Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations antiféministes

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pouce d'argument Cet argument est un argument CONTRE dans le débat L'extrême-gauche doit-elle lutter contre l'islamophobie ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Les leaders et les organisations de la lutte contre l'islamophobie sont réactionnaires
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations faisant du prosélytisme religieux
Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations antiféministes
Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations antisémites
Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations homophobes
Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations ennemies de la classe ouvrière
Les organisations de lutte contre l'islamophobie ne sont pas toutes réactionnaires
Les révolutionnaires peuvent faire des alliances critiques avec les organisations de lutte contre l'islamophobie
Lutte ouvrière se sert de prétextes pour ne pas lutter contre les discriminations envers les musulmans
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Présentation de l'argument

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Citations

« Ce livre [Les Blancs, les Juifs et nous, d'Houria Bouteldja, porte-parole du PIR] défend les idées les plus réactionnaires, à commencer par [...] une prise de position contre le féminisme, dénoncé comme une exportation blanche : « Mon corps ne m’appartient pas. Aucun magistère moral ne me fera endosser un mot d’ordre conçu par et pour des féministes blanches. […] J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam. » Bouteldja, qui dit préférer appartenir « à [sa] race et à l’islam » plutôt que de dire que son corps lui appartient, va même plus loin : « Un féminisme décolonial doit avoir comme impératif de refuser radicalement les discours et pratiques qui stigmatisent nos frères. » Elle absout ainsi d’avance les lapideurs de femmes et les exciseurs, au nom du féminisme décolonial.

On peut également mentionner le récent livre de Nargesse Bibimoune, Confidence à mon voile. On y lit par exemple : « Mon cher voile, dis-leur que tu es la preuve de ma soumission à Dieu et uniquement Lui ! Dis-leur qu’à mes yeux tu es un instrument d’émancipation face à une société qui souhaiterait me dicter ma manière d’être une femme libérée. »

[...] Marwan Muhammad signe régulièrement des communiqués communs avec Idriss Sihamedi, responsable de l’association BarakaCity, lequel, sur un plateau télé en janvier 2016, expliquait qu’il était « un musulman normal », et qu’en conséquence il « ne serre pas la main des femmes ». Récemment Marwan Muhammad, lors d’un débat, a affirmé que la polygamie ne le regardait pas, puisqu’elle était, « comme l’homosexualité, un choix de vie personnel ». »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

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Sous-arguments

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Objections

Ces organisations ne se réduisent pas à cela

Page détaillée
Les organisations de lutte contre l'islamophobie ne sont pas toutes réactionnaires
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« On apprend ainsi que le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pourrait être résumé au fait que l’un de ses porte-parole, Marwan Muhammad, est un « ancien trader » qui a par le passé fait tribune commune avec un imam intégriste, signé des textes avec un dirigeant associatif conservateur et « [qu’il] a affirmé que la polygamie ne le regardait pas ». C’est tout ? C’est tout. On ne saura pas « quelles idées » le CCIF défend dans les initiatives incriminées (contre l’islamophobie ou l’état d’urgence), et l’on ne saura pas non plus [...] que cette « organisation communautariste » s’est prononcée, au printemps dernier, contre la loi Travail, et a appelé à se mobiliser contre elle. Aucune évocation, en outre, de la tribune signée en avril 2016 par celui qui était alors porte-parole du CCIF, Yasser Louati, qui fustigeait la politique antisociale de Valls et l’accusait de tenter de « voiler son bilan » par un discours stigmatisant les musulman-e-s. Aucune mention, enfin, de cet article publié sur le site du CCIF en novembre dernier, dont le titre, explicite, n’aurait pourtant pas dû échapper à Lutte ouvrière : « Le fiasco burkini : Une distraction de l’attaque contre les travailleurs de la loi Travail "El Khomri" ». »
Julien Salingue, Christine Poupin, Ugo Palheta, Selma Oumari, « Combat contre l’islamophobie : quand Lutte ouvrière inverse la hiérarchie des normes », 2 février 2017.

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Références

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