. Aucune mention, enfin, de cet article publié sur le site du CCIF en novembre dernier, dont le titre, explicite, n’aurait pourtant pas dû échapper à Lutte ouvrière : « Le fiasco burkini : Une distraction de l’attaque contre les travailleurs de la loi Travail "El Khomri" ». »
Julien Salingue, Christine Poupin, Ugo Palheta, Selma Oumari, « Combat contre l’islamophobie : quand Lutte ouvrière inverse la hiérarchie des normes », 2 février 2017.

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Références

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Débat parent